Le Parti Ecologique Ivoirien



59 soldats ivoiriens au pèlerinage de Lourdes : Un cierge de 125 kg pour la paix



mardi 03 juin 2008 - Par Ivorian.net


25000 soldats de 46 Etats ont été invités à être les ambassadeurs de la paix par le président du 50e rassemblement annuel des militaires, le cardinal Schönborn.
La météo avait prévenu et ça n’a pas loupé. C’est par mauvais temps que la messe internationale, clôture du 50e pèlerinage militaire international (PMI, 22 au 25 mai), s’est déroulée ce dimanche 25 mai, aux sanctuaires de Lourdes (France) en présence de diverses personnalités dont les Présidents de la République d’Irlande, S.E. Mme Mc Aleese, et du Monténégro, M. Vujanovic, les ministres de l’Intérieur français, Michèle Alliot-Marie, et de la Défense ivoirien, Michel Amani N’Guessan. Malgré un vent glacial et une pluie incessante, signe de la «bénédiction divine», selon le cardinal Christoph Schönborn, dominicain et archevêque de Vienne (Autriche) qui a présidé ce 50e PMI, la cour était noire de militaires impeccablement habillés en grande tenue et debout, trempés (parce que la plupart n’avaient ni imperméables ni parapluie) et impassibles (parce que “la pluie n’est pas un obstacle pour le militaire”, selon le commissaire Zogbo Guy Anselme du commissariat d’Adzopé).

L’occasion était donc solennelle pour inviter les militaires du monde entier à être des “combattants de la paix et de la justice”. “Votre mission, c’est de défendre la vie et de lutter contre l’injustice. Nous avons besoin de vous et de votre engagement en faveur de la paix. Soldats, vous devez être les combattants de la paix et de la justice”, a affirmé l’archevêque de Vienne. “Soyez les défenseurs des droits humains partout où ils sont bafoués”, a ajouté Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi-France. “Qui mieux qu’un  soldat sait le malheur de la guerre et le prix de la paix?”, interpellait l’évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Jacques Perrier, pour justifier le thème de ce cinquantenaire: “Paix aux hommes que Dieu aime”.

Le pape Benoît XVI, de son côté, a adressé sa “bénédiction apostolique” aux militaires de ce 50e PMI. “Que Dieu protège votre service en faveur de la paix”, a-t-il écrit. Surtout qu’avant la procession eucharistique lors de la journée d’ouverture, le 23 mai, le père Jean-Louis Théron, aumônier de l’école militaire à Paris et directeur dudit pèlerinage, a été formel: “Le 50e pèlerinage n’est pas une fin en soi. C’est un tremplin pour les cinquante années à venir. Un véritable défi”. C’est pour cette raison qu’après la lecture de la prière de Saint François d’Assise –”Là où est la haine, que je mette l’amour”- le père Théron a demandé aux pèlerins de “porter la paix sur les places, à tous les hommes”, lors de la prière interreligieuse.

Dans cette ferveur religieuse qui s’inscrivait dans la démarche jubilaire des sanctuaires, les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI) ont tenu à jouer leur partition pour le retour définitif de la paix dans notre pays. La délégation de 59 membres conduite par le général Georges Guiai Bi Poin, commandant du Centre de commandement des opérations de sécurité (CeCOS), a sorti le grand jeu pour solliciter, au cours de ce rassemblement, “les grâces dont notre pays a besoin pour se remettre définitivement de ses meurtrissures”, selon le prospectus élaboré à l’occasion de cet événement, par le comité de pilotage du PMI, section Côte d’Ivoire.

Dès son arrivée ce mardi 20 mai en début d’après-midi, après un voyage assez harassant d’environ dix heures en avion (Abidjan – Toulouse avec escales à Monrovia et Bruxelles) et en voiture (Toulouse – Lourdes) et d’environ quatre heures de transit, la délégation ivoirienne a eu à peine le temps de prendre ses quartiers dans un hôtel de l’avenue Dominique Peyramale qu’elle a pris la route de la grotte de Massabielle (vieux rocher en bigourdan, langue locale), au bord du Gave. C’est ici qu’entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge Marie est apparue, à 18 reprises, à Bernadette Soubirous devenue Sainte Bernadette après sa canonisation le 8 décembre 1933 par le pape Pie XI.

La délégation ivoirienne, en tenue d’apparat, a signé, dans la ferveur religieuse, son arrivée à Lourdes. Avec la fanfare de la gendarmerie nationale qui, pour sa première participation au PMI et tout au long de la route menant au sanctuaire, a créé une ambiance de fête populaire, arrachant applaudissements nourris et flashes des photographes. Avec un cierge de 125 kg (certainement le plus gros de la grotte durant ce PMI), portant l’écriteau, en signe de profession de foi: “Désarmons nos cœurs et que la paix revienne définitivement dans notre beau pays”.

Pour atteindre cet objectif qui mobilise toutes les énergies au double plan politique et spirituel, quatre messes célébrées soit à la Basilique supérieure, soit aux chapelles Saint Patrick et Saint Jean-Marie Vianney, sous la conduite de l’aumônier auprès des armées ivoiriennes, l’abbé Pierre-Noël Niava, ont insisté pour dénoncer l’orgueil, la jalousie et la convoitise qui font beaucoup de torts à tout le monde et à notre pays. A cet effet, le texte de la lettre de Jacques, chapitre 4 versets 1 à 2, lu à la célébration du 20 mai n’a laissé personne indifférent: “Frères, d’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous? N’est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez. Vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre”.

Le ministre de la Défense, Michel Amani N’Guessan, a été un témoin privilégié de l’événement. Depuis mai 2002 – date de la première participation des FDS-CI au PMI (quatre mois avant le déclenchement de la rébellion armée) - c’était la première fois qu’une si haute personnalité de l’Etat de Côte d’Ivoire effectuait le déplacement. Arrivé vendredi 23 mai aux environs de 17h50 (heure locale, soit 15h50 GMT) à Lourdes, il a été, tout naturellement, accueilli en grande pompe et dans une ambiance de carnaval par la délégation ivoirienne, au son de la fanfare de la gendarmerie nationale.

Pour l’histoire, c’est la présence fortuite à la grotte de Massabielle, un même jour de 1944, en pleine deuxième guerre mondiale donc, de militaires des forces françaises libres et de soldats soviétiques, qui a été le signe fondateur du PMI. Au départ régional et national, le pèlerinage militaire deviendra véritablement international en 1958. La volonté d’en faire un grand rassemblement annuel et unique des militaires catholiques du monde entier est née de l’amitié entre deux prêtres: le père français André Besombes, aumônier des prisonniers de guerre qui était chargé d’organiser le pèlerinage militaire national, et le père allemand Ludwig Steger, prêtre du diocèse de Rottenburg. Soldat, prisonnier de guerre, il avait pris part au pèlerinage français de 1947, discrètement.

Les 14, 15 et 16 juin 1958 correspondent au premier rassemblement pour la réconciliation de deux peuples ennemis et au rapprochement de deux armées belligérantes avec la venue à Lourdes de la Bundeswehr, l’armée allemande. Voulu par le maréchal français Juin, ce premier pèlerinage militaire international précéda la célèbre rencontre, les 14 et 15 septembre 1958, entre le général Charles de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer, qui scellera politiquement les retrouvailles fraternelles entre la France et l’Allemagne. Au fil des années, d’autres pays ont rejoint les premiers participants pour faire de notre monde une terre de paix et de fraternité. Cette année, il y a eu 46 Etats présents auxquels s’est ajoutée la force pour le Kosovo (en abrégé KFOR, force multinationale mise en œuvre par l’OTAN dans la province serbe du Kosovo), qui ont mobilisé 25.000 pèlerins. Un record ponctué par des conférences, des ateliers, des rencontres, des concerts et des prières au “Village des artisans de la paix” installé au centre de la cité mariale.

 

Ferro M. Bally

Envoyé spécial à Lourdes

 

Option : Paix armée

Les pères Besombes et Steger doivent ressentir, de l’au-delà où ils se trouvent, une satisfaction tout à fait mitigée. Leur idée de rassemblement des armées, dans la dévotion de la Vierge Marie, a prospéré. Au-delà de l’Allemagne et de la France qui fument désormais le calumet de la paix, de nombreux autres pays, faisant fi de leurs appartenances idéologiques, ont adhéré à leur initiative révolutionnaire. Ainsi, chaque année et dans la ferveur religieuse, les pèlerins militaires – qui ne se privent pas de sympathiser en tant qu’ambassadeurs de la paix - sont de plus en plus nombreux, en provenance du monde entier.

Malheureusement, ce succès populaire est terni, chaque jour, par les dures et tristes réalités du terrain. Aujourd’hui, c’est vrai, l’hypothèse d’une troisième guerre mondiale est définitivement à écarter. Aucune puissance militaire ou nucléaire ne peut se hasarder à entreprendre un tel acte sans prendre le risque de sonner le glas du monde entier en raison des armes de destruction massives en présence. Ainsi, Russes et Américains, par exemple, se contentent-ils seulement de passes d’armes et de menaces, sans plus. 

Toutefois cinquante ans après la prouesse des deux prêtres (français et allemand) de réconcilier deux peuples et deux armées à couteaux tirés, les militaires viennent, chaque année plus nombreux à Lourdes, sans avoir les moyens de garantir la paix totale et définitive dans le monde. Parce que, et c’est l’adage qui le dit, “Qui veut la paix prépare la guerre”. Cette paix armée est à plusieurs facettes et explique l’instabilité chronique qui ne cesse de secouer aujourd’hui nombre de pays sous-développés: elle est économique, politique ou géostratégique.

Pour ce faire, des puissances entretiennent des troubles dans certains pays, suscitent des rébellions ou encore interviennent militairement  dans d’autres pour renverser ou mettre au pas des régimes à l’effet d’imposer leur pax. Elles s’appuient, dans leurs manœuvres, sur des soldats dont certains ont effectué le pèlerinage militaire de Lourdes et qui ne peuvent qu’exécuter les ordres politiques de leurs hiérarchies.

Le monde de paix débarrassé des conflits est donc à bâtir. Cela explique qu’aujourd’hui encore, plus de 10 mille Casques bleus sont répartis dans le monde, à la recherche de la vraie et insaisissable paix dans nos contrées gagnées par des crises interminables. Cinquante ans après la pose de leur première pierre d’amour et de fraternité entre les peuples, le rêve des pères Besombes et Steger ne s’est pas encore réalisé. Et il n’est pas sûr qu’il le sera sur cette terre des hommes et des femmes gagnés par la jalousie, la convoitise et l’orgueil.

Par Ferro M. Bally

 

La délégation ivoirienne fait sensation

Les pèlerins ivoiriens ont regagné la Côte d’Ivoire le 26 mai dernier, la tête haute, avec le sentiment du devoir accompli, spirituellement et professionnellement. Le général Guiai Bi, chef de la délégation, n’a donc pas boudé son plaisir et sa satisfaction. “Les pèlerins ivoiriens ont un comportement remarquable. Nous ferons en sorte d’être les dignes ambassadeurs de notre pays comme vous l’avez demandé avant notre départ du pays”, a-t-il expliqué au ministre de la Défense pour le rassurer, dès son arrivée à Lourdes, le 23 mai.

“C’est tout à l’honneur de la Côte d’Ivoire. Je suis content d’être avec vous”, s’est félicité, à son tour, Michel Amani N’Guessan qui s’est engagé à faire du pèlerinage militaire dans la cité mariale une affaire institutionnelle. Sur sa lancée, il a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS-CI). “Le pays compte sur vous. Que serait devenue la Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002 sans vous? Vous êtes un corps particulier et nous devons vous prendre comme la prunelle de nos yeux”, a poursuivi M. Amani. Avant de conclure: “La nation aura le droit d’être fiers de vous. Continuez sur votre lancée pour que Dieu comprenne nos prières et les exauce et que plus jamais on ne vous envoie au front pour exposer vos vies et vos poitrines.”

Comme l’a déclaré le ministre de la Défense, la nation a le droit d’être fière de ses soldats envoyés au front de la dévotion mariale. Car les autorités et les responsables de l’encadrement des pèlerins ivoiriens n’auront pas prêché dans le désert. Il y a eu, sans doute, des dysfonctionnements inhérents à toute entreprise humaine au point que les pèlerins ont été parfois tiraillés entre des mots d’ordre contradictoires. Mais ces ratés qui n’ont pas rejailli sur la cohésion du groupe, ont été, en définitive, des épiphénomènes à côté du formidable succès remporté par la délégation ivoirienne.

Les Ivoiriens auront, en effet, fait sensation au cours de ce 50e pèlerinage militaire internationale qui a coïncidé avec le jubilé des 150 ans des Apparitions de la Vierge Marie. C’est pour cette raison que le comité de pilotage du PMI, section Côte d’Ivoire présidé par le colonel-major Guié Globo a bataillé ferme pour obtenir une participation honorable de notre pays. Au niveau africain, la Côte d’Ivoire, bien que sortant de crise armée, a eu la plus forte délégation. Ce n’est pas tout. La fanfare de la gendarmerie nationale, pour sa première participation, aura plus que tiré son épingle du jeu. Ses (seulement) dix éléments ont réussi le pari de séduire, à toutes les cérémonies organisées à Lourdes, l’assistance et le grand public. Aussi, à l’occasion de la rencontre entre les personnalités, le 25 mai, le ministre ivoirien de la Défense a-t-il été publiquement félicité par ses pairs. “La musique de la gendarmerie, le porte-drapeau et sa garde ont été exceptionnels”, a applaudi, à la réunion bilan, le général Guiai Bi, qui a promis d’entreprendre toutes les démarches nécessaires pour obtenir désormais la participation d’une des fanfares des FDS-CI à chaque pèlerinage.

“Nous avons passé une excellente semaine ensemble”, s’est épanché le chef de la délégation pour donner son quitus aux pèlerins et saluer leur présence inoubliable à ce 50e anniversaire du PMI. Cerise sur le gâteau. Non seulement, à l’initiative du père Théron, la fanfare de la gendarmerie a été désignée pour animer, le soir du 24 mai, la veillée  internationale à la Basilique souterraine baptisée Pie X, mais ce sont deux officiers ivoiriens, les lieutenants Nanguy Guy Patrice des Douanes et Goh Bétro Serges des Eaux et Forêts, qui ont porté les jarres d’eau ayant servi  au baptême et à la confirmation d’une soixantaine de pèlerins, au cours de cette célébration. “Nous avons eu la chair de poule et des frissons. C’était émouvant”, a commenté le commandant Kokola Tchimou, membre de l’encadrement. “Le pèlerinage militaire ouvre les cœurs à l’universalité et à la nécessaire solidarité entre les peuples”, résumait, pour expliquer son initiative, le directeur du PMI et ancien curé de la paroisse Sainte Anne d’Abidjan Port-Bouët. Ce dernier, “après plusieurs années heureuses à la tête du PMI”, retourne en Afrique pour “servir l’Eglise au Bénin”.

 

F. M. Bally

Envoyé spécial

 

Focus : Deuxième après le Vatican et Paris

En cette fin de matinée du samedi 23 mai, Mme Z. Marguerite, ne sait plus à quel saint se vouer. Venue, depuis la veille, pour essayer de trouver une chambre d’hôtel à un de nos compatriotes en provenance d’Angleterre, elle cherche, en vain. Les réceptionnistes de l’hôtel où elle est descendue et qu’elle a sollicités, de guerre lasse, pour l’aider à obtenir satisfaction chez leurs collègues, ont jeté l’éponge. Lourdes, pleine comme un œuf, refuse du monde en ce 50e anniversaire du pèlerinage militaire international (PMI).

Le problème est d’autant plus complexe que 2008 est aussi le jubilé du 150e anniversaire des Apparitions ou de l’appel de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Lourdes, hier petit bourg, doit une fière chandelle à cette fille pauvre, née le 7 janvier 1844 dans une famille modeste, dont la vie simple toute tournée vers Dieu a transformé son destin. C’est à Bernadette qu’est apparue 18 fois, entre le 11 février et le 16 juillet 1858, Notre Dame de Lourdes. Au milieu des intimidations des autorités de la ville (commissaire de police et juge) qui menacèrent de l’emprisonner, de l’incrédulité du curé de Lourdes, l’abbé Peyramale, qui cria au blasphème, et de l’hostilité des populations qui, la traitant de folle, lui infligèrent des mauvais traitements.

Mais, Bernadette ne renonça pas à répondre à l’appel de “la demoiselle”, “l’Immaculée Conception”, et à faire ses “commissions” au curé: construction d’une chapelle, la venue en procession. Morte le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans, son corps, mystérieusement conservé, est placé dans un cercueil de verre que l’on peut voir dans la chapelle du couvent de la ville de Nevers, capitale de la Nièvre, située au cœur de la Bourgogne, à 232 km de Paris. C’est dans cette ville que, devenue religieuse à 22 ans, elle consacra le reste de sa vie à soigner les malades, tout en priant pour les pécheurs. Elle est devenue Sainte Bernadette le 8 décembre 1933, jour de la fête de l’Immaculée Conception. Sa fête est célébrée chaque année le 18 février.

Jusqu’au 31 décembre de cette année, visiteurs, pèlerins et curieux vont vivre l’anniversaire de ce grand événement spirituel qui a fait de Lourdes la cité mariale. La ville pourrait pulvériser le nombre de 5 millions de visiteurs qu’elle accueille annuellement. Car, le pèlerinage est devenu un phénomène de masse. Et devant la grotte, l’émotion est à son comble: pèlerins et visiteurs se recueillent et défilent pieusement devant la statue de la Vierge Marie, avant de recueillir l’eau bénite. En outre, la situation géographique de Lourdes, au pied des montagnes, en fait également un point de départ idéal des excursions vers les Pyrénées.

Les 245 hôtels - pour un nombre total de 14.830 chambres - qui la placent au deuxième rang des villes hôtelières de France après Paris, et les nombreux campings s’avèrent donc largement insuffisants. Aussi, pour résoudre la crise de l’hébergement, se développe-t-il, de plus en plus, les auberges de jeunesse, les locations meublées et des gîtes qui sont des sortes de cantines.

“Lourdes est située en France, mais elle est la ville du monde entier”, faisait remarquer un soldat des forces françaises devant la grotte. Les activités touristiques et spirituelles y sont intenses. Dans les hôtels, ce sont d’incessants mouvements de balancier. Les réceptifs se vident de leurs occupants en même temps que de nouveaux arrivants, plus nombreux, s’installent. Le personnel ne chôme jamais. Aux sanctuaires qui grouillent de monde, c’est le même spectacle de débordement. A la grotte de Massabielle, aux piscines, dans les Basiliques ou les chapelles, les prêtres sont au four et au moulin pour accueillir une foule compacte de malades en quête de guérison et de pèlerins, surtout du troisième âge.

Notre Dame de Lourdes avait demandé une seule chapelle. Les sanctuaires comptent aujourd’hui trois Basiliques qui ne désemplissent pas: la Basilique de l’Immaculée Conception qui comprend deux parties (la Crypte et la Basilique supérieure), la Basilique Notre Dame du Rosaire et la Basilique souterraine dédiée au pape Pie X, qui comporte 2.500 places. Il y a également une quarantaine de chapelles ou églises où l’on peut célébrer l’eucharistie. Après le Vatican, Lourdes est le diocèse le plus riche au monde.

“Ville du monde entier”, Lourdes est naturellement polyglotte. Les commerces, les prières, les discussions se font indifféremment dans les principales langues occidentales (français, allemand, espagnol, italien, néerlandais ou anglais). Mais, il n’est pas rare d’entendre le grec, le tamoul, le malgache, le croate, le russe et toutes les autres langues du monde. Résultat, nul ne perd son latin dans cette cité mariale d’environ 16 mille habitants. Lourdes, centre international de pèlerinage et plaque tournante du tourisme, est située au sud-ouest du département des Hautes Pyrénées à 180 km de Toulouse, 822 km de Paris, 250 km de Bordeaux et 50 km de la frontière espagnole.

F. M. B.

 

Repères

DONS. Le ministre de la Défense ne s’est pas contenté de participer activement au pèlerinage militaire, aux côtés des éléments des FDS-CI. A la messe de samedi à la chapelle Saint Patrick consacrée à la Côte d’Ivoire, il a, avant de quitter Lourdes dimanche, en fin de matinée, en compagnie de son épouse, offert, à chaque pèlerin, un cadeau, un souvenir de la cité mariale. 

ELECTION. Le capitaine Yéboua Jules de la gendarmerie nationale a été élu président de la 7e promotion des pèlerins militaires ivoiriens, baptisée “Promotion jubilé”, pour une durée indéterminée. Son vice-président n’est autre que le sergent-chef de police Kassi Komenan Sylvain, adjudant de compagnie de ce pèlerinage et candidat malheureux au poste de président. 

PARTICIPATION. Vingt-cinq mille militaires ressortissants de 46 Etats du monde entier ont participé à ce 50e PMI. Au nombre desquels six pays africains: Bénin, Burundi, Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Madagascar et Sénégal. La plus forte délégation, au niveau du continent, était ivoirienne avec 59 membres.

AUMONERIE. L’abbé Pierre-Noël Niava a profité de la présence du ministre de la Défense à la messe consacrée à la Côte d’Ivoire pour formuler un vœu: la nomination d’un évêque à l’aumônerie militaire. Compte tenu de la présence de plus en plus remarquée des délégations ivoiriennes à Lourdes, le père Noël estime que notre pays mérite un évêque auprès des armées. En Afrique, seul le Kenya, qui a brillé par son absence à cette cérémonie, a un tel évêque




Source : ivorian.net

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