Relations Internationales

Cliquez ici pour vous inscrire à groupe-pei
Cliquez sur le logo pour vous inscrire à groupe-pei



La représentation diplomatique


Notre ambassade représente la Côte d’Ivoire dans le pays où elle est implantée. Elle a pour mission de représenter ses intérêts, servir de liaison entre les autorités locales et l’Etat central de Côte d’Ivoire. Elle sert aussi d’interlocuteur et d’administration face aux autochtones et a un rôle d’assistance pour les citoyens ivoiriens dans le pays de résidence.

Mais dans le nouveau monde qui se dessine, ne pourrait-on pas redéfinir son rôle et l’étendre ?

Nous l’avons déjà dit, la Côte d’Ivoire a besoin de retrouver son rythme de croisière dans son accession vers le progrès et pour la promotion du pays à l’étranger.

Pour cela, il lui faut être très attentif et prendre les idées sur ce qui se fait de mieux dans les autres pays. Qui, mieux que nos représentants à l’étranger peuvent remplir cette fonction dans les stratégies de coopération tout à fait officielles ?

Une cellule spéciale peut être mise en place à cet effet dans chacune de nos ambassades. Dès l’instant où une idée à tout point de vue (politique, économique, sociale) lui parait intéressante, cette cellule devra analyser dans quelle mesure elle peut être adaptée et appliquée dans notre pays. Cela signifie qu’elle devra faire un rapport à l’administration centrale de Côte d’Ivoire pour la tenir informée.

Par ailleurs, dans les pays développés, on assiste souvent à des cessations d’activité de grandes entreprises en difficulté. Ces activités peuvent-elles s’exercer dans notre pays ? Si oui, notre ambassade doit négocier pour leur sauvetage et leur implantation dans notre pays par le biais d’accords de coopération ou de partenariat si possible.

La représentation diplomatique peut aller plus loin que sa fonction traditionnelle.

Désormais, elle doit pouvoir aller au devant des informations et être un centre de recherche d’idées nouvelles. Elle doit savoir décortiquer, rassembler et informer la Côte d’Ivoire sur tout.

A travers le Ministère des affaires étrangères ou de la coopération, elle doit pouvoir informer les entreprises ivoiriennes, les commerces, les artisans, sur tout ce qui se passe ou se fait dans le pays ou elle est implantée.

Elle doit être à l’écoute des besoins du pays et des Ivoiriens à l’étranger. Elle doit les aider de son mieux dans l’exercice leurs activités. Elle doit savoir les guider, les conseiller, être à leur service. Elle doit aussi guider, assister, informer tous les citoyens ivoiriens de passage. Tout ceci avec enthousiasme, courtoisie et dans un esprit de convivialité.

Les conseillers d’ambassade peuvent créer l’opportunité d’une rencontre entre des investisseurs potentiels et les entreprises exportatrices ivoiriennes lors d’une journée culturelle où ils seraient tous invités dans notre pays.

Ils devraient lors du passage de notre chef d’Etat dans le pays, en profiter pour le faire recevoir les industriels du pays, dans une réception et les inviter chez nous. A défaut d’investir directement en Côte d’Ivoire, il peut se créer des accords de partenariat dans le but d’aider notre industrie, notre artisanat et notre commerce.

Les conseillers d’ambassade devront se renseigner, dans les pays où ils sont implantés, pour rapporter à la Côte d’Ivoire, tout ce qui se fabrique, se vend le mieux, sur tout ce qui se crée et officiellement exploité, par catégorie, afin d’être exploité dans notre pays, surtout des rapports sur la concurrence.

Enfin, comme cela existe en France pour les Sénégalais, dans chacune de nos ambassades, nous pouvons créer une filiale d’une institution bancaire existant en Côte d’Ivoire afin de permettre aux Ivoiriens qui souhaiteraient épargner voir créer sur place pour contribuer à l’essor de notre pays, d’ouvrir un compte bancaire dans le pays de résidence.


La coopération militaire


La coopération militaire doit se faire d’abord dans le contexte africain. Au vu des événements au Congo Kinshasa, au Rwanda, au Burundi, au Liberia, En Côte d’Ivoire, comment pourrait-il en être autrement ? En plus des génocides commis dans ces pays, il y a beaucoup de flux migratoires qui risquent de déstabiliser pas mal de pays.

Pour exemple, l’Europe a su réagir en Yougoslavie en intervenant dans le cadre d’une coopération militaire des pays de la CEE. L’Afrique doit donc en tirer les leçons et envisager la mise en place d’une force d’intervention inter africaine. Sa mission serait uniquement d’arrêter le massacre des peuples par eux-mêmes et par la France et de les protéger.

Sur le plan national, nous avons des accords de coopération militaire avec la France essentiellement. Dans ce nouveau contexte mondial, au vu des circonstances actuelles en Côte d’Ivoire, comment pouvons-nous aménager certains aspects de ces accords pour mieux les adapter à notre situation du moment et assurer nous-mêmes, notre sécurité à long terme.

Lors de la deuxième tentative de coup d’état en janvier 2001, comment des assaillants venus de l’extérieur, ont pu pénétrer sur notre territoire avec des armes, pour commettre de tels actes et repartir sans que nous puissions tous les arrêter ?

Nous pensons donc que pour l’instant, la Côte d’Ivoire n’est pas tout à fait prête pour prétendre se prendre toute seule en charge militairement. Nous avons donc besoin d’une assistance militaire.

La coopération militaire doit être redéfinie, renégociée. Un contrat signé par un gouvernement n’oblige pas l’autre à le dénoncer et y mettre fin s’il constate que cela n’est bénéfique pour ses ressortissants. La Côte d’Ivoire ne doit pas être un protectorat français, mais un pays bien libre entièrement indépendant. Il est aussi vrai qu’un pays doit savoir choisir ses partenaires, ses rapports doivent se faire selon ses affinités.

La France sur ce point doit représenter, d’après les liens historiques qui nous lient, un partenaire privilégié. Cela signifie que les rapports qui nous lient doivent être dans un vrai partenariat, non dans une domination.

Nous ne sommes pas contre la France ni contre son armée. Au contraire, nous apprécions sa présence.

Mais, d’après l’idéologie et la ligne de conduite qui caractérise le Parti Ecologique Ivoirien, nous sommes contre les armées d’occupation. C’est à dire les armées qui ont des bases militaires dans les pays qui ne sont pas les leurs. Elles deviennent des bases d’oppression, d’humiliation pour les peuples autochtones et apportent un complexe et un malaise dans l’armée nationale.

Ces bases militaires étrangères ne sont que des bases pour servir à l’attaque des pays du continent. Nous sommes pour le désarmement dans le monde et contre la prolifération des armes et des armes nucléaires de plus en plus sophistiquées et de destructions massives.

En temps de paix, les armées d’occupation disent qu’ils font de la coopération militaire. En tant de guerre, ils disent qu’ils protègent leur ressortissant sur le territoire ou de l’humanisme mais participe de fait à la guerre. Pour le dernier avis, cela démontre de l’abus et de l’oppression. L’armée française occupe les alentours de l’aéroport international du pays, elle tient la seule voie qui mène à l’aéroport. C’est occuper un pays et tenir son point stratégique.

L’assistance militaire doit se traduire par l’intégration de l’armée française dans notre armée sous toutes les formes. A l’intérieur, ils protégeront mieux leur ressortissant avec soutien en tant de guerre plutôt que de posséder une base militaire sur un territoire qui n’est pas le leur et de faire la loi. Cette assistance passe aussi par le renforcement de la dissuasion qui se trouverait être un travail de base commune.

C’est en collaboration étroitement que la coopération nous serait d’une véritable utilité : Notre armée acquérait alors le savoir-faire et l’expérience nécessaires pour prétendre un jour assurer notre propre défense. Les commandements doivent être du ressort des ivoiriens.



Les Verts D'Europe   verts au parlement europeen          Le logo des verts de France    Ecolo     FéPEV-RAO       



Reproduction interdite du site

haut de page haut de page