Le Parti Ecologique Ivoirien



SEM André Janier  à l'ouverture du Salon de la sous-traitance :
“La France ne néglige pas la Côte d'Ivoire”



mercredi 15 octobre 2008 - Par Nord Sud
 


Hier à l'ouverture de la deuxième édition du Salon international de sous-traitance et partenariat, l'ambassadeur de France est revenu sur les relations économiques et commerciales entre la Côte d'Ivoire et son pays.

L'ancienne colonie demeure le partenaire privilégié de la Côte d'Ivoire. Malgré les périodes difficiles qui ont divisé  les deux pays, Paris reste le premier partenaire par excellence d'Abidjan. SEM André Janier, ambassadeur de la République française a profité hier au Palais de la culture à l'ouverture de la deuxième édition du Salon international de sous-traitance et partenariat (Step 2008), pour revenir sur les liens étroits et stratégiques qui lient les deux nations. Il a prétexté de la présence de plusieurs entreprises françaises pour mettre le pied dans le plat.  «Ce deuxième salon constitue à ma connaissance la plus importante manifestation professionnelle à dimension internationale  organisée en Côte d'Ivoire depuis une décennie. Le salon réunit une centaine d'exposants. Un quart   d'entre eux viennent de France»,   s'est réjoui le diplomate estimant que les exposants de l’ancienne puissance coloniale au salon constituent la délégation la plus nombreuse après celle du pays hôte. A l'en croire  ces   “25 entreprises françaises  représentent un éventail complet d'activité allant de la fabrication à l'ingénierie et  au service,  à la chaudière à la tuyauterie, au matériel agroalimentaire et pharmaceutique, a l’équipement électrique, … «Qui osera dire que la France néglige la Côte d'Ivoire ou hésite à lui venir en aide? Car nous savons parfaitement en France que la Côte d'Ivoire représente par sa présence économique et malgré la crise, un point d'ancrage irremplaçable de l'ordre industriel dans toute la sous-région et au-delà», a argumenté André Janier. Son pays, poursuit-il,  possède une place prééminente en Côte d'Ivoire par le biais d'une forte implantation dans le tissu économique avec la présence sur le terrain de 600 entreprises, filiales de grands groupes ou de PME françaises qui contribuent à hauteur de 30% au produit intérieur brut ivoirien et à près de la moitié de l'impôt. «Son premier client et son deuxième fournisseur contrairement à bien des idées reçues, la France achète plus à la Côte d'Ivoire qu'elle ne lui vend», a insisté le représentant de l'Elysée à Abidjan. Une réponse ouverte à ceux qui pensent que le quai d'Orsay est l'ennemi numéro Un de la Côte d'Ivoire.  A l'en croire, la Côte d'Ivoire se positionne comme le premier partenaire africain de la France au sein de la zone franc avant le Sénégal, le Cameroun ou le Gabon par exemple et comme son quatrième  partenaire sur le continent au Sud du Sahara après le Nigéria, l'Afrique du Sud et l'Angola. Elle occupera, selon lui, la première place dans les toutes prochaines années après  l'ère pétrolière. «Je voulais profiter de l'heureuse occasion pour rappeler à vous autres professionnels qui savez déjà mais que l'on cache parfois à l'opinion publique ivoirienne. En dépit des péripéties de ces dernières années, la France reste le premier partenaire économique et commercial de la Côte d'Ivoire, le premier investisseur aussi, c'est important en période de récession mondiale», a renchéri André Janier.

La France, premier investisseur en Côte d’Ivoire

Pour l'ambassadeur, cette situation n'est pas due seulement au sentiment philanthropique des entrepreneurs français. «Mais il y a quand même un peu de cela que l'on ne retrouve pas chez tous les autres partenaires de la Côte d'Ivoire. S'ils vous sont restés fidèles malgré les épreuves, qu'ils ont résisté à ceux qui souhaitaient les voir quitter la Côte d'Ivoire, c'est aussi parce que ces entrepreneurs français aiment sincèrement votre pays et qu'ils sont disposés à consentir certains efforts pour l'aider. C'est toujours dans les moments difficiles que l'on reconnaît ses vrais amis», a-t-il lâché devant les nombreux invités. Pour Jean  Baptiste Amichia, président de la Bourse de sous-traitance de Côte d'Ivoire (Bstp-ci, initiatrice du Step) cette stratégie dépasse la vision classique des gains de productivité par la limitation du gaspillage. «En collaborant avec les sous-traitants il est possible de les rendre plus efficients et ainsi de pouvoir disposer de produits et services au meilleur rapport qualité-prix», a affirmé le Pca.  De ce point de vue, la sous-traitance permet le développement de la production et de l'emploi, d'améliorer la compétitivité internationale et de promouvoir l'exportation des produits manufacturés, etc. Le programme de la Bstp assure la liaison avec une soixante de bourses de sous-traitance dans plus de 30 pays dans le monde sur la base d'une approche et d'une méthodologie normalisée. Les activités de base se résument donc à la collecte, l'analyse et le recyclage des informations et à les classer de manière à être accessibles sur les capacités et les moyens de production des entreprises industrielles. Au dire de  Jean  Baptiste Amichia, ce salon vise au renforcement de la coopération avec la commission européenne pour le développement d'un tissu industriel et la collecte des statistiques pour améliorer l'impact de la sous-traitance pour l'activité économique nationale et internationale. Il s'agit d'aboutir également à la mise en place d'une charte nationale et régionale. Le directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, Ahoutou Koffi Emmanuel, représentant le chef de l'Etat, a félicité les initiateurs du Step 2008. Cet évènement, a-t-il indiqué, s'inscrit dans la dynamique de la reprise économique avec une place centrale et un rôle majeur pour les entreprises nationales. «La sous-traitance constitue les modalités majeures d'une reprise inclusive devant permettre de mieux valoriser les potentialités  économiques nationales», a estimé  Ahoutou Koffi.

Cissé Cheick Ely



Source : presse/nordsud.htm

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