Le Parti Ecologique Ivoirien



AVANT SON DEPART DE LA FORCE LICORNE Le Gal Bruno Clément-Bollée en toute franchise •« Il faut mettre fin au règne des com-zones »



vendredi 04  juillet 2008 - Par l'Inter
 

« La vérité sur le départ de la Force Licorne »
Avant de partir, il a animé une conférence de presse dans sa base, au 43ème Bima à Port Bouët, au cours de laquelle il a livré ses impressions sur l’évolution de la situation politique en Côte d’Ivoire. S’inspirant des événements malheureux de Seguéla et de Vavoua, où récemment des soldats ont bruyamment manifesté, le Gal Bollée a souhaité le démantèlement du dispositif sécuritaire mis en place au nord par les Forces nouvelles. Dans un langage plus limpide, le patron de la Licorne demande qu’on mette rapidement fin au règne des commandants de zone dans les zones CNO (Centre, Nord et Ouest). A l’en croire, les tensions au nord se justifient par la conservation du système sécuritaire qui prévalait en début de crise. « Il faut démonter ce système pour le mettre en adéquation avec la sortie de crise », a-t-il souhaité. Si l’accord de Ouaga a décrispé l’atmosphère socio-politique, son avancée, selon Clément-Bollée, demeure lente et chaotique. « La situation sécuritaire est calme, mais fragile aujourd’hui », apprécie-t-il. Toujours sur les froufrous qui ont plongé la zone de Seguéla et Vavoua dans la psychose, le patron de la Licorne dit avoir reçu une demande des autorités des Fn, au plus fort de la crise, qui voulaient l’intervention de la troupe française pour désarmer les insurgés. Demande que la Licorne, à l’en croire, a rejetée, parce qu’elle estime que l’accord politique de Ouaga est clair sur la question. « Nous sommes là pour superviser et non pour désarmer les ex-combattants. Superviser, c’est témoigner qu’effectivement, il y a eu désarmement », tranche-t-il. Au cours des manifestations en zone Fn, le retour de Koné Zacharia, anciennement commandant de zone de Seguéla, avait été proposé par les insurgés comme un préalable avant toute discussion. Mais aujourd’hui, Clément-Bollée affirme que cette revendication n’est plus à l’ordre du jour. « Selon les informations que j’ai reçues, les insurgés ne réclame ntplus le retour de Zacharia », précise-t-il. Le patron de la Licorne n’a pas manqué d’exprimer son étonnement face à la volonté des autorités ivoiriennes qui veulent instaurer en même temps la normalité et organiser les élections. A ses yeux, ce sont deux mouvements qui produisent des effets contraires, puisque les élections provoquent généralement une montée d’adrénaline, avec des escalades verbales, à l’opposé de la normalisation qui traduit la sérénité au niveau de l’atmosphère sociale. Malgré cette antinomie, le premier responsable de la Force Licorne se veut rassurant, et pense même qu’il est possible de poursuivre ces deux lièvres, pourvu que les autorités politiques ivoiriennes aient de la bonne volonté.

Les cinq capacités de la Licorne Dans une analyse appuyée de projections diapositives, le commandant de la Licorne a présenté les grandes actions menées par sa troupe sur le terrain, depuis sa mission, son mandat, en passant par ses nécessités et ses impératifs. « Le mandat de la Force Licorne, c’est de soutenir l’accord politique de Ouaga ; sa mission, soutenir l’Onuci ; sa nécessité, connaître les zones d’action éventuelle ; et son impératif, adapter les modes d’action à la situation du moment », indique-t-il. Aujourd’hui plus que jamais, la Force Licorne est engagée, selon Clément-Bollée, aux côtés des autres forces en Côte d’Ivoire, pour la sécurisation des élections. Mieux, la Licorne apparaît, dit-il, comme une force de réaction, une sorte de bras séculier de l’Onuci (Organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire), dans sa mission de maintien de paix. Ce qui rend improbable son départ, tant que les casques bleus seront encore sur le territoire ivoirien, relève le Gal Clément-Bollée. « L’Onuci a été construite sans Force de réaction. Nous sommes cette force de réaction. Donc le départ de la Licorne dans un mois, ça n’a pas de sens », lâche-t-il, pour mettre fin aux supputations sur le départ ou non de la Licorne de la Côte d’Ivoire. Comme pour justifier la présence de ses soldats en terre ivoirienne, il a défini les cinq capacités dont dispose la Licorne pour accomplir efficacement sa mission : « Nous recueillons d’abord des informations sur la base desquelles nous réagissons. Nous jouons un rôle de protection. Nous avons la capacité de nous projeter sur les zones de tension à l’aide de deux avions tactiques et une vingtaine d’hélicoptères, avec quatre unités de combat, et enfin nous faisons tout pour restaurer la confiance entre nos troupes et les populations ivoiriennes ». C’est également grâce à ces capacités, à confié l’orateur, que la Force Licorne et l’Onuci par la présence de leurs troupes à Vavoua et Seguéla, ont ramené le calme dans ces localités. Ce qui justifie, poursuit-il, la bonne collaboration qui existe entre toutes les Forces présentes en Côte d’Ivoire, qui se réunissent régulièrement pour définir une stratégie commune de sécurisation du processus de paix. En gros, avec ses 1800 hommes et son matériel d’intervention, le patron de la Licorne reste persuadé que sa troupe garde intacte, sa capacité de réaction sur le terrain. Et la Licorne compte mettre sa force au service des autorités ivoiriennes, comme elles l’ont souhaitée, pour sécuriser l’élection présidentielle.

Le démenti de Clément-Bollée sur l’affaire IB Au cours de sa conférence de presse, le Gal Clément-Bollée a été interpellé sur l’affaire IB, du nom sergent chef Ibrahim Coulibaly, dont le nom est constamment associé aux tentatives de coup d’Etat en Côte d’Ivoire. Les rumeurs avaient laissé croire, en effet, qu’IB est sous la protection des troupes françaises, et qu’il serait même logé au 43ème Bima. Considérant cela comme une élucubration, c’est-à-dire, le fruit de l’imagination, le patron de la Licorne a produit un démenti. A ses dires, l’auteur du coup d’Etat de 1999 n’a jamais été sous la protection des Forces françaises. « On a même écrit qu’il est caché avec le Gal Mathias Doué sous mon lit », a-t-il ironisé.

Voici le nouveau commandant de la Licorne Il s’appelle Houbron Philippe. Il est actuellement Gal de division. Né le 20 août 1953 à Bordeaux (France), Houbron Philippe entre en service le 2 octobre 1972. Ce génie de l’armée est diplômé de la prestigieuse école militaire Saint-Cyr. Gal de division depuis le 1er juillet 2007, il a servi, entre autres, en Bosnie-Herzégovine en tant que chef du bureau affaires civilo-militaires de l’état-major du secteur Sarajevo en 1995. En 2005, il a offert ses services au Kossovo, en tant que commandant de la brigade multinationale nord-est. En plus, le futur patron de la Licorne dispose d’un réservoir d’expériences qu’il mettra à la disposition de la Licorne. Il a progressivement gravi les échelons pour se retrouver là où il est aujourd’hui. C’est donc un homme rompu au métier des armes qui dirigera l’une des Forces militaires les plus importantes en Afrique.

DOUMBIA Y

Source : ivorian.net

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