Le Parti Ecologique Ivoirien



Processus électoral : La présidentielle décalée à mai 2009



samedi 31 mai 2008 - Par le Jour Plus
 

Annoncée pour se tenir le 30 novembre 2008, l’élection présidentielle pour des raisons objectives courait le risque de ne pas se tenir à cette date. Les craintes invoquées se sont avérées. En exclusivité, voici la nouvelle date qui circule dans le périmètre présidentiel au Plateau.

Quand nous écrivions que le 30 novembre se présentait encore comme une date à roulettes dans notre dossier sur les élections le 27 mai dernier, d’aucuns doutaient encore. Mais les informations actuellement en notre possession confirment que nous étions dans le vrai. Pour être plus clair, le 30 novembre, date prévue pour la tenue de la présidentielle en Côte d’Ivoire, comme un chariot, sera encore poussé. Selon des sources bien introduites, Ouaga aurait son agenda secret concernant la date effective de la présidentielle en Côte d’Ivoire. Le 30 novembre attend « des funérailles dignes »… Il n’y a jamais de fumée sans feu, dit l’adage populaire. Les nouvelles qui circulent quant à la tenue de la présidentielle le 30 novembre ne sont plus rassurantes. Selon une source digne de foi, le scrutin le plus convoité ne se tiendra à la date préalablement annoncée à tous les acteurs nationaux et partenaires internationaux. Selon notre source, nous sommes partis pour une date comprise dans la période de mai à juin 2009. Cette option tenue au secret selon notre source vient du fait du retard pris sur le processus de paix. Notamment, la reconstitution de l’état civil, l’identification de la population, la confection des listes électorales, des cartes d’électeurs, etc. Sans oublier le désarmement des ex-combattants. Si la reconstitution de l’état civil peut s’exécuter en quatre mois et être réalisable dans le temps avant la date du 30 novembre, ce n’est pas le cas pour l’identification générale de la population. L’enrôlement des populations à lui seul pourrait durer quatre mois quand l’identification proprement dite de la population doit durer sept mois. En plus de ce temps incompressible, Sagem réclame également trois mois de plus pour boucler son travail. Notamment l’impression des listes provisoires, des listes définitives, des cartes d’électeurs, etc. Sans compter qu’il faudra encore au moins deux mois pour la distribution totale des documents électoraux aux populations. Ce qui rend inéluctablement impossible la tenue de la présidentielle à la date du 30 novembre. Mais le hic, selon notre source, les acteurs clés du processus en sont conscients. Ils en sont si conscients qu’ils ont désormais leur petite idée sur la tenue du scrutin en Côte d’Ivoire. De sorte que derrière les bonnes intentions publiques qui appellent à aller « vite, vite, vite aux élections », se cache la dure réalité. Implacable. Une date de rechange. Que l’on se garde d’annoncer. Lorsque l’on aura franchi le cap des cinq mois sans que le processus électoral ne connaisse son envol véritable. Le temps sera alors venu de célébrer des « funérailles dignes du 30 novembre » qui cristallise en ce moment toutes les énergies. Comme ce fut le cas pour décembre 2007 et juin 2008 après la signature de l’accord politique de Ouaga entre les deux ex-belligérants. La présidentielle en mai 2009 ! Le chef de l’Etat a prévenu, il n’y a pas longtemps que si la présidentielle n’a pu se tenir, il le fera savoir aux Ivoiriens. Mais que cela ne devrait pas être imputé à quelqu’un. Selon des informations concordantes, le N°1 ivoirien et le locataire de la primature seraient en ce moment dans cette disposition d’esprit. Faire savoir à certains groupes constitués avec lesquels ils auront des rencontres que le temps imparti ne pourra pas suffire et qu’il faille réfléchir à une autre date. C’est en ce moment là seulement que la date de mai 2009 sera communiquée. On le voit, la date du 30 novembre ne serait plus la priorité des acteurs du processus électoral. Qui auraient trouvé en la date de mai 2009, une date techniquement tenable. Seulement. Face au jeu trouble auquel les politiques ont habitué les Ivoiriens, il est à craindre que d’aucuns se cachent derrière cet autre report de la tenue du premier tour de la présidentielle pour remettre malicieusement en cause certains acquis. Notamment les contrats signés avec des acteurs techniques chargés de telle ou telle opération électorale. Tout comme l’organisation des élections, aujourd’hui aux mains de la Commission électorale indépendante pilotée par Robert Mambé Beugré. Parce que, à la vérité, les attaques étranges et gratuites d’une certaine presse aux ordres contre le président de la CEI entreraient dans un plan savamment orchestré.





Source : lejour.htm

Les Verts D'Europe  verts au parlement europeen       Le logo des verts de France    FéPEV-RAO  

Reproduction interdite du site

haut de page haut de page