Le Parti Ecologique Ivoirien



RIVIERA  :  IMPRUDENCE D’UNE MERE Un bébé de 8 mois périt dans l’incendie de la maison familiale



mercredi 13 août 2008 - Par Soir Info
 


Le grave incendie qui s’est déclaré dans un logis de fortune au quartier « Bonoumin », à la Riviéra, a eu des conséquences terribles. Vu que l’on a enregistré mort d’homme. Celle d’un bébé. Cette nuit du dimanche dernier 10 août, l’émotion est grande. Une mère qui se pâme au sol, devant une baraque totalement en feu. Les lamentations de cette malheureuse femme, sont à la mesure de la terrible douleur, qui l’étreint. Celle de la brutale séparation, d’avec sa petite fille. Bébé, qui a trouvé la mort, dans des circonstances odieuses. Les pleurs et les cris de cette mère ne manquent pas, d’arracher quelques larmes à de nombreux témoins accourus. En tout cas, même les cœurs en pierre n’ont pu résister à cette image pitoyable, de cette génitrice, qui ne peut se contenir. Même si le drame survenu, l’est en partie par sa faute. La grosse imprudence dont elle a fait preuve. De fait, expliquent les témoins, dans ce chic quartier de « Bonoumin », la baraque qu’occupent Minata Doh, une jeune malienne âgée d’une trentaine d’années et son homme, contraste avec les cossus logements dressés tout autour. Il ne peut en être autrement. Elle n’est qu’une ménagère sans rémunération bien entendu. L’homme avec lequel elle partage son quotidien n’est pas mieux loti. Il a un petit boulot, juste bon, pour les aider à survivre. Dans toute cette misère illustrée déjà, par la mansarde qu’ils occupent, ils ont tout de même une joie de vivre. Leur fillette Warina Djénéba, dont la naissance est survenue en janvier de l’année en cours. C’est la présence de cette môme, agrandissant le cercle de la famille, qui illumine le quotidien bien trop triste, de ce couple. Couple qui ne pouvait s’imaginer que sa joie de vivre ne durerait que huit petits mois. Soit de janvier, au mois d’août en cours. En effet, le dimanche 10 août dernier, selon les informations en notre possession, Minata Doh, aux alentours de 19h, veut aller s’acheter de quoi manger, à quelques mètres seulement de son domicile. Vu qu’aujourd’hui, elle ne dispose pas de moyens financiers pouvant lui permettre de faire la cuisine. Sa fille, elle, est endormie dans ses bras. Elle n’a pas envie d’effectuer la distance avec cette dernière. Alors, Minata couche sa fille dans leur baraque dépourvue d’électricité. C’est un luxe évidemment, dans cette petite famille. Alors, pour éclairer la pièce, elle allume une bougie largement entamée, qu’elle pose sur le plancher. Elle referme ensuite la porte et s’en va. A-t-elle mis du temps pour cette course ? Nos sources ne l’indiquent pas. Ce qui est par contre certain, c’est que, lorsqu’elle revient, sa baraque, est totalement transformée en un énorme brasier. Avec à l’intérieur, sa pauvre petite fille, prisonnière des gigantesques flammes. Elle pousse des cris de détresse. Des voisins accourent. Mais, il est impossible à qui que ce soit de venir à bout de ses flammes ou de pénétrer dans la baraque, pour sauver l’enfant. C’est à coup sûr, exposer sa propre vie. Là, devant des témoins impuissants, le logis crame. Une odeur de viande grillée, s’en dégage. Pas de doute, c’est l’infortuné bébé, qui brûle ainsi vivant. Vraiment terrible. La police arrivée sur les lieux, n’a fait que procéder au constat d’usage. Quand le feu baisse d’intensité enfin, au milieu des braises, on voit le corps calciné de la petite Warina Djénéba. C’est le lieu ici, d’interpeller chacun, sur l’extrême prudence à observer, dans l’utilisation des bougies, pour éclairer les maisons. Des drames similaires, étant déjà survenus, dans des circonstances, tout aussi identiques.


par Madeleine TANOU

Source : soirinfo.com

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