Le Parti Ecologique Ivoirien



Chu de Yopougon : Le film révoltant d’une amputation



mardi 09 sept 2008 - Par Fraternité Matin
 


Oulaï Viviane

Une jeune dame de 31 ans, victime d’un accident de la circulation, estime y avoir été suivie avec peu d’intérêt par des médecins. Ses parents partagent cet avis. Plaintes et complaintes.


À 31 ans, Oulaï Viviane perd à jamais son bras gauche. Elle en a été amputée Le visage encore tuméfié en cette fin du mois d’août, cette jeune mère de deux enfants n’arrête pas de pleurer. Surtout quand on lui parle de sa progéniture dont l’aîné, Arsène n’a que  huit ans. “Je suis foutue à jamais. Je me demande comment  je vais m’occuper de mes enfants. Surtout de ma petite Davila, cinq ans, qui ne me quitte jamais”, ne cesse-t-elle de se lamenter.


Un handicap consécutif à un accident de la circulation… et selon elle “un mauvais traitement qu’elle a subi au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Yopougon”. Le drame prend source sur l’axe Dabou-Abidjan. Un accident y a eu lieu le dimanche 20 juillet 2008 à 11 heures. Oulaï Viviane est parmi les blessés sérieux que les secouristes du Samu ont transportés au Chu de Yopougon, trois heures plus tard. “Je suis restée aux urgences jusqu’à 23 heures avant d’être admise en traumatologie 1, lit 244”, se souvient Oulaï Viviane.


Le jour  de son hospitalisation, les urgentistes de service ont remis à Gba Edmond, son conjoint, un kit opératoire en vue d’une intervention de réparation et de curage le lendemain lundi 21 juillet. “J’étais optimiste pour la suite, parce que les radios effectuées à notre arrivée m’ont montré aucune fracture. Mais plutôt des bris de glaces dans la partie molle de l’avant-bras gauche”, souligne Gba Edmond.


Le kit opératoire comprenait, entre autres produits, deux poches de sang. Et c’est là que les difficultés  vont commencer. Le lundi matin, la banque de sang du Chu de Yopougon refuse de servir les deux poches de sang demandées. Au motif qu’un patient n’a droit qu’à une seule poche par jour.  La course au liquide précieux va se poursuivre au Chu de Treichville, sur recommandation du personnel soignant de Yopougon. Toujours le même refrain. “Pas deux poches de sang à un patient le même jour”. Une règle en vigueur à la banque de sang depuis des mois et connue des médecins.  Une seule poche a été servie lundi. L’intervention chirurgicale est  donc reportée au lendemain. Sous réserve de disposer de  la deuxième poche de sang.


“Mardi matin, j’étais le premier à la banque de sang du Chu de Yopougon. La dame de service m’a dit qu’il n’y a pas de problème. Seulement, il faut que j’attende sa collègue qui va la relever”, soutient Gba. A 9 heures, il se voit dire en fin de compte que le sang disponible ne correspond pas au groupe sanguin de sa femme. “C’est là que mes inquiétudes ont commencé. Je me suis retourné vers les médecins afin qu’une nouvelle ordonnance me soit établie pour aller à Treichville”, explique-t-il. La poche de sang est obtenue à Treichville à 17 heures. Après avoir fait la queue pendant des  heures. Le soulagement de Gba Edmond sera de courte durée. “De 17 heures à 20 heures, tous les médecins avaient disparu. Le docteur Koné Issouf que j’ai croisé à 20 heures m’a dit qu’il est fatigué. Il a ajouté qu’il ne pouvait plus appeler les autres”, soutient le mari de Viviane dont le bras dégageait déjà une forte odeur de chair pourrie. L’opération est reportée au mercredi.


Le mercredi, la patiente a été prise au bloc opératoire à 15 heures. Sans nouveaux examens. Elle est mise directement sous anesthésie.  Malgré la forte odeur que dégageait son bras. Deux heures plus tard, un médecin sort du bloc. Et dit aux parents: “L’opération n’a pas eu lieu. Les nerfs, du bras à la main, ne répondent plus. Nous allons attendre le réveil de  la patiente pour lui demander son avis sur l’amputation du bras, l’unique solution qui s’impose désormais”. La tristesse s’empare des parents. Personne ne croit à ce qu’il vient d’entendre. “Ce n’est pas possible. Elle bougeait toujours son bras, quand elle sentait la douleur. Ce n’est pas vrai ce que vous dites. J’étais furieux et désemparé”, avoue Gba Edmond. Son avis ne compte pas. Seule son épouse doit se prononcer. A son réveil, on lui apprend ce qui l’attend. Vivre pour le reste de sa vie avec une infirmité majeure. “Je me suis résignée à accepter. Le médecin m’a dit que je courais le risque de faire un cancer”, affirme Viviane. Qui dit n’avoir pas réalisé sur place ce qui sera désormais sa nouvelle vie. “Je ne supportais plus la douleur. Je me suis dit qu’il fallait accepter pour arrêter ma souffrance. Mais aujourd’hui, je vois que ma vie est gâchée. Je ne suis même plus capable de me passer la pommade. Je suis dépendante pour beaucoup de gestes”, déplore-t-elle.


Nouveau rendez-vous au bloc le jeudi après-midi. Oulaï Viviane en sortira avec un bras en moins. Ne prennent pas  pour autant fin ses déboires au Chu de Yopougon. En effet, les jours qui ont suivi l’intervention chirurgicale, la patiente va se sentir très mal. La douleur est devenue très intense. Et le vendredi 1er août, elle est retournée sur le billard. “Le médecin m’a dit que l’opération n’a pas réussi”, révèle-t-elle; avant d’ajouter: “Mon bras sentait la pourriture”.


Ce retour au bloc s’est fait avec un nouveau kit aux frais de sa famille. Pis, elle devait être prise le matin. Mais c’est à 18 heures que les médecins se sont présentés. Juste  pour dire : “Nous descendons maintenant. Attendez nos collègues qui montent”. C’est finalement à partir de 20 heures que la deuxième intervention a eu lieu. Opération qui réduit considérablement le bras gauche de Oulaï Viviane.


Le dernier acte qui reste est la greffe de la partie amputée. Il doit se faire à l’Institut Raoul Follereau d’Adzopé. Lieu que la patiente a rejoint depuis le 28 août dernier. Elle attend donc cette dernière étape. Mardi dernier, “elle disait espérer que cette fois-ci serait la dernière”. La mise en condition (elle est anémiée) se poursuit. En attendant l’intervention pour la greffe. Qui doit avoir lieu dans quelques jours. Mais ici, les parents de patientes se disent “satisfaits du traitement. “Les médecins sont aux bons soins des malades. L’un d’entre eux, Dr Ouattara Saydou nous a même offert des médicaments grâcieusement”, affirme Gba Edmond.


Doua Gouly


Il  faut sauver le Chu


Le Centre hospitalier universitaire de Yopougon agonise. Il a besoin d’une thérapie de choc. Le mal commence dès la prise en charge des accidentés. En effet, le service de radiologie n’est plus fonctionnel à plein temps. Tantôt ce sont les films qui manquent. Tantôt, ce sont les machines elles-mêmes qui sont défaillantes comme c’est le cas actuellement. Les patients sont obligés d’aller faire les radios dans d’autres centres de santé. Au fait, un service de traumatologie peut-il fonctionner sans service de radiologie?


Seulement deux respirateurs, pour ne pas dire un, sur six de cet hôpital dit de référence marchent. Puisque le deuxième fonctionne difficilement. Conséquence : chaque service qui devait avoir un programme journalier d’opération ne dispose que de deux jours par semaine. Même les urgences sont prises en fonction des disponibilités du bloc. Les draps pour couvrir les patients au bloc opératoire manquent. Où allons-nous avec un tel Chu? Qui risque de devenir, s’il ne l’est pas encore, un lieu de délivrance de ticket pour le cimetière.


C’est d’ailleurs à juste titre que Pr Bamba Insa déclare: “Nous sommes  frustrés de travailler dans ces conditions au Chu. En 1992  par exemple, nous avions le même plateau technique que ceux des hôpitaux européens. Mais aujourd’hui, il n’y a plus rien. Les anesthésistes sont là, les chirurgiens sont disponibles, mais ils ne peuvent pas travailler tous les jours, faute de matériel”.


Sauver le Chu de Yopougon, c’est donc sauver les milliers de malades qui y vont ou qui y séjournent. C’est aussi assurer la relève du corps médical ivoirien.


D. G.


L’incertitude commence


Oulaï Viviane et Gba Edmond, en dépit du bon traitement qu'ils disent avoir reçu à l'Institut Raoul Follereau d'Adzopé qui leur donne l'assurance d'une guérison proche, ne perdent pas de vue le retour en famille.  Les soins de Viviane leur ont déjà coûté  900 mille francs dont une bonne partie provient de dettes contractées aupès de connaissances et amis. Le couple traîne une dette de 100 mille francs envers le CHU de Yopougon. Edmond a dû signer des engagements. Qu’il doit commencer à honorer dès la fin de ce mois. A Adzopé, malgré la bonne volonté du corps médical, ils payent les médicaments et le séjour au tarif social.


Le retour à la maison ne sera pas seulement source de gaieté après la guérison de Viviane. Ils devront faire face aux charges qui les attendent. Les dettes du CHU,  à la rentrée scolaire, le loyer, les factures (eau et électricité)... La liste est longue."Je suis déboussolé. Je ne sais même plus où donner de la tête ", affirme Gba Edmond. Qui rappelle que sa femme est commerçante au marché de la Gesco. Une activité qui leur permet de joindre les deux bouts. "Désormais, je serai seul à tout supporter. Viviane ne peut plus s'adonner au commerce parce que diminuée considérablement. Mais, je sais que Dieu n'oublie pas ses enfants. Elle aurait pu mourir n'eût été la main de Dieu, le Seigneur nous donnera à manger”, se console-t-il tout de même.


Gba Edmond, faut-il le rappeler est enseignant dans une école privée.


D. G.


Les médecins déclinent toute responsabilité


Le service de traumatologie-orthopédie du Chu de Yopougon réfute les accusations de laxisme dont il est l’objet de la part des parents de Oulaï Viviane. Dr Yao Loukou, de ce service, indique que la patiente a été reçue à 13 heures 45 le 20 juillet par Dr Anzouan, l’interne de garde. Ce dernier lui  a fait les premières mesures de réanimation, puisqu’elle saignait beaucoup.


Dr Yao Loukou affirme s’être joint à 15 heures à l’équipe médicale. “Mes collègues avaient déjà fait la numération. Elle avait 8 grammes d’hémoglobines. Elle avait déjà été transfusée. Je n’ai fait que revoir la plaie et l’examiner. Et j’ai constaté que c’était un écrasement de son membre. Mais on ne percevait pas le pouls radial. Il y avait déjà une complication vasculaire”, soutient-il.


Au dire de Dr Yao Loukou, “la radiographie ne se faisant pas au Chu, on a attendu que la patiente soit stabilisée avant d’aller faire la radio à l’extérieur (...) J’ai attendu le résultat de la radio pour prescrire le kit opératoire. Et quand j’ai vu une lésion de l’os sur le cliché,  j’ai opté pour un parage au lieu d’un implant”, dit-il. Avant d’ajouter : “J’ai prescrit le kit en précisant l’urgence aux parents. C’est comme ça que j’ai donné des instructions aux brancardiers pour la faire monter en traumato 1 chambre 244. Pendant ce temps, on avait déjà fait la consultation pré-anesthésique qui allait permettre son opération le même jour aux urgences. On a prescrit deux poches de sang”. De son côté, Pr Bamba Insa précise qu’avant de faire monter un malade en hospitalisation, il faut le stabiliser. “Le délai (de 13 heures 45 à 23 heures) paraît long, mais dès qu’une personne arrive aux urgences, la prise en charge commence. Les urgences, c’est un service. Des malades peuvent y rester des jours où il y a des lits comme dans les chambres d’hospitalisation. Il faut avoir un diagnostic. Cela répond au souci de tout maîtriser dès le départ pour parer assez rapidement à une éventuelle complication. Nous l’avons donc stabilisée, fait le pansement avant de décider de sa montée en chambre”, explique-t-il.


Dr Yao Loukou révèle que le lendemain matin, lors de la visite des hospitalisés, “nous l’avons revue. Mais nous avons  remarqué que les extrémités étaient froides. Donc nous avons invité les parents à accélérer les produits contenus sur le kit pour que l’opération ait lieu rapidement. Le kit n’était toujours pas payé”.


C’est dans le courant de cette journée que le kit a été réuni. Mais sans les deux poches de sang. Qui n’ont été obtenues que l’après-midi. Les deux médecins de garde ce jour-là (Dr Koné Issouf et Dr Séry) ont fait une autre intervention qui a duré jusqu’à 20 heures. Et à leur sortie du bloc, ils ont été interpellés par les parents. “Dr Koné Issouf, selon ce qu’il m’a dit, est allé se renseigner au bloc où on lui a fait savoir qu’il n’y a pas de linge (tenue pour recouvrir les malades pendant l’intervention)”, soutient Dr Yao Loukou.


Quant à Mme Soumahoro Djénéba, sous-directeur des soins infirmiers et obstétriques, elle précise: “Nous avons une seule équipe des urgences au Chu pour tous les services de chirurgie. Donc quand un groupe a une intervention, il attend que les autres finissent d’abord. Le problème de linge   se pose régulièrement. Or sans linge, on ne peut pas opérer”.


Le mercredi matin, Oulai Viviane ne pouvait pas être prise malgré tous les produits, y compris les deux poches de sang,  réunis pour son opération. “Nous avions un programme opératoire établi auparavant. J’ai pris un autre patient avec Dr Kacou”, indique Dr Yao Loukou. Pour qui, “il se pose un autre problème criant au niveau du bloc opératoire”. Le Chu ne dispose actuellement que de deux respirateurs (les appareils pour endormir les malades). “Les urgences sont difficiles à réaliser les jours de programme opératoire. Donc on avait un programme ce jour-là. Le deuxième respiratoire était utilisé par un autre service de chirurgie”, se défend-il.


C’est finalement à 15 heures que Oulai Viviana est prise au bloc. “Nous avons fait appel à Dr Traoré Alidou, notre assistant, parce que nous nous sommes dit qu’il pouvait avoir des surprises”, rappelle Dr Yao Loukou. Qui précise: “Nous étions partis pour un parage (nettoyage de la plaie). Quand nous avons défait le bandage, nous avons constaté que le membre n’était plus viable. Nous avions donc la confirmation de ce que nous avions constaté le lundi lors de la visite. L’assistant a suggéré qu’il faut faire l’amputation”.


Comme il faut le consentement éclairé de la patiente, l’assistant a pris la responsabilité de la réveiller et d’informer ses parents et elle-même. Le lendemain, l’administration du Chu a été saisie pour remplacer les éléments du kit utilisés pour l’endormir la première fois. Et l’amputation  a eu lieu le jeudi.


Les jours qui ont suivi, l’évolution n’a pas été favorable. Le moyon s’est nécrosé (le reste du membre avait commencé à noircir et il y avait du pus). Les médecins ont posé l’indication pour une reprise. Et c’est Dr Traoré Alidou qui le 1er août a fait cette 2e intervention. Pour parer aux larges plaies au niveau de l’épaule qui nécessitaient une greffe de la peau, il a été décidé de la transférer à l’Institut Raoul Follereau d’Adzopé. Où elle séjourne depuis le 28 août dernier.


Doua Gouly


• Pr Kéita Kader ,  directeur du Chu de Yopougon


“Je suis triste pour  mon hôpital”


M. le directeur, à entendre les médecins, votre hôpital ne fonctionne pas correctement, faute d’équipements. Qu’en est-il?


Nous avons un gros problème d’investissement des ressources publiques qui se sont amenuisées avec le temps en fonction des disponibilités de l’Etat. Dans les hôpitaux, les    budgets d’investissement sont restreints. Ce n’est toujours pas facile de restaurer le plateau technique dans de pareilles conditions.


Seuls deux respirateurs sur six  marchent dans cet hôpital qui se veut une  référence. C’est incroyable!


Nous avons conscience de la situation. C’est pourquoi, nous explorons d’autres horizons. Nous venons de recevoir deux respirateurs commandés par mon prédécesseur. Ils viennent donc renforcer  les capacités des deux autres afin d’améliorer les conditions de travail dans le bloc opératoire. Mais en dehors de cela, nous sommes en train d’expérimenter d’autres procédés pour équiper notre Chu.


Lesquels?


Actuellement,  des partenariats public-privé sont en train d’être mis en place dans beaucoup de secteurs d’activité. L’Etat ne peut plus prendre en charge, à lui tout seul,  tous les investissements des hôpitaux ivoiriens. Surtout dans cette période de crise. Il faut donc susciter des partenariats avec le secteur privé. Pour compenser cet état de fait, nous sommes dans les démarches pour ce partenariat afin de restaurer notre laboratoire qui  fonctionne un peu comme un dispensaire, ne faisant que des examens de niveau primaire alors que nous sommes un hôpital de référence. Nous devons disposer d’un labo de niveau tertiaire. Il en est de même pour le bloc opératoire. 


Dans quel état d’esprit  vous trouvez-vous en tant que directeur  d’un Chu qui souffre d’un manque criant d’équipements?


Je dois dire que j’en souffre parce que j’ai un hôpital qui a toutes les compétences humaines. Peut-être même les plus grandes compétences de Côte d’Ivoire. Nous avons par exemple,  le chef du service de neurochirurgie qui est une sommité, je ne dirai pas de la Côte d’Ivoire, mais de la sous-région. Malheureusement, avec les difficultés que nous rencontrons, nous n’arrivons pas à tirer le maximum des ressources humaines dont nous disposons. C’est la même chose pour le service de traumatologie orthopédie. Nous avons des professeurs éminents qui ne peuvent pas exercer leur art.   Il en va de même pour la chirurgie digestive, la chirurgie infantile où il y a de grands spécialistes qui sont sous-utilisés faute d’équipements adéquats du bloc opératoire. Je suis un directeur triste pour son hôpital. Quand les chirurgiens ne peuvent pas opérer, il n’est pas possible de  former les jeunes médecins. Il y a un déficit en formation à tous les niveaux. C’est un grand handicap contre lequel nous sommes en train de nous battre. Je pense qu’avec l’adhésion actuelle de tout le personnel à la nouvelle politique, nous pourrons nous en sortir progressivement. Même si je ne pense pas que cela pourra résoudre définitivement les problèmes des hôpitaux qui ont trait au niveau du financement global de la santé. Nous sommes confronté à beaucoup de malades qui ne peuvent pas payer leurs soins.


Est-ce parce que vos tarifs sont trop élevés?


Nous pratiquons des tarifs sociaux que les patients n’arrivent pas malgré tout à payer tout le temps. Une réanimation en France coûte au moins un million de francs par jour. Ici cela revient à 20 mille francs et  les gens n’arrivent pas à payer. C’est d’ailleurs pour cela que nous fondons un grand espoir dans l’assurance maladie universelle.


Quels sont les services les moins équipés?


Pratiquement tous les services manquent d’équipements. Notre hôpital a 20 ans maintenant. L’essentiel des équipements datent de cette période. Mais les  services qui en souffrent le plus sont le bloc opératoire, la radiologie, etc.


Avez-vous estimé les besoins  du Chu?


Ce travail a été  plusieurs fois fait en collaboration avec le Bnetd. Pour établir le niveau des fonds pour la réhabilitation. Et l’Etat a programmé ces travaux dans le budget. Cette année, nous avons bénéficié de la réhabilitation de l’étanchéité. La climatisation centrale,  en place depuis 20 ans et  qui ne marchait pas,  a été mise en état également. Progressivement,  nous allons étendre ces actions à tous les services.


Au bout de combien d’années, aurez-vous un hôpital viable de référence?


Cela dépend du suivi financier. Si l’effort de l’année dernière est poursuivi, je pense qu’au bout de cinq ou six ans, nous aurons un hôpital de référence au vrai sens du terme.


Propos recueillis par


Doua Gouly

Source : fratmat.info

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