Le Parti Ecologique Ivoirien



TENSION DE TRESORERIE Et si les créanciers de l’Etat réclamaient l’unicité de caisse



samedi 13 décembre 2008 - Par lematindabidjan.com
 


 
La situation inquiète. Les créanciers de l’Etat grognent. Ils veulent être payés. Mais l’appropriation, par les forces nouvelles, d’une partie des ressources de l’Etat n’est pas faite pour aider à répondre efficacement aux préoccupations exprimées.

Les caisses de l’Etat, c’est un secret de polichinelle, sont en souffrance. Alors que les charges se sont considérablement accrues. La Côte d’Ivoire, privée d’appuis extérieurs depuis plusieurs années du fait de la guerre ne vit que sur ses ressources propres. Mais le pays a pu honorer ses engagements vis à vis des bailleurs de fonds. Le gouvernement, grâce aux efforts du ministre de l’Economie et des Finances, Diby Charles, a remboursé entièrement sa dette de 118 milliards Fcfa due à la banque mondiale. Le FMI et la BAD ont été également réglés. En interne, 97 milliards Fcfa ont été débloqués pour le programme d’identification. Les fonctionnaires et agents de l’Etat ont été régulièrement payés. La Côte d’Ivoire est bien partie pour bénéficier enfin de la phase de décision de l’initiative PPTE dans le cadre de l’annulation de sa dette extérieure. On pourrait parler d’exploit. Malheureusement, il y a encore des mécontents, ceux qui attendent leur tour. Il s’agit particulièrement des fournisseurs de l’Etat dans l’ensemble. Les maires eux se veulent plus amers. Ils projettent de rentrer en grève à compter de demain vendredi, si rien n’est fait au niveau de l’Etat pour renflouer leurs caisses. Réaction tout à fait légitime, avance-t-on. Puisqu’il s’agit d’une question de survie. Les difficultés sont devenues intenables, à les entendre. Seulement la réalité est là. L’Etat est en difficulté. Comment peut-il arriver à satisfaire toutes ces revendications à la fois ? L’on se demande donc ce que peut bien donner une grève aussi légitime soit-elle, dans une situation que le premier ministre, chef du gouvernement lui-même qualifie de difficile? Les choses vont se complique encore davantage. Et pourtant il y a une solution que les Ivoiriens dans l’ensemble sont en droit de réclamer. Il s’agit bien de l’unicité de caisses de l’Etat. La Côte d’Ivoire, malgré la réunification du pays, reste encore divisée sur le plan économique. Les recettes de l’Etat qui couvrent les dépenses, proviennent seulement de la partie sud du pays. Pendant ce temps, le nord qui engrange 40 milliards de Fcfa par mois, selon le chef de l’Etat, conserve encore par malhonnêteté ces fonds. La mise en œuvre de l’article sur cette question recommandée par l’accord de Ouagadougou est foulée aux pieds par le premier ministre Soro Guillaume et ses hommes. Des missions ont été organisées dans les zones nord dans le cadre de l’unicité de caisses, mais les forces nouvelles font encore de la diversion. Et il suffit de dénoncer cette mauvaise foi que ces détenteurs illégaux des fonds de l’Etat crient au loup. Et pourtant, il faudrait bien que cette situation prenne fin un jour.

Vincent Kouassi
Kouassiv2002@yahoo.fr

Source : lematindabidjan.com

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