Le Parti Ecologique Ivoirien



BLOCAGE DES ACTIVITE ECONOMIQUES, CHERTE DE LA VIE : La grogne des populations contre le régime ivoirien



lundi 21 juillet - Par L'Inter
 


Qui commence à perdre de la vitesse, si l’on en juge par les propos hostiles tenus, depuis peu, par une frange de la population ivoirienne. De Koumassi en passant par Marcory, Treichville pour aboutir à Yopougon, pour ne citer que ces communes, des populations commencent à grogner. Le samedi dernier à Yopougon à la place Zébié, lors d’une activité patriotique, des « frontistes » assis sous les bâches ne cessaient de tourner en dérision le pouvoir ivoirien. Quand l’animateur de la cérémonie affirme que le serpent n’est pas encore mort, pour encourager les jeunes patriotes à rester en éveil, des spectateurs ont pouffé de rire. « C’est la même rengaine. Depuis qu’ils sont au pouvoir, le serpent est toujours vivant. Et pourtant les gens ont faim », ne cessaient-ils de critiquer. Pour d’autres spectateurs, les propos des patriotes n’ont nullement varié, et sont purement dépassés. « Ce sont des propos dépassés. Changez de disque. De toutes les manières, je ne voterai plus pour Laurent Gbagbo », s’est permis d’asséner un patriote, sous le regard réprobateur de certains de ses camarades, parmi lesquels d’autres ont quand même interpellé le régime en place : « A l’allure où vont les choses, ce n’est pas bon ». A Koumassi, la semaine dernière, après la rencontre de Gbagbo avec un syndicat de transporteurs, lesquels ont appelé à la reprise des activités avant des discussions, des jeunes n’ont pas hésité à traiter le pouvoir en place de roublard. « C’est un piège. On sait comment ça se passe ici. Dès qu’on va reprendre le travail, il n y aura rien », s’indignait ce groupe de jeunes. A Treichville, par petits groupes, on ne cessait de clouer au pilori le gouvernement ivoirien. Pour certains, les Refondateurs n’ont aucune pitié pour les populations. « Je suis découragé du régime ivoirien », relatait un jeune, désolé par le manque de woro-woro pour vaquer à ses occupations. Pour d’autres, c’est toujours après des dégâts qu’on prend des décisions. Hier avant l’arrivée de Gbagbo de Yamoussoukro, quand les agents commis à la sécurité ont bloqué le boulevard Giscard d’Estaing, une vague de protestations s’est échappée d’un groupe de personnes au carrefour de Koumassi. « On a faim, on veut vite rentrer chez nous et ils se permettent de tout bloquer », clame un usager, le visage grave. Pour son voisin « le régime ivoirien gagnerait à se préoccuper du bien-être des Ivoiriens, plutôt que de barrer les voies pour le passage du cortège présidentiel ». Du côté des transporteurs, on continue de maintenir la pression, espérant que des décisions idoines seront prises pour la reprise des activités économiques. Si tel n’est pas le cas, l’atmosphère sociale, déjà chargée d’électricité, risque d’exploser, sous la pression de la faim.

par DOUMBIA Y.

Source : linter-ci.com

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