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Economie ivoirienne : LA MONTÉE EN PUISSANCE DU PÉTROLE

Dernière mise à jour : 13 Jul 2007 - 16:33 GMT

Pendant de nombreuses années, l’économie ivoirienne s’est reposée essentiellement sur le binôme café-Cacao. Pour le cacao par exemple, la Côte d’Ivoire demeure jusqu’à ce jour, premier producteur et exportateur mondial avec environ 1,2 million de tonne en 2006. Mais depuis la partition du pays en 2002 suite à une rébellion armée, une bonne partie de cette production échappe au contrôle gouvernemental.

Comment donc la Côte d'Ivoire, naguère poids lourd économique de l'Afrique de l'ouest francophone, a-t-elle pu survivre ces dernières années ? Pour beaucoup d’économistes, notre pays a pu résister grâce à la montée en puissance de sa production de pétrole, devenue premier poste d'exportation devant le cacao.

En effet, selon des sources crédibles au niveau du secteur ivoirien des hydrocarbures, la Côte d'Ivoire a affiché en 2006 un taux de croissance de 1,8%, stable par rapport à 2005, et qui pourrait atteindre 2% en 2007. Du moins si l’on s’en réfère au dernier rapport de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), basée à Dakar.

Ces chiffres confirment la "légère reprise" amorcée à partir de 2004, après plusieurs années d'instabilité politique et de croissance négative (-0,4% en moyenne sur 2000-2005), note la BCEAO dans ses "Perspectives économiques des Etats de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'ouest (UEMOA) en 2007".

"Le secteur secondaire est l'unique source" de cette croissance en 2006, souligne encore ledit rapport, grâce notamment à "une production de pétrole brut qui s'est accrue de 71% en un an, faisant de ce sous-secteur, l'une des principales locomotives de l'économie".
Cette production réputée de très bonne qualité, d'où sa valeur importante sur le marché mondial, "est en grande partie exportée", ajoute le rapport.

En 2002, le pays, qui a commencé à produire du pétrole en 1980, est devenu le seul Etat de l'UEMOA "exportateur net de produits pétroliers".

En juillet 2005, la production était toutefois, avec 21.000 b/j, encore inférieure à ses niveaux atteints en 1986 (28.000 b/j), rappelle-t-il.

Elle a explosé en 2006 avec la découverte de nouveaux gisements, atteignant "80.000 b/j à la fin mars", et des exportations de produits pétroliers qui auraient progressé de 43%, à 1.515 milliards de FCFA (2,3 milliards d'euros).

Polémique autour de la manne pétrolière

En dépit de ces perspectives prometteuses, le gouvernement ivoirien a plutôt le triomphe modeste. Au demeurant, il affiche une certaine discrétion sur les chiffres dans ce secteur.

"Le pétrole ne nous donne pas encore la manne financière qu'on croit avoir. Nous sommes à un niveau moyen de production de 40.000 à 50.000 barils/jour", déclarait à Abidjan fin mai 2007, le ministre de l’économie et des Finances, Charles Diby Koffi.

Cependant à Abidjan, nombre d'observateurs estiment de leur côté, la production ivoirienne actuelle à au moins 80.000 b/j, en soulignant toutefois que des problèmes techniques (ensablement des puits notamment) limitent son expansion.

La modestie des chiffres gouvernementaux, également de mise en ce qui concerne la croissance (1,8% en 2005, 1,2% en 2006, 1,5% prévu en 2007) nourrit les polémiques sur l'opacité de la gestion des revenus pétroliers.

"Avec la mévente du cacao, des observateurs des performances économistes de la Côte d’Ivoire se posent alors des questions sur l’origine des ressources qui alimentent les caisses de l'Etat?". Aussi, des voix se lèvent- elles pour réclamer un audit pour "savoir à quoi sert" l'argent du pétrole.

En mai, le gouvernement ivoirien a annoncé le lancement d'un audit de son secteur pétrolier pour répondre à ces soupçons. La Banque mondiale a également annoncé en février le lancement d'un audit sur le sujet. "Le développement du secteur de l'extraction pétrolière constitue une opportunité pour le pays", estime la BCEAO, tout en jugeant "primordial" l’amélioration de son "cadre de gestion et de contrôle" pour qu'il puisse servir pleinement de levier à la relance de la croissance" de la Côte d'Ivoire.

Eric Dro
dro@fratmat.info

Source : fratmat.info




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