Le Parti Ecologique Ivoirien



SOCIETE Pollution de l’air Les conducteurs sensibilisés sur les gaz d’échappement




samedi 13 décembre 2008 - Par L'Intelligent d'Abidjan
 


Dans le cadre de la Quinzaine Nationale de l’Environnement édition 2008 qui s’est ouverte le jeudi 11 décembre 2008, le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts (MINEEF) a poursuivi le vendredi ses activités, par la sensibilisation sur les émissions de gaz d’échappement dans les dix communes d’Abidjan. Le lancement de cette phase qui va durer deux (02) jours a eu lieu au grand carrefour de Marcory. Selon le professeur Ochou Abé Delfin, Directeur général de l’Environnement et représentant pour l’occasion le ministre Aka Ahizi Daniel, les véhicules à moteur ont une part importante dans la pollution de l’air et de l’environnement. A cause de l’utilisation du carburant fossile (essence, gasoil, le gaz…) qui pendant leur combustion brûle et dégage de la fumée. C’est cette fumée, composée de certains gaz, qui pollue l’air et détériore notre santé et l’environnement. L’air que nous respirons respecte une certaine qualité et a ses constituants. « Y ajouter d’autres substances dégrade sa qualité et peut causer des dégâts irréparables pour la santé des populations », a souligné le Pr. Ochou. Les gaz émis en supplément dans l’atmosphère comme ceux dégagés par les pots d’échappement des voitures sont surtout constitués de gaz carbonique (CO2), de méthane. Il a précisé que ces deux constituants représentent les gaz à effet de serre. Ces gaz maintiennent la température de la terre à un taux stable (18°C) et sans eux, c’est la catastrophe. Mais il se trouve qu’à travers nos activités qui polluent, notamment l’industrie et la pollution des voitures, les hommes en rajoutent au CO2 et au méthane déjà présents dans l’atmosphère. « Ce plus, augmente la température de la terre. Et c’est ce qui est constaté depuis l’ère industrielle », a affirmé le directeur de l’Environnement. Ce réchauffement entraîne un dérèglement du système climatique. A certains endroits, on observe des phénomènes extrêmes. Tels que des inondations, des sécheresses, la fonte des glaces qui, elle, provoque l’augmentation du niveau des mers. Les côtes sont envahies, les pays côtiers et les îles disparaissent sous les eaux. L’éminent chercheur a déclaré que la Côte d’Ivoire n’est pas épargnée par ces phénomènes naturels. Pour preuve, le village de Kpanda dans la région de Grand-Lahou a connu la remontée brutale des eaux faisant disparaître des pans entiers de ce village. « C’est dû en partie au gaz d’échappement des véhicules et ceux des industries », a-t-il confirmé. Il a regretté le fait que le pays n’ait pas les moyens surtout économiques, financiers et techniques pour quantifier la part de la pollution des gaz d’échappement. L’activité du jour a pour but de sensibiliser les populations sur la nécessité de changer de comportements afin d’éviter les catastrophes. Cela veut dire que tous les automobilistes fassent leur vidange, utilisent du carburant de bonne qualité, révisent leurs moteurs, etc. Pendant deux jours, dans les dix communes d’Abidjan, des équipes techniques vont sensibiliser les chauffeurs de taxis, gbaka, Wôrô-wôrô, et autres sur l’impact de leurs voitures dans la dégradation de l’environnement.

Olivier Guédé


Source : lintelligentdabidjan.org

Les Verts D'Europe  verts au parlement europeen       Le logo des verts de France  Ecolo   FéPEV-RAO     

Reproduction interdite du site

haut de page haut de page