Parti Ecologique Ivoirien





Commentaires/ Problèmes de voiries, goudron dégradé
Pourquoi ne pas essayer le béton pour nos routes ?

Il n’y a pas de routes à Abidjan. Sinon ce qu'il en reste est impraticable. Les populations éprouvent d’énormes difficultés à se déplacer aussi bien à l’intérieur des quartiers qu’entre les différentes communes. Le bitume fait défaut. Et les quelques rares voies qui en sont revêtues sont dégradées. Après analyse de cette situation, nous sommes en droit de nous poser des questions. Premièrement, le bitume reste-t-il le seul moyen pour construire des routes dans nos pays en voies de développement ? Deuxièmement, le coût du bitume n’est-il pas un handicap ? Enfin, quelles pourraient être la contribution des populations dans la construction des voies ?

La Côte d’Ivoire avec aujourd’hui un réseau routier de plus de 5 500km de routes bitumées, dispose du meilleur réseau routier de l'Afrique de l'Ouest.; une autoroute de 155 km entre Abidjan et Singrobo (avant Yamoussoukro).

Selon plusieurs spécialistes en construction de routes, la réalisation d’un axe de 1 kilomètre reste extrêmement coûteuse : on estime de 200 à 500 millions FCfa le coût du kilomètre de bitume. Ce montant comprenant bien entendu le terrassement, le déblais et le remblais, le travaux d’assainissement, la réalisation de fossés, la réalisation de rampe d’accès aux différents ponts, la réalisation de bassins pour recueillir les eaux pluviales etc…

On imagine aisément l’investissement réalisé par le président Félix Houphouët Boigny qui voyait les choses en grand. L’entretien de ce réseau routier coûte excessivement cher et on a du mal à ajouter des kilomètres supplémentaires à ce qui existe depuis le président Henri Konan Bédié à Laurent Gbagbo. La situation recommande donc de se tourner vers d’autres solutions pratiques et surtout peu coûteuses. Prenons par exemple le béton. En lieu et place du bitume, on pourrait essayer de revêtir nos voies intermédiaires avec du béton : du ciment, du gravier…

En attendant de démontrer que ce matériau n’a pas une longue durée de vie pas plus que le bitume, l’Etat pourrait prendre l’option d’autoriser les entrepreneurs à utiliser le béton comme des précurseurs l’ont fait pour relier le quartier de la Djibi à la Riviera 2. Pour rendre la mesure efficace, l’Etat pourrait décider de fixer ‘‘un prix spécial’’ pour le ciment devant servir à construire des routes dans les quartiers. Les riverains peuvent former des comités au sein desquels des cotisations mensuelles de 1000 à 2000 F Cfa par famille pourraient être levées pour ces travaux. Cela pourrait faire un grand bien à des communes comme Abobo et Yopougon où il est difficile de se déplacer. La tonne du ciment faisant 90.000 F Cfa, on comprend que 200 millions de F Cfa peuvent revêtir plusieurs kilomètres à l’intérieur d’Abidjan. Et éviter les inondations dans les quartiers. Cela pourrait se faire également pour les pistes villageoises qui constituent des calvaires pour nos populations. Les populations doivent apporter leur pierre à l’édifice. Des mutuelles villageoises peuvent se mettre en place pour collecter les cotisations des cadres. Faire en sorte qu’on attende rien des politiques pour développer nos régions. Par ricochet, ces travaux pourraient occuper sainement les jeunes qui n’ont rien à faire de leurs journées avec la contribution de nos nombreux jeunes formés en ponts et chaussées à Yamoussoukro. Le développement est à notre portée si nous le voulons. Il faut commencer par construire nos routes et voies comme l’avait bien compris le père fondateur Félix Houphouët Boigny. Ne dit-on pas que la route précède le développement.  La réflexion est ouverte.

 

Bakayoko Youssouf

Source : abidjan.net



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