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Photo Alcide Djédjé, représentant permanent de la Côte d'Ivoire auprès de l'ONUProrogation des sanctions contre Blé Goudé, Djué et Fofié : Alcide Djédjé “POURQUOI CET ACHARNEMENT?”

Dernière mise à jour : 23 Oct 2007 - 00:01 GMT
 
Photo Alcide Djédjé, Représentant permanent de la Côte d'Ivoire auprès de l'ONU
Alcide Djédjé, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’ONU.
Le Représentant permanent de la Côte d’Ivoire s’est adressé au Conseil de sécurité, hier, à New York. Il faut se rappeler qu’en 2004, l’idée des sanctions contre la Côte d’Ivoire est partie de l’Union africaine. Aujourd’hui, la CEDEAO et cette même Union africaine demandent la levée de ces sanctions. Pourquoi la France s’acharne-t-elle donc sur la Côte d’Ivoire et certains de ses acteurs politiques ? L’objectif est-il de les punir ? Si c’était le cas, alors, l’on se trouverait dans un cas d’entorse à l’esprit et à la lettre de la Charte». Le Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations unies n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer, hier, la manière dont le dossier ivoirien, notamment la question des sanctions, est traitée par l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et la France. De fait, Alcide Djédjé a profité d’un débat sur la situation dans son pays, qui a lieu au siège de l’ONU, à l’occasion du 14ème rapport du Secrétaire général, pour crier sa colère. Selon des sources bien introduites, à la fin du débat où sont intervenus notamment Abou Moussa (Chef de l’ONUCI par intérim) et Bassolé…(ministre burkinabé des Affaires étrangères), la France a demandé à rédiger un communiqué de presse qui devait être endossé par le Conseil de sécurité. Or, pour le mois d’octobre, c’est le Ghana, à travers son Représentant, Leslie Kojo Christain, qui préside le Conseil. C’est donc à lui que revenait la tâche de rédiger un tel communiqué, selon les règles de l’ONU. C’est donc cet «activisme de la France», qui a poussé le Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’ONU à sortir ses gongs.
Le diplomate ivoirien s’est appuyé sur le point 6.4 de l’Accord politique de Ouagadougou signé le 4 mars, pour s’étonner que l’ONU n’ait pas encore levé les sanctions contre Charles Blé Goudé, Fofié Kouakou et Eugène Djué, d’une part. D’autre part, il a fait référence au point 6.1.2 de ce même Accord pour s’indigner que la communauté internationale traîne les pieds à suivre l’Union africaine et la CEDEAO dans leur recommandation d’autoriser la Côte d’Ivoire à importer les armements légers nécessaires au maintien de l’ordre et de la sécurité publique. «Près de huit mois après la signature de l’Accord de Ouagadougou, s’est-il plaint, aucune de ces mesures d’accompagnement, à la charge des Nations unies, n’a été exécutée».
Il n’en fallait pas plus pour qu’il dénonce et condamne «un projet de résolution anachronique demandant la prorogation des sanctions pour une année supplémentaire» qui circule en ce moment dans les couloirs de la maison de verre. «Si le but recherché par l’imposition des sanctions était de parvenir à la réconciliation et à la fin de la guerre, s’est-il énervé, pourquoi les maintenir aujourd’hui ? Existe-t-il un autre objectif que veut atteindre l’ONU en maintenant ces sanctions alors que le contexte de l’année 2007 est totalement différent de celui de 2004, date à la quelle a été votée la résolution 1572 ? Comment peut-on reprendre, en octobre 2007, le contenu et le ton de la résolution 1643 votée en décembre 2005 ?». Non sans marteler que la guerre est finie en Côte d’Ivoire. A preuve, a argumenté le diplomate, «ceux qui faisaient la guerre hier sont les meilleurs amis aujourd’hui. Le Premier ministre Guillaume Soro était, il y a deux jours, le samedi 20, l’invité de Charles Blé Goudé dans la région natale du Président Laurent Gbagbo».
Alcide Djédjé a profité de cette tribune pour soutenir le Président Alpha Oumar Konaré (Ndlr : président de la Commission de l’Union africaine) qui, le 25 septembre, au siège de l’ONU, plaidait pour que les partenaires de l’Afrique laissent les Africains gérer leurs affaires internes. «La paix en Côte d’Ivoire est venue des fils et des filles de Côte d’Ivoire avec la facilitation d’un Chef d’Etat de la sous-région-Ouest africaine et le soutien de l’Afrique», s’est-il réjoui. Et de souligner : «Le Conseil de sécurité comprend trois membres africains. Pourquoi ne pas leur laisser l’initiative des projets de résolution sur la Côte d’Ivoire ?» Le chef de la délégation ivoirienne à l’ONU a également mis à profit cette adresse pour accuser l’ONUCI de travailler sur «des allégations colportées çà et là» en lieu et place de «faits précis, vérifiables par tous». Aussi a-t-il invité les fonctionnaires de l’ONU en Côte d’Ivoire, notamment la division des droits de l’Homme, à faire preuve de rigueur dans leur travail.

P. Soro


Source : fratmat.info



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