Le Parti Ecologique Ivoirien



 PROCESSUS DE PAIX Mme Gbagbo : « Nous n’avons pas besoin de la SAGEM »Le 43ème BIMA ne va pas continuer à rester


jeudi 05 juin 2008 - Par L'Inter


  Mme Simone E GBAGBO
Simone Gbagbo (S.G) : (…) Mme vos positions sont souvent tranchées Mes positions ne sont pas souvent tranchées. Moi-même je suis militante et parlementaire et à ce titre, je prends la parole.

On remarque que la religion, Dieu, reviennent souvent dans vos discours. Pourquoi ? S.G : Un être humain doit avoir la crainte de Dieu. Si vous avez la crainte de Dieu, il faut agir par rapport à ses lois. Quand mes décisions se justifient par cette référence, j’en parle.

Avec l’accord de Ouaga, on pourrait dire que la situation s’est beaucoup amélioré en Côte d’Ivoire. Est-ce qu’on pourrait dire que la paix est irréversible ? S.G : Le processus de paix en Côte d’Ivoire est irréversible. Nous avons œuvré pour que les combats s’arrêtent. Cela a été fait depuis quelques années. Nous avons besoin que ceux qui ont pris les armes puissent les déposer. En ce moment, si nous sommes engagés dans le fond dans le désarmement des ex-rebelles, alors le processus de paix sera irréversible

A l’approche des élections en novembre, la question du désarmement n’est pas totalement réglée. Etes-vous optimiste ? S.G : Très optimiste. La question du désarmement n’est pas encore totalement réglée, cela signifie que nous avons encore des personnes en armes dans le pays. Le désarmement a démarré et cela est en train d’être fait.

Qu’en est-il du montant affecté à la Sagem dans la collecte des informations ? S.G : On n’a pas besoin de la Sagem dans ces élections. Pour la sécurité, on n’a pas besoin de Sagem. La désignation de Sagem dans tout ce processus est purement politique, visant à tranquilliser les ex-rebelles qui se sont inscrits dans le processus. Sagem demandait beaucoup trop, mais ils sont revenus à de meilleurs sentiments. Le président leur a fait comprendre qu’ils aillent jusqu’à ce qu’ils ont demandé.

Ici à Londres, certains de vos compatriotes vous ont interpellée parce que certains d’entre eux qui ont pris la nationalité, ne pourront pas voter S.G : Nous avons des lois en Côte d’Ivoire. Des gens qui ont pris la nationalité, c’est-à-dire des gens qui ont pris la nationalité ivoirienne, la loi dit qu’il faut qu’ils attendent cinq ans pour jouir des bienfaits de cette accession à la nationalité. Ce n’est pas nous qui avons créé cette loi, elle existe depuis 1960, depuis que la Côte d’Ivoire a été créée.

Le 43è Bima doit-il rester en Côte d’Ivoire ? S.G : Le 43è Bima ne va pas continuer de rester. Cela rentre dans le règlement de cette présence française. (…) Tous ces accords ont besoin d’être revisités

Etes-vous candidate aux prochaines élections présidentielles ? S.G : Je n’ai pas prévu ça. Vous savez moi, je suis très pratique. Aujourd’hui, mon objectif, c’est que le président qui a été frustré, nous puissions nous organiser pour lui permettre de reconquérir son pouvoir. Pour que nous puissions mettre en œuvre notre politique de Refondation. Après, Dieu fera le reste.

Propos retranscrits sur BBC par Y.DOUMBIA




Source : ivorian.net

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