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  Politique / 25è sommet Afrique-France de Nice Philippe Nicolas Sarkozy répond à Laurent Gbagbo


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mardi 01 juin 2010 - Par L'Intelligent d'Abidjan


    «Oui nous avons des choses à nous dire… entre amis, dans une relation de confiance, on doit pouvoir parler de tout, sans fâcherie et sans gêne ». Tenus par Nicolas Sarkozy, lors de l’ouverture du 25è Sommet Afrique-France à Nice, ces propos sonnent comme une réponse du Président français à son homologue ivoirien.

Comme à Cannes il y a trois ans, le sommet France-Afrique qui se tient cette année à Nice, à 30 minutes de Cannes dans le sud de la France (Côte d’Azur) ne réserve pas grande surprise. Si le président ivoirien qui après avoir boudé Cannes, en 2007, alors qu’il prit part ensuite au sommet Europe-Afrique de Lisbonne la même année, n’a toujours pas digéré le comportement de la France en vers son pays dans la crise qui le secoue depuis le 19 septembre 2002, Nicolas Sarkozy, absent au moment des faits, lui, entend réparer les choses. « Le modèle des relations entre la France et l’Afrique n’est plus compris par les nouvelles générations d’Africains, comme d’ailleurs par l’opinion publique française » avait-t-il martelé le 28 février 2008 au Cap en Afrique du Sud. Au Gabon, le 24 février 2010, il prônera entre autre, la transparence, l’égalité et le respect mutuel entre la France et l’Afrique. C’est pourquoi, comme pour répondre à son homologue ivoirien, qui affirmait sur les ondes de Rfi le week end dernier, qu’il n’irait pas en France tant qu’une discussion franche ne s’est engagée entre lui et les nouvelles autorités françaises, Nicolas Sarkozy dans son discours lors de la séance d’ouverture du sommet de Nice a été on ne peut plus clair : « Oui, nous avons des choses à nous dire, et par-dessus tout nous avons des choses à faire ensemble…Ce qui fonde notre conviction, c’est la claire conscience que nos destins sont indissolublement liés. L’échec de l’Afrique serait le drame de l’Europe…La nouvelle relation franco-africaine que j’appelle de mes vœux, je la veux décomplexée… entre amis, dans une relation de confiance, on doit pouvoir parler de tout, sans fâcherie et sans gêne…Il n’y a pas d’un côté des grands pays, de l’autre des petits, mais des partenaires qui ont des intérêts à défendre, des points de vue à faire valoir, sur la base d’une relation d’égalité et tournée vers le futur.» Pour la France, ce nouveau partenariat passe par la définition de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, la paix et la sécurité en Afrique et une réponse claire à la question du climat et du développement. A cet effet, Nicolas Sarkozy s’est fait l’avocat du continent africain, pour lequel il a réclamé une place de membre permanent dans le Conseil de sécurité de l’ONU. Enfin, répondant aux africains qui se posent encore la question de l’opportunité d’un sommet France-Afrique, 50 ans après les indépendances africaines, Nicolas Sarkozy comme un amant abandonné par sa dulcinée plaide : « l’Afrique est notre avenir. La France veut être l’alliée de l’Afrique ». Avant la traditionnelle photo de famille qui a eu lieu hier à 16h dans le grand amphithéâtre de l’Acropolis, site qui accueille le 25è sommet, les représentants des Chefs d’états africains (17) ont été accueillis par M. Alain Joyandet, secrétaire d’état chargé de la Coopération et de la Francophonie, tandis que les 33 Chefs d’Etat africains présents à Nice, ont été eux accueillis par le président français en personne. Deux allocutions, celle du président français, Nicolas Sarkozy et celle d’Hosni Moubarak de l’Egypte ainsi que deux huis-clos, l’un portant sur la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale et l’autre sur le renforcement de la paix et la sécurité, ont sanctionné ce premier jour du sommet. En marge de ces travaux, les ministres en charge de l’Economie , les chefs d’entreprises et les représentants des syndicats ont animé cinq ateliers de travail sur : comment aider les Etats africains à renforcer leurs dispositifs juridiques pour favoriser les affaires, comment faciliter l’accès des entreprises aux financements, la construction et le renforcement de la compétitivité des entreprises africaines (le rôle de la formation professionnelle), quelles sources d’énergie pour l’Afrique de demain et enfin, la responsabilité sociale et environnementale des entreprises : une démarche gagnant-gagnant. Six patrons ivoiriens ont pris part à ces travaux, dont MM. Jean Louis-Billon (CCI), Mathieu Moroko (Pétroivoire), Jean Kakou Diagou (Confédération patronale), Jean Désiré Biley (Fédération nationale des industries et services) et Germain Ollo (ingénieurs conseils en infrastructures). Le dernier jour (aujourd’hui) de ce 25è sommet Afrique-France sera consacré à un dernier huis-clos sur le climat et le développement suivi d’une réunion sur le co-développement et enfin la traditionnelle conférence de presse du président français.

Kouhon,envoyé spécial à Nice


Source : ivorian.net

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