Le Parti Ecologique Ivoirien




Filière bétail :
Amondji et Sawadogo à couteaux tirés



mardi 10 juin 2008 - Par Fraternité Matin


Malgré la décision gouvernementale de faire baisser les prix des denrées de première nécessité, la viande continue de coûter cher. Reportage sur le réseau d’approvisionnement 


Pogo, la  bourgade à la frontière de la Côte d’Ivoire avec le Mali,  est, ce dimanche 11 mai 2008,  enveloppée d’un  brouillard matinal après la fine pluie qui s’est abattue sur la région la veille. Pogo, jadis très grouillante à l’instar des villes frontalières est très calme. Des éléments des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn) y tiennent un barrage. Quelques camions sont garés à ce corridor. Une dizaine environ. Avec des produits divers. Parmi ces camions se trouve celui conduit par Ousmane Diarra, un transporteur malien. Il est en route pour Abidjan avec un chargement de 40 bœufs.


Diarra Ousmane attend que le chef de la Centrale, l’unité de collecte des taxes pour le compte des Forces nouvelles, lui délivre la quittance de dédouanement. Cette attente se fait dans le bureau de la Fédération de la filière bétail. «Je veux partir avant 10 heures pour espérer atteindre Tiébissou avant la nuit», affirme-t-il.


La présence de Diarra dans le bureau de la Fédération n’est pas fortuite. Le commerçant malien dont il transporte les animaux y est avec lui. Pour demander l’assistance au chef de poste de cette structure. «J’assiste à toutes les négociations entre la Fédération et le commerçant pour être sûr que ce dernier dispose effectivement des moyens nécessaires».


Assis derrière un bureau de fortune, Mamadou Togo, le chef de poste,  écoute religieusement le commerçant malien. Qui a un besoin de 350 mille francs pour rallier Abidjan. Mamadou Togo ne semble pas surpris. «C’est mon travail habituel. Prêter de l’argent aux commerçants en transit ici pour Abidjan. C’est d’ailleurs l’objet de la présence de notre structure à Pogo», dit-il avec un brin de fierté. L’homme, la cinquantaine révolue, estime que les conditions de travail sont de plus en plus pénibles pour les commerçants de bétail. Notamment la route devenue très onéreuse depuis septembre 2002. Et il égrène ces difficultés. «A partir d’ici, il faut disposer d’au moins 350 mille francs  dont 125 mille pour la Centrale, 15 mille pour un militaire Fafn et 10 mille pour un convoyeur qui vont accompagner le camion jusqu’à la sortie de la zone Fn».


Selon Mamadou Togo, la Fédération prête de l’argent aux commerçants en panne de liquidité grâce à un fonds de roulement mis à sa disposition par son président, M. Issiaka Sawadogo. «Le commerce de bétail se relève petit à petit depuis que ce fonds est mis en marche. Un convoyeur accompagne les commerçants jusqu’à Tiébissou où il remet les documents de prêt au correspondant de la Fédération qui encaissera les commerçants une fois qu’il aura vendu ses bêtes à Abidjan», explique M. Togo.


Grand habitué de cette spéculation, Ousmane Diarra suit à la fois la discussion entre son client et Togo tout en pensant au reste du parcours. En effet, après Pogo, il faudra marquer plusieurs arrêts. Ce qui est synonyme de négociations et de paiement d’argent. Niellé, Diawala, Ferkessédougou, Bouaké, Djébonoua… La liste des postes établis ou ponctuels est longue. L’argent à y payer varie selon l’humeur des militaires des Fn. «Le fort taux se paye à la sortie de Katiola (30 mille francs) et à Bouaké (57 mille francs pour l’entrée et la sortie) sans reçus. Dans les autres localités, la taxe varie de mille francs à sept mille francs», indique Diarra. Un fois la «frontière» franchise à Tiébissou, le convoyage vers Abidjan est facturé à 126 mille francs, à raison de 100 mille pour les services du couloir économique, 10 mille pour le service vétérinaire et 16 mille pour le correspondant de la Fédération.


Ce même dimanche, le retour de l’administration douanière est annoncé aux opérateurs économiques de Pogo. Nouvelle qui les réjouit. Et Inza Bakayoko, l’adjoint au chef de poste de la Fédération,  d’en donner les raisons. «Avant la crise, les commerçants de bétail payaient uniquement 36 mille francs à la douane et 10 mille francs au convoyeur. Le retour de l’administration au nord nous fera épargner beaucoup d’argent. Ceci se fera sentir sur le prix de vente de la viande. Par ailleurs, le bétail ne sera plus soumis à deux contrôles vétérinaires comme c’est le cas actuellement». 


La guerre a entraîné un autre phénomène à Pogo. La naissance de nombreuses structures de convoyage de camions de marchandises. Ce qui n’est pas sans conséquence. Une dizaine environ exerce sur place. Pas toujours pour le bonheur des commerçants de bétail. Coulibaly Abou, un autre commerçant malien,  garde, encore en souvenir les mauvais instants vécus il y a huit mois. «Des convoyeurs que j’ai sollicité à Pogo m’ont lâché en cours de route arguant qu’ils n’avaient plus d’argent pour continuer sur Abidjan. J’ai dû recourir à la Fédération. Donc, j’ai payé deux fois les frais de convoyage», déplore-t-il. Fait que confirme Inza Bakayoko. Selon ce dernier,  «beaucoup de désoeuvrés sont entrés dans le circuit. Par la faute de commerçants qui veulent toujours payer moins cher».


Les commerçants burkinabè eux, utilisent généralement le train. Là encore, ils n’échappent pas aux frais de voyage. Vendredi 16 mai. Abattoir de Port-Bouët. Il est 11 heures 30. Dans un petit bureau, un commerçant est en concertation avec un interlocuteur. L’air fatigué et déprimé par le voyage de quatre jours, Sama Karim, commerçant venu de Bobo-Dioulasso avec un wagon de 40 têtes,  n’a pas l’esprit tranquille. Pourtant, il vient de conclure la vente de son chargement avec un boucher. L’homme se perd dans les calculs. Notamment ceux des frais de route. En effet, il a payé 8000 francs à Ouangolo, 10 000 francs à Katiola, 2000 francs à Bouaké, 6000 francs à Kan, 6000 francs à Dimbokro et le couronnement est à Treichville où il a versé 53 mille francs répartis comme suit: 40 mille francs pour le District d’Abidjan, 4000 francs pour la mairie de Port-Bouët, 1000 francs pour Sitarail et 8000 francs pour la Fédération. Ce n’est pas tout. Sama Karim a déboursé ensuite 3000 francs pour le débarquement des bêtes dans le parc à bétail de Port-Bouët. «Une fois mes animaux déchargés, je dois maintenant faire face à leur nourriture. Cela me coûte au moins 30 mille francs par jour. C’est vraiment pénible», avoue-t-il.


Sama Karim et les autres commerçants ont recours aux coursiers à Port-Bouët. Appelés «tuteurs» dans leur jargon, ces derniers doivent assister les commerçants dans la vente de leur bétail. «Nous n’avons pas le choix. Parce que nous vendons les bêtes à crédit aux bouchers. Dans l’attente de notre argent qui peut aller de trois à sept jours, il faut manger et dormir», explique-t-il avant d’ajouter: «Nous ne venons plus en Côte d’Ivoire à cause de tout cela. Surtout à cause de la vente à crédit de nos chargements. Au Nigeria, tout se paie cash et on ne perd pas le temps».


Les tuteurs sont rémunérés à raison de 2000 francs par jour. Les mauvaises langues parlent aussi de 10 mille francs. Chaque tuteur gère au moins dix commerçants. Leur rôle, selon Korbéogo Yacouba, secrétaire général de leur association, est d’être l’interface entre les commerçants et les bouchers. «Nous allons loin pour leur apporter toute l’assistance nécessaire à leur séjour à Abidjan», dit-il. Korbéogo Yacouba explique aussi que le «tuteur» court beaucoup de risques. «C’est lui qui encaisse le boucher. Il est très souvent l’objet de braquage. J’ai été agressé plus de trois fois ici à cause de l’argent de mes protégés», soutient-il.


Korbéogo Yacouba révèle par ailleurs que la Côte d’Ivoire commence à perdre la confiance des commerçants de bétail. «Ils préfèrent les pays où l’on paye leurs bêtes au comptant. Chaque jour, nous sommes obligés de les rassurer que les choses se passent bien à Abidjan et qu’ils peuvent entrer en possession de leur argent», souligne-t-il. Le secrétaire général de l’association des tuteurs pense également que les «commerçants souffrent de plus en plus du manque d’infrastructures pour lesquelles ils payent de fortes sommes d’argent au District d’Abidjan». «En principe, regrette-t-il, les 40 mille francs versés au District correspondent à l’entretien du parc, à la nourriture pour les bêtes. Mais,  en réalité,  cet argent ne sert pas à quelque chose. Et les commerçants sont obligés de reprendre les dépenses d’alimentation».


La dernière taxe concerne l’abattage. Son montant est de 3000 francs et est à la charge du boucher. Il devrait servir à l’entretien de l’abattoir. L’est-il vraiment? Difficile de répondre dans la mesure où l’abattoir est dans un état piteux. Surtout quand il pleut, la viande est exposée sous la pluie.


Doua Gouly 


Djédji Amondji Pierre, gouverneur du District d’Abidjan :


“ La bande à Sawadogo sème le cafouillage dans la filière” 


M. le gouverneur, le calme est-il revenu maintenant à l’abattoir?


Il ne devait y avoir que le calme. En réalité, ces bruits récents n’étaient que le fait d’un groupe de mafieux qui en voulaient terriblement à un de nos agents. Pour cela, ils ont voulu s’ériger en donneurs de leçons en créant ce désordre. 


Quel est ce groupe?


C’est la bande de Issiaka Sawadogo. Ils veulent contrôler toute la filière jusqu’à l’abattoir. Nous leur avons opposé un refus catégorique.


Pourtant, à l’abattoir, des commerçants de bétail se plaignent plutôt des taxes qu’ils paient sans bénéficier des retombées.


Quelles taxes? 


Les 40 mille francs payés au déchargement à Sitarail et les 3000 francs payés à l’abattage.


Nous avons une taxe de 1000 francs par tête. Donc si quelqu’un vient avec une cargaison de 40 bœufs, il paye les 40 mille francs. C’est la même chose pour l’abattage où une taxe de 3000 francs est perçue sur chaque bœuf tué. Ces taxes ne datent pas d’aujourd’hui. Ces sont d’ailleurs les seules qui n’ont pas évolué. Elles sont perçues par rapport à l’utilisation du site. C’est donc justifié. 


Comment expliquez-vous la cherté de la viande?


Tout a commencé avec l’arrivée de Issiaka Sawadogo et son groupe dans la filière. En effet, avant eux, les propriétaires venaient avec leurs bêtes jusqu’à Abidjan et les vendaient à des prix raisonnables. Mais depuis qu’ils se sont lancés dans le convoyage, le prix est passé du simple au double. Cela n’est pas toujours du goût des autres opérateurs de la filière. Devenu omnipotent, Issiaka Sawadogo monopolise tout. Il parle même d’un arrêté qui lui donne le monopole du convoyage. 


Qui lui a délivré cet arrêté?


L’ancien ministre Adjoumani. Mais ce dernier a pris aussitôt un autre qui annule le premier. Je crois que l’actuel ministre  de la Production animale et des Ressources halieutiques doit prendre un nouvel arrêté pour clarifier tout. Cela enlèverait le doute dans l’esprit de ceux qui ne croient pas à la libéralisation du convoyage.  


Selon vous, comment cet homme est-il devenu très puissant dans la filière au point de vous défier?


Il est parti sur la base d’une confédération de la Cedeao qui n’existe qu’en Côte d’Ivoire. La raison est simple. Les Ivoiriens sont de grands consommateurs de viande. Qui attirent donc les éleveurs des pays du sahel. Parce que le marché est porteur. Sinon, cette confédération est inexistante au Mali, au Burkina Faso.  Ils sont venus semer la pagaille dans la filière. Eux qui ne font rien sont plus riches que les commerçants. C’est un peu comme ce qui se fait dans les gares routières où les propriétaires ne gagnent  rien par rapport aux chauffeurs et autres coxers. Ils crient sur tous les toits que Méité vole. Mais où est leur problème ? Si nous constatons qu’il vole, nous allons demander un audit de sa gestion. Ils ont vu que nous ne voulions plus des intermédiaires dans la filière. 


Les intermédiaires, vous n’en voulez plus. Que ferez-vous alors des tuteurs?


Ils sont un mal nécessaire en ce sens que les commerçants doivent s’adresser à quelqu’un quand ils arrivent à Abidjan. Ce système existe d’ailleurs depuis les années 1970 à l’ouverture du parc. A cette époque, les commerçants payaient 100 francs par bête vendue.


Cette somme est passée  à 2000 francs. Les mauvaises langues parlent même de 10 mille francs parfois.


Ce n’est pas normal. Mais, l’abattoir est sensible. Quand on va attaquer ce système, il va se trouver des gens qui vont descendre dans la rue. Avec la rénovation en projet, certains intermédiaires vont disparaître d’eux-mêmes. En effet, cette rénovation prévoit l’assainissement, la sécurisation du parc et le lotissement de l’espace. Nous avons trouvé un opérateur qui est très intéressé par le projet.  


A quand un abattoir digne d’Abidjan?


Un abattoir moderne, c’est notre ambition pour Abidjan et notre souci quotidien. Le projet de l’abattoir d’Anyama tient toujours. Les études ont été faites. Maintenant, il faut réévaluer les coûts. Plusieurs partenaires sont déjà passés nous dire qu’ils sont intéressés. Nous attendons qu’ils se décident. Nos collaborateurs viennent d’une mission au Portugal où ils ont visité des abattoirs modernes et noué des contacts. Bien avant cette mission, des opérateurs économiques d’Italie, des Etats-Unis… ont manifesté leur intérêt pour ce projet. Il ne faut pas aussi oublier la situation socio-politique de notre pays. Cela est un facteur limitant pour les investisseurs étrangers.  Donc avec la fin de la crise qui s’annonce, il y a espoir que nous allons concrétiser ce projet. Mais d’ici là, nous nous estimons qu’il faut rénover ce qui existe.


Interview réalisée par


Doua Gouly 


• Issiaka Sawadogo, président de la Confédération de la filière bétail


“Ceux qui gesticulent ont peur de la concurrence” 


M. le président, il paraît que  vous êtes à  l’origine de la cherté de la viande à Abidjan. Qu’en dites-vous?


Et comment ? 


Par le monopole que vous exercez dans le convoyage.


D’abord, il faut dire que ceux qui pensent  que la viande est chère à Abidjan ne sont pas bien informés. Si l’on compare les prix sur les marchés de la sous-région, on verra qu’Abidjan n’est pas le plus cher. Il y a deux semaines, nous étions à une conférence au Bénin sur la situation agricole. Nous avons visité le marché et le parc à bétail du Bénin. Le Kilo de viande sans os est de 500Fcfa à Cotonou. Au Burkina, il est de 1800 f CFA et avec os 1580f CFA. C’est la même chose au Mali, tout comme au Niger.  


Toujours est-il que les prix ont grimpé tout d’un coup ces derniers temps à Abidjan.


Il y a beaucoup de  manipulations de l’opinion dans la filière bétail. Le convoyage n’est pas le seul élément qui constitue les coûts. Comme vous avez dû le constater, il y a un désaccord entre le ministère et le district. C’est le fond du problème. Amondji en veut au ministre Douati parce que nous avons brisé leur réseau. Nous avons 20 ans de présence dans le bétail. La fédération nationale n’existait pas en Côte d’Ivoire. Parce que la Côte d’Ivoire ne produit que 2% des animaux. Et nous qui travaillons dans les pays du sahel, ce sont nos coopératives et notre fédération nationale qui collaborent avec la Côte d’Ivoire. Puisque les animaux quittent le Burkina sous le couvert d’une tierce personne. Lorsque nous avons mis la fédération en place et que nous nous sommes mieux organisés, nous avons commencé à poser des questions.


Lesquelles?


Nous avons demandé pourquoi l’on dépense 1,2 million de francs  pour  un camion de bétail qui quitte Ouangolo  pour Abidjan. Ainsi, nous nous sommes rendu compte que l’on pouvait dénombrer 81 barrages sur cette distance de 600 km. Nous avons fait des rapports que nous avons remis à toutes les autorités, aux ministres de la Sécurité et  de l’Economie. Ce qui a amené le Président de la République à confier le dossier à M. Alexis M’Bé, l’un de ses collaborateurs.  


Cela vous donne-t-il le monopole au point de chasser les autres dans la filière?


Nous ne détenons aucun monopole. Chacun est libre de faire venir le bétail comme bon lui semble. Par les moyens de son choix. Nous n’intervenons cependant que pour faciliter la tâche à nos adhérents. Le vrai problème en Côte d’Ivoire, c’est le racket sur les routes. M. Lida Kouassi s’en est aperçu quand il était ministre de la Défense. Il a effectué à notre invitation un voyage sur Ouangolo le 15 septembre 2002. Notre malchance a été la guerre,  qui a éclaté 4 jours après. Nous avons continué de travailler. Après tout cela, nous avons installé nos bureaux, grâce à l’appui des ministres du Commerce et de l’Intérieur. Nos problèmes ont véritablement commencé après notre collaboration fructueuse avec la mairie de Port-Bouët. 


Et comment?


Comme beaucoup d’animaux viennent par notre canal, Mme Aka Anghui, maire de Port-Bouët, nous a retenu parmi au moins 21 structures qui souhaitaient s’impliquer dans l’organisation du parc de bétail. Mais ce choix s’est fait à cause de notre sérieux. Puisque Mme Aka Anghui a soumis les demandes à un comité qui, après étude, a décidé qu’il fallait nous retenir. Et après la fête de Tabaski en 2006, la mairie nous a confié  la collecte des taxes municipales. Tenez vous bien, avant notre installation, la marie réalisait à peine des recettes annuelles de 20 millions de francs. Nous avons pu recouvrer 50 millions de francs dont 32 millions versés dans les caisses de la mairie. Les 20 millions restants ont été bloqués par le comité malien avec la complicité de Nawa Traoré et Méité Zoumana, le directeur de l’abattoir. 


Qui est Nawa Traoré?


C’est le chef des étrangers. Comment cela est arrivé ? Lorsque nous avons signé la convention, nous avons versé 2,8 millions à la mairie. Lorsque Méité a appris cela, il n’était pas content. Il souhaitait qu’on lui donne l’argent pour qu’il le verse à la mairie. Bien avant la signature de cette convention, Méité a écrit au District pour dire que seule la confédération peut nous aider à avoir la collecte des taxes. Donc il nous avait donné l’autorisation verbale de collecter l’argent pour le District. En neuf mois, nous avons collecté 108 millions qui ont reversés à Méité. Comme notre convention avec la mairie lui créait des problèmes, il a convoqué toutes les communautés pour leur demander de s’opposer à nous. Hormis la communauté malienne, toutes les autres ont lâché Méité. Mais pire, quand nous avons vérifié,  suite aux remous, nous avons découvert que Méité n’a versé que 24 millions sur les 108 millions. 


L’Etat de Côte d’Ivoire veut se relancer dans la production  bovine. Quelle peut être votre contribution dans ce processus?


Nous avons effectué plusieurs missions à l’étranger dans ce sens. Nous sommes en train de bousculer les bailleurs de fonds pour que la Sodepra soit ressuscitée. J’ai même fait venir des experts à Abidjan. Il y a un projet que nous avons déposé au ministère. Les bailleurs de fonds veulent un vrai groupement. Ils ont adressé un courrier au ministère. Les experts sont venus faire des études et le coût est de 2,8 milliards de francs.


Propos recueillis par


D. Gouly


Envoyé spécial à Pogo



Source : fratmat.info

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