Le Parti Ecologique Ivoirien



Hausse des prix du carburant : Laurent Gbagbo, Monsieur Dépenses



vendredi 18  juillet - Par le Patriote
 


Depuis qu’il est parvenu au pouvoir, Laurent Gbagbo n’a fait qu’augmenter les dépenses de l’Etat. Personne n’a souvenance des mesures qu’il a prises pour améliorer les finances publiques, pour consolider les avoirs de l’Etat, pour alléger les charges de l’Etat. On se souvient. Au lendemain de son installation, il a donné le ton. Il a augmenté le salaire des membres du gouvernement. Là où le ministre ne touchait que 2,5 millions de FCFA comme indemnités, il est passé à près de cinq millions de FCFA ? Pendant que celles du ministre d’Etat avoisinaient les six millions. Comme la charité bien ordonnée comme par soi-même, le nouveau président de la République s’est offert un salaire mensuel frôlant les dix millions de nos francs. Faisant de lui, un chef d’Etat mieux payé que celui de la France, pays plus riche et mieux structuré. A l’époque, pour faire diversion, Laurent Gbagbo disait vouloir jouer la carte de la transparence. Avec ses prédécesseurs, on ne savait pas combien touchait le président de la République. Avec Laurent Gbagbo, le pays devait être heureux de savoir que son chef gagnait plus que Jacques Chirac, son homologue français, à l’époque. Profitant de l’effet produit, il a fait passer le budget de souveraineté à 25 puis très rapidement, à 35 milliards de FCFA. Avec Bédié, ce budget était de l’ordre de 15 milliards. Tout cet argent augmentant la facture, tirait les dépenses de l’Etat vers le haut. Et le socialiste ne s’arrêta pas en si bon chemin.
Pour des raisons qu’ils sont les seuls à savoir, il a donné carte blanche à son ministre de l’Intérieur, Feu Boga Doudou pour faire ajouter à la paie des policiers, une augmentation substantielle, gonflant un peu plus, la facture mensuelle de l’Etat.
On se rappelle encore qu’en 2002, pour effacer la défaite des municipales remportées par le RDR, le socialiste s’est fait le chantre de la décentralisation. Il a très vite instauré les conseils généraux, réaliser un découpage favorable à cet effet, organiser les élections, sorti les chars, pour « laver l’affront » en termes de présidences de conseil. Là encore, il devait se montrer généreux. Les émoluments mensuels de ces présidents vont vaciller entre 1,5 et 2,5 millions de FCFA. Toujours à la charge du contribuable. Pendant tout ce temps, celui qui était venu pour gouverner le pays autrement, n’a pas encore indiqué comment il s’organiserait pour que l’Etat puisse supporter ces nouvelles dépenses. Et la distribution des prix continue.
En pleine crise, il va se transformer en bâtisseur, digne et véritable successeur d’Houphouët. Il va offrir à la nouvelle capitale politique du pays, un autre bâtiment de rêve : l’Hôtel des députés. Peu lui importe ce que cet édifice va coûter à l’Etat. Ce n’est pas Laurent Gbagbo qui paie, alors… tant pis si les routes se dégradent, si nos étudiants n’ont plus de places dans les amphis ou de locaux pour prendre des cours en toute tranquillité ou même si le nombre de « Cambodgiens » augmente dans les cités universitaires. Tant pis si l’Etat commence à tirer la langue pour faire face à toutes ses obligations. Dans sa grande gentillesse, Laurent Gbagbo va promettre ici et là des sous-préfectures, des préfectures et des communes rurales ou autres. Il oublie que tout cela a un coût et que cela revient cher à l’Etat dont les ressources ne sont pas inépuisables. Il croit que si ses prédécesseurs n’ont pas érigé telle ou telle localité en chef lieu de quelque chose, ce n’est pas par méchanceté ou par incapacité, mais, le plus souvent, parce qu’à cette époque, il y avait d’autres priorités ou que tout calcul fait, cette érection aurait été difficile à supporter par les caisses de l’Etat. Ignorant cet aspect des choses, le socialiste continue de jouer les bons samaritains avec l’argent de tout le monde. Ne parlons pas de la très longue liste de ses conseillers. Ce n’est pas lui qui les paie. Le trésor public est là pour cela.
Il y a quelques années, il se targuait d’avoir conservé devant la rébellion, 82% de la Côte d’Ivoire utile. Avec toute cette richesse, pendant de très longs mois, il ne s’est occupé que de moins de la moitié du pays. Qu’en a-t-il donc fait ? Pourquoi entend-on dire que le pays a des difficultés pour faire ceci ou cela. De quoi souffrent les caisses de l’Etat pour que le Gouvernement s’oblige à procéder à une augmentation record des prix des produits pétroliers et du gaz domestique ? Il y a une seule réponse à cela. Laurent Gbagbo est rattrapé par ses choix budgétivores et son comportement anti-économique à la tête de l’Etat. Il ne sait que dépenser.

EK

Source : lepatriote.net

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