Le Parti Ecologique Ivoirien



Un sergent vole un pistolet dans l’armurerie et va commettre des attaques




jeudi 05 mars 2009 - Par soirinfo.com



   L’insécurité continue d’être intenable malgré de bonnes intentions de nos agents des forces de l’ordre, pour lui donner des « mensurations » raisonnables. Les malfaiteurs occasionnent toujours tristesse et désolation dans les rangs des populations. Et quand des agents même des forces de l’ordre deviennent des animateurs attitrés de la pègre, il y a des raisons de désespérer. Le sergent Kouassi Noël Jean Luc, né en 1972 à Treichville et en fonction à la Préfecture de police d’Abidjan, est au nombre de ceux qui souillent la corporation de la police nationale. L’homme était tout simplement chef de gang. Et comme Dieu ne cautionne pas de telles dérives, il s’est fait épingler. Et ce, grâce à la vigilance d’un chauffeur de taxi. C’était le mercredi 18 février dernier. Ce jour-là en fait, indiquent nos sources, dans la commune d’Abobo, des individus au nombre de quatre, empruntent un taxi-compteur. Ils demandent à être conduits au quartier reculé de « Pk 18 ». Le chauffeur embarque ces clients. Mais après quelques mètres parcourus, le conducteur remarque des attitudes bien bizarres de la part de ses passagers. Celui qui est assis à l’avant avec lui, se retourne très souvent et chuchote on ne sait quoi, avec les trois autres installés sur la banquette arrière. Aux yeux du chauffeur de taxi, ces attitudes sont bien loin d’être innocentes. Il en est d’ailleurs situé, lorsque jetant discrètement un coup d’œil sur son voisin immédiat, il remarque débordant sous la chemise de ce dernier, le canon d’un pistolet. Cette fois, il est totalement convaincu de la sombre nature de ses passagers. Et rien ne dit qu’il n’est pas dans le viseur de ces derniers. Que faut-il faire alors ? La première station d’essence qui se présente à lui est une aubaine. Il y fonce. Puis, il descend , effectivement, sont des gangsters et qui comprennent qu’ils sont démasqués, sortent eux aussi du taxi et se mettent à détaler. Les appels de détresse du chauffeur de taxi, parvenus à de bonnes volontés, les criminels sont pris en chasse. Deux d’entre eux sont chopés. Il s’agit de Ouédraogo Moussa, veilleur de nuit âgé de 55 ans et de Kouassi Noël Jean. Fouillé, il se trouve que ce dernier est sergent de police en service à la Préfecture de police d’Abidjan. Deux armes à feu sont saisies sur lui. Tous les deux sont conduits à la Police criminelle pour continuation d’enquête. Et là, à en croire les informations, il est demandé au policier d’où il tient la seconde arme à feu trouvée en sa possession ? Vu qu’il est connu qu’un policier a droit en toute légalité, à une seule arme de dotation. A cela, le sergent Kouassi Noël répond qu’il a ramassé le second pistolet automatique dans les environs de la morgue d’Anyama. Et ce, au cours d’une opération de ratissage. Qu’à cela ne tienne. Pourquoi, alors, n’en a-t-il pas parlé à son supérieur ? L’homme bégaie avant d’avancer une autre version. C’est que l’arme en question est la dotation d’un adjudant-chef de police du nom de Konan Kouakou. Ce dernier, bénéficiant de congés maladie, est allé tout simplement déposer son arme à l’armurerie de la Préfecture de police. Ainsi, après sa permission, viendrait-il la récupérer. Et selon le sergent Kouassi Noël, c’est le responsable de l’armurerie qui lui a vendu le pistolet de l’adjudant-chef. Mais confondu une fois de plus à ce niveau, le policier, accusé de mentir comme un dentiste, donne cette fois, la vraie version. Et celle-là est toute simple. L’homme explique que des collègues et lui, désignés pour un service commandé, ont été autorisés à se rendre dans l’armurerie de la Préfecture de police, pour se faire remettre des kalachnikovs. Et sur place, profitant de l’inattention du responsable des lieux, il chipe le pistolet qui se trouve être l’arme de dotation de l’adjudant-chef de police. Poursuivant, le flic d’un autre genre souligne mettre cette autre arme à la disposition du gang dont il est le chef, pour commettre des attaques. A ce propos, son acolyte Ouédraogo Moussa, le veilleur de nuit, précise que leur gang est spécialisé dans les braquages des taxis-compteurs. Et c’est la énième attaque qu’ils devaient commettre le 18 février dernier, lorsque tout s’est gâté. Les deux autres lascars en fuite, sont recherchés. En attendant, le sergent de police et le veilleur de nuit ont été déférés devant le parquet. C’était le mardi dernier 3 mars.


KIKIE Ahou Nazaire

Source : soirinfo.com

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