Le Parti Ecologique Ivoirien

Forum des ivoiriens de l’étranger (Ivoriandiaspora, Chicago USA)




 samedi  17 mai 2008 - Par Gaoussou Ouattara
 

Mémorandum  des ivoiriens de la diaspora

sur la problématique du retour au pays

 

 

Fait à Lugano en Suisse

le samedi 17 mai 2008

 

Introduction

 

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes de la diaspora ivoirienne,

Chers amis, chers frères et sœurs du pays profond.

 

du 17 avril au 17 mai 2008,  les ivoiriens de la diaspora, ont échangé librement leurs opinions, leurs craintes et leurs espoirs sur la problématique du retour au pays et ont analysé sans faux-fuyant les succès  et surtout les échecs dramatiques qui en découlent des retours mal préparé en amont, par manque d’une étude fiable de faisabilité et d’une méconnaissance des réalités du terrain ainsi que l’environnement économique et social de notre pays,  la Côte d’Ivoire.

Un comité scientifique  composé de onze membres, a vu le jour dans le but de présenter à la diaspora ivoirienne et aux institutions  ivoiriennes liées à l’émigration, les conclusions des débats. Vous trouverez la composition de ce comité en annexe 1 du présent mémorandum.

Le comité a enregistré l’intervention introductive du débat présenté par le Dr Serge-Nicolas NZI,  de Lugano en Suisse appuyé par l’intervention du Frère Richard Yao Konan, modérateur du Forum des ivoiriens de l’étranger,  de Chicago aux  USA. Vous trouverez ces deux documents en annexe 2 du présent mémorandum ainsi que la liste de tous les intervenants. Les remerciements du forum ont été exprimé en annexe 3 du présent document

Pour mieux nous comprendre,  nous avons jugé utile de définir les termes de  migration et d’immigration, pour mieux appréhender le retour dont-il sera question dans ce document. La migration,  désigne le déplacement  d’une personne se traduisant par un changement de résidence, elle est considérée comme une forme particulière de mobilité. Pouvant prendre la forme d’un déplacement de court, de moyens ou de long terme.

La migration internationale dont-il sera question dans ce document, est un déplacement de personnes entre pays. Elle dépend des législations plus ou moins libérales en matière de départ, de transit ou d’accueil.

L’immigration,  désigne la migration d’une personne depuis l’extérieur vers un territoire. Nous parlons de migration de retour,  pour désigner le déplacement d’un migrant vers son lieu de départ. Nous rappelons que  le migrant est considéré par les conventions internationales, comme une personne vivant hors de son pays d’origine depuis plus d’un an.

 

La migration hors de la Côte d’Ivoire

Les motifs de l’émigration des ivoiriens et des jeunes en particulier ont été examiné par le forum, ils sont divers mais souvent liés entre eux. La décision de migrer, encadrée par les théories qui ont été évoquées, est déterminée par les facteurs économiques ( emploi ou le chômage, la pauvreté, le manque de ressources, la conjoncture économique défavorable, la précarité, les facteurs sociaux, la santé, l’éducation, la formation, le regroupement familial, des facteurs démographiques liés à la croissance dans les grandes villes comme Abidjan, Bouaké, Daloa, Korogho etc.. avec son lot de braquages, de banditismes et d’insécurité, et les facteurs sociopolitiques liés à l’instabilité politique et institutionnelle, ( guerre, coup d’état, exécutions sommaires, corruption, violation des droits de l’homme, mauvaise gouvernance etc..) ont provoqués une émigration massive des ivoiriens vers les pays voisins,  au moyens orient, ou vers l’Europe et l’Amérique du nord en particulier.

 

La fuite des compétences  et des cerveaux ivoiriens

Mesdames et Messieurs, on nous a souvent présenté la migration comme le salut pour nos pays, examinons ici quelques unes de ses conséquence pour nos pays africains fragiles et de la Côte d’Ivoire en particulier.

La migration des travailleurs hautement qualifiés peut être positive  dans la mesure où le pays dont-ils sont originaires possède déjà des réserves minimales de travailleurs qualifiés. Si un médecin ou une infirmière   ou même un électricien et un plombier quittent le village,  la ville ou la région et s’il n’y a personne pour les remplacer, on peut difficilement parler d’avantages pour le pays concerné par une telle hémorragie.

Cela nous amène à constater qu’il y a un seuil qui constitue une limite inférieur en deçà de laquelle un pays subit les conséquences de la migration de tous ses travailleurs qualifiés et hautement qualifiés étant donné que la capacité de remplacement  n’existe pas dans l’immédiat. Le Zimbabwe de Robert Mugabe fait en ce moment l’amère expérience de médecins volatilisés en Afrique du Sud en Tanzanie, ou en Angleterre. Des ouvriers agricoles en exil au Mozambique, ou des chauffeurs de bus en Zambie ou en Namibie.

 Dans le cas de la Côte d’Ivoire, nous évoquons ici avec amertume le fait que beaucoup de professeurs de lycée et surtout des professeurs d’universités,  de mathématique, de science physique, de génétique, de biologie, de chimie, de biotechnologie, d’informatique  etc. ont quittés le pays à la faveur des troubles évoqués plus haut. C’est donc au dessus du seuil pré indiqué que la migration peut être considéré comme positive.

Jusqu’à ce que le nombre de travailleurs migrants atteigne sa limite  supérieur, au dessus  de laquelle l’émigration de professionnels  et de travailleurs hautement qualifié est de nouveau problématique car la capacité de remplacement est épuisée.  Entre ces deux limites  on peut parler de transfert des cerveaux,  au dessus et en dessous de ces limites la fuite des cerveaux devient une réalité.

Nous constatons d’autre part que lorsque l’infirmière qualifiée et des chercheurs chevronnés migrent vers des pays plus avancés pour occuper des emplois inférieurs

(Garde malade, aide soignant, usines, restaurant, magasins, gardiens, agents d’entretien, femmes de ménages, videurs de boîtes de nuit, sans parler des jeunes filles pieds et points liés aux milieux de la drogue et de la prostitution,  etc.) La migration dans de tels cas a un aspect difficilement positif.

Dans ce cas,  Bien que l’offre ait satisfait à la demande, que le travailleur puisse gagner de l’argent et en envoyer une partie à sa famille restée au pays et que l’employeur ait trouvé une main-d’œuvre relativement bon marché. Il est dans ce cas difficile de considérer que cette situation est bénéfique pour toutes les parties.

Nous avons tenu à exprimer cette réalité à l’intention de tous nos frères et sœurs qui sont piqués par le virus de la migration en Europe et en Amérique du nord et qui ne savent pas que des immenses pièges les attendent à l’arrivée.

 

L’option  immigration de développement

Le comité scientifique après avoir pris connaissance de nombreux échecs de nos compatriotes à consacré beaucoup de temps à l’analyse de l’option immigration de développement,  exprimé par la sociologue ivoirienne présidente du dit comité, notre sœur le Dr Marie Françoise Coulibaly.  Il ressort de cette analyse que la diaspora ivoirienne constate la faillite de la plupart des politiques publiques de l’immigration à travers le monde, cela nous conforte à inviter la Côte d’Ivoire à soutenir l’option immigration de développement.

C'est-à-dire un développement qui inclut aussi bien le progrès de notre pays, le bien être de immigré et le mieux être du pays d’accueille. Le concept d’immigration de développement très en évidence dans des pays voisins comme le Mali s’accompagne incontournablement de l’idée de la double intégration des migrants.

Il demande qu’à côté des efforts qui sont déployées pour que l’immigré s’intègre dans sont pays d’installation, d’autres efforts sont consentis pour qu’il continue également  à être en mesure de vivre ou de revivre dans sont pays d’origine. De plus les ivoiriens vivants à l’étranger dans le contexte d’immigration aident leurs parents et famille au pays et peuvent aussi par leurs investissements créer des mutuelles de développement, des PME génératrices d’emplois pour notre jeunesse qui affronte au quotidien le chômage et l’horizon du désespoir.

La tendance actuelle observée par les uns et les autres, laisse apparaître que beaucoup de nos compatriotes longtemps restés expatriés ont du mal à se réinsérer facilement dans la nouvelle Côte d’Ivoire qu’ils redécouvrent. Beaucoup parmi nous vivent d’emplois précaires ne parviennent pas à préparer convenablement leurs retours  en construisant par exemple des logements de résidence ou en justifiant une réalisation d’envergure.

Leur épouse au cas où c’est un couple mixte et leurs enfants se retrouvent  en déphasage, contraint en permanence à faire face au choc social et culturel. Tout leur parait tellement différent et difficile qu’ils s’épuisent nerveusement, psychiquement et physiquement en pensant  devoir recommencer éternellement leur vie.  D’autant plus que,  le retour au pays où on attend tout de ceux qui ont vécu chez les blancs, ils ne trouvent pas facilement la compréhension et l’aide dont ils ont pourtant besoin pour affronter les pièges du retour.

 

Concernant la contribution de la diaspora  au développement de la Côte d’Ivoire

Le comité scientifique et plusieurs membres du forum, retiennent que personnes ne viendra  produire pour le progrès des ivoiriens, c’est pourquoi au nom de la diaspora ivoirienne, nous avons tous retenu une idée essentielle émise par plusieurs intervenants : l’homme ivoirien doit être au centre du développement de la Côte d’Ivoire, l’homme ivoirien au centre de la croissance et du partage des biens.

Encore faut-il que nous sachions définir notre développement comme étant  la maîtrise, à partir  de notre environnement culturel, des ressources et des techniques permettant la santé physique pour tous, la santé mentale pour tous, la santé morale, économique et sociale pour tous les ivoiriens. Pour cela l’exercice du pouvoir politique doit être un service et non un privilège, le bien être de tous les ivoiriens dépend de ce qui précède.

Nous constatons tous que les migrants ivoiriens éparpillés à travers le monde  ont toujours apporté du soutien et témoigné d’une grande solidarité à leurs parents  et concitoyens restés au pays. Cette aide se traduit de différentes manières. Elle épaule les familles en cas de maladie, de décès, de soutien financier pour la scolarisation de nos cadets et soutien moralement les familles à affronter un quotidien de plus en plus difficile avec une agriculture ivoirienne incapable de nourrir tous les ivoiriens et qui provoque une flambée des prix des produits nécessaires à la consommation courante des ménages.

Les transferts de fonds des migrants ivoiriens vers leur pays d’origine, la Côte d’Ivoire prennent une ampleur importante. Ils contribuent aussi à la réalisation de projets communautaires comme la création d’un point d’eau, la fourniture de médicaments à des petits dispensaires du milieu rural ivoirien et parfois à la fourniture de matériels didactiques aux coopératives scolaires de nos villages.

Ces transferts de fonds sont de mieux en mieux organisés  grâce au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication ( NTIC ) et à la multiplication des possibilités d’envois sécurisés. Ces fonds constituent un appoint de plus en plus conséquent pour l’économie nationale en cette période de crise économique, social, politique et institutionnelle.

Une des équations  possibles pour résoudre le problème de la pauvreté  dans notre pays la Côte d’Ivoire,  pourrait être d’utiliser avec génie les savoirs accumulés par la diaspora ivoirienne à travers le monde pour les mettre au service du développement de notre pays. Cela se fait déjà dans le domaine sportif et du football en particulier.

Cette approche, régulièrement ignorée dans le domaine de la coopération scientifique, technique, technologique, et économique entre notre pays et ses partenaires occidentaux, présente  l’avantage de mieux contextualiser les solutions à apporter aux problèmes multiformes de la Côte d’Ivoire,  notre pays à travers l’action de la diaspora ivoirienne.

 

Changer de regards sur l’émigration

Chers compatriotes, ce que retient d’ordinaire la grande masse de nos compatriotes ivoiriens quant à son expérience quotidienne de l’existence chez nous en Côte d’Ivoire, c’est d’abord avant tout l’aperçu psychologique qui peut correspondre à un miroir trompeur. En effet, des impressions,  des  sensations, des perceptions qui participent de la réalité partielle, mais dont la réception, la digestion finale et la conséquence de comportement relèvent non du mûri et du pensé, mais  de l’immédiat et du ressenti, ne renseignent pas à suffisance sur la vérité d’un lieu.

 La philosophie défaitiste  que l’on a tendance  à se faire du  chez soit procède d’un état d’esprit pêchant par déficit de détachement et par absence d’instruments divergents et comparatifs de jugement.

 La prise en charge d’une réforme de principes, d’une inversion mentale du regard des ivoiriens, incombe prioritairement dans cette optique à certaines branches de l’élite, notamment celles dont  l’activité implique une influence ou un contact direct avec la communauté nationale sous l’angle de son édification morale et intellectuelle : les enseignants, les journalistes, les hommes politiques, les services sociaux, les syndicalistes, les religieux, les chefs traditionnels,  les mouvements associatifs etc..

Ils constituent tous autant de moules ou de creuset d’évidence d’une nouvelles vision ivoirienne, qui renie l’héritage de la soumission, du complexe d’infériorité, certaines de nos coutumes qui sont aujourd’hui des pesanteurs pour l’ensemble de la société ivoirienne, fétichisme, sorcellerie, maraboutage et  autres croyances qui nous tirent par le bas et bien sûr  l’irréversibilité de l’itinéraire de notre pays.

  Mesdames et Messieurs La modification du regard que nous évoquons devant vous,  ne se fera pas sans efforts et sacrifices. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une profonde remise en cause de nos esprits pour affronter la modernité et les vents de l’histoire nouvelle de la Côte d’Ivoire post-conflit, qui doit être un pays debout et digne et non à plat ventre devant des intérêts étrangers.

 

Pour que la Côte d’Ivoire se relève avec sa diaspora

Mesdames et Messieurs, chers compatriotes de la diaspora et du pays profond,  le groupe de travail que vous avez mis en place pour vous livrer les conclusions du présent débat dont vous prenez connaissance aujourd’hui avec attention, a entre plusieurs propositions  mis un accent particulier sur la science. Car les peuples qui se développent aujourd’hui sont ceux qui privilégient la recherche scientifique et ses applications. La Côte d’Ivoire nouvelle  devra prendre très à cœur cette orientation pour créer un réseau de chercheurs éprouvés dans les domaines des besoins essentiels de la nations .

Comment conserver dans le long terme les produits comme l’igname, le tarot, la banane, la patate, le manioc et tous nos vivriers qui pourrissent en brousse, par la faute de routes impraticables en saison pluvieuse, faisant de nos plus braves régions des zones sinistrées par la faute d’une planification et d’un aménagement du territoire inadapté aux réalités de notre temps ?

C’est ici que la coopération internationale devra être utilisée judicieusement, tant au plan des ressources humaines que dans  la mise en rapport avec les produits les plus performantes. Mesdames et Messieurs, chers frères et sœurs , le jour qui passe est passé, l’heure qui sonne est sonnée,  demain seul reste et les après demain. Nous avons  perdu beaucoup de temps à regarder notre pays se dégrader.

Mais nous venons à travers ce débat de gagner du temps pour rattraper notre torpeur, nos méfiances, nos susceptibilités, nos incohérences  et nos propres insuffisances qui nous ont conduit à l’impuissance et dans les impasses de l’histoire actuelle de notre pays. Histoire récente fait aujourd’hui de la côte d’Ivoire un pays déboussolé, un pays à genoux. nous avons entendu et relevé le désarrois,  la crainte,  la perplexité et les angoisses de tous nos compatriotes de la diaspora dans des interventions de grandes sincérités.

Mesdames et Messieurs, chers frères et sœurs. Votre rapporteur en s’appuyant sur l’expérience des peuples dans l’histoire humaine vous exprime ici la conviction sincère qu’il n’y a pas de remèdes à des situations de crise institutionnelle, morale,  économique et sociale qui ne procèdent d’abord d’une volonté de réforme politique, passant notamment par l’approfondissement de la démocratie ou du respect des droits de l’homme. Ceci est vrai en Europe de l’est, en Asie, en Amérique latine, mais ceci est vrai également en Afrique et en Côte d’Ivoire particulièrement.

Il nous faut rappeler sans faiblesse à nos compatriotes ivoiriens et à tous ceux qui veulent voir les ivoiriens à plat ventre à cause de leurs petits intérêts, personnels, sordides et mesquins que la liberté de penser, d’exprimer, d’entreprendre et d’agir  qui suppose un respect pointilleux des principes fondamentaux des droits de l’homme et de la bonne gouvernance sont  un facteur essentiel de développement.

 Il serait une mauvaise politique de transiger sur l’essentiel, car sans liberté de vivre et d’entreprendre, il ne peut y avoir de développement durable, encore moins d’indépendance. Les ivoiriens de l’étranger savent à l’avance que  les nations amies,  les vrais amis, d’Europe, d’Asie et d’Amérique nous serons d’un grand appui précieux pour nos propres mutations dans le but  d’aider la côte d’ivoire à se relever et non de décider à la place des ivoiriens.

 C’est une Côte d’Ivoire libre,  juste, digne et prospère pour tous ses enfants  que nous appelons de tous nos vœux, car c’est elle,  qui pourra fonder la confiance de tous les ivoiriens, rassurer tous nos partenaires, attirer les investissements et créer des emplois pour notre jeunesse qui n’éprouvera plus alors la nécessité du choix douloureux de l’émigration.

 

Propositions et recommandations pour l’avenir

Mesdames et Messieurs, un pays est d’abord riche des hommes et des femmes qui forment sa population. Les ivoiriens de l’étranger à travers le présent forum, après une analyse critique sans complexe de leurs propres responsabilités dans la migration des jeunes désœuvrés et des compétences de très hauts niveaux vers l’Europe et l’Amérique du nord. Le forum formule quelques pistes de recommandations suivantes 

1) - L’organisation après la guerre des états généraux de la diaspora ivoirienne.  il s’agit dans un premier temps, de procéder à un vrais recensement  quantitatif et qualitatif des ivoiriens de l’étranger dans la perspective de la mise en place d’une politique intégrée d’échange et de valorisation de la diaspora ivoirienne.

b) - procéder au recensement des organisations les mieux structurées de la diaspora ivoirienne capables de s’impliquer dans des initiatives visant le progrès de notre pays.  La disponibilité d’un tel répertoire permettrait aux organisations  et ONG des pays de

Européens et nord américains de développer des synergies et faciliter les contacts locaux.

 

2) a -  la fiscalité douanière ivoirienne étant l’une des plus élevé de la sous région, la diaspora ivoirienne craint à moyen terme  que cela soit un obstacle  à la relance économique de la Côte d’Ivoire post-conflit et un frein pour la compétitivité du marché ivoirien, qui a besoin d’être attractif pour attirer les investissements étrangers et ceux de la diaspora ivoirienne en particulier.

-b ) Au plan administratif, dans le but d’éviter la dispersion des efforts et l’émiettement entre plusieurs services qui se combattent parfois en faisant la même chose, il est parfaitement souhaitable de créer au sein du ministère de l’économie et des finances un service unique d’écoute et d’accompagnement pour facilité les formalités administratives à tous ivoiriens désireux d’investir dans son pays.

 

3) -  Le forum encourage la diaspora ivoirienne à fonder un grand groupe mutualiste capable de mobiliser l’épargne externe et interne en vu de soutenir des initiatives individuelles et collectives de production, d’accession à la propriété mobilière et  immobilière, etc.. Cela doit se faire dans le cadre d’une vaste concertation au grand jour dans la confiance et la sincérité, loin des magouilles et autres combines, qui  ont grandement affecté l’unité d’action des communautés ivoiriennes de  l’immigration.

4) - Le forum encourage tous nos compatriotes désireux de retourner au pays, de le faire après une juste appréciation des risques par une étude minutieuse de leurs projets en prenant le soin de préparer psychologiquement leurs proches à cette mutation et de régler surtout en amont les problèmes liés à l’environnement familiale, bancaire, économique, social et financier de la Côte d’Ivoire. Toute improvisation dans ce domaine nous a été formellement déconseillée par les expériences des un  et des autres.

5) - le forum des ivoiriens de l’étranger rend hommage et se réjouit du talent, de la qualité et du nombre croissant de nos compatriotes, ouvriers et de nos ouvriers spécialisés qui travaillent sur les chantiers, sur les chaînes de montage et autres fabriques en Europe ainsi qu’en Amérique du nord, ils sont pour la plupart prêt à aller soutenir sur place la reconstruction de la Côte d’ivoire post-conflit. Malheureusement,  aucun partenariat et aucune filière n’existe sur place pour créer un courant favorable à leurs implications dans un programme clairement défini pour la reconstruction du tissu économique et industriel de notre pays ravagé par la guerre. 

6) -  la diaspora ivoirienne estime que la mondialisation, à laquelle chaque pays doit faire face entraîne des défis tant technologiques que politiques pour la  Côte d’Ivoire et les autres pays de la sous région ouest africaine, cela exige de la diaspora ivoirienne un engagement responsable pour contribuer à l’élaboration et la mise en œuvre des réponses techniques appropriées par l’exploitation des connaissances et compétences  acquises et des réponses politiques par la mise en place d’une société civile ivoirienne en pleine communion avec sa diaspora.

7) Nous constatons avec regret que les bourses de formation à l’étranger ne profitent pas souvent aux ivoiriens les plus méritants, mais à des petites copines, des cousins, des neveux ou nièces, dont certains se retrouvent en Europe sans qu’on ne sache s’ils sont des étudiants, des touristes, des trafiquants ou des commerçants de passage. Il faut assainir le système d’attribution des bourses pour qu’il profite aux ivoiriens et à la nations. La Côte d’Ivoire de demain doit tourner le dos à l’immédiat de quelques uns et prendre à bras le corps le sort du plus grand nombre.

8 a -)  Valoriser les compétences des professeurs et autres scientifiques ivoiriens qui sont à la retraite en Europe et en Amérique du nord que notre pays peut utiliser pour rehausser le niveau de notre système éducatif et de formation en baisse constant depuis de nombreuses années.

b)- Nous savons tous qu’en football, sport qui se pratique avec les pieds,  les sportifs de haut niveau sont souvent appelés par leur pays pour le renforcement,  la formation ou le management de l’équipe nationale qui défend le drapeau de la nation dans les compétitions internationales. Cela est parfaitement possible  dans les domaines des sciences, des techniques et de la technologie, ne pas explorer cette voie est une aberration et une absurdité incompatible avec les défis que le développement humain nous impose.

 

9) - S’agissant de l’emploi et de la création d’entreprise, il est nécessaire de créer un cadre, ou plutôt un canal qui  intègre et facilite le retour et l’insertion professionnelle  et sociale au pays. Des mesures dans ce sens doivent être prise pour inciter la diaspora ivoirienne à investir dans le pays.  De telles mesures existent déjà pour attirer des entreprises européennes et nord américaines vers les zones franches par des exonérations d’impôts dans les  cinq premières années  de démarrage de l’entreprise. Cela est parfaitement envisageable pour la diaspora ivoirienne.

10) - La création au sein du gouvernement ivoirien d’un secrétariat d’état en charge des ivoiriens de l’étranger pour créer un canal direct entre la diaspora et les institutions de l’état ivoirien. Ainsi que la création au sein de ce secrétariat d’état d’un office  d’information et de préparation à l’émigration. 

11) - Nous regrettons profondément au sein de nos ambassades l’absence  d’un service social et stratégique marquant la volonté gouvernementale d’initier de façon volontariste  une meilleure organisation de la diaspora ivoirienne.

12 ) - Enfin le forum des ivoiriens de l’étranger propose  la création au sein des établissements financiers qui désirent soutenir les initiatives de la diaspora comme le Bridge Bank ou la Banque nationale d’investissement ( BNI) en particulier,  d’un département financier léger et flexible, susceptible d’aider les ivoiriens de l’étranger à financer des projets de créations d’entreprise à partir de leurs expériences et compétences acquises à l’étranger. En d’autres termes un genre de guichet unique capable de faciliter les formalités administratives liées au financement des projets.

 Telles sont Mesdames,  Messieurs et chers compatriotes  quelques pistes de travail, de recommandations et de propositions qui constituent le catalogue ouvert de mesures que le forum des ivoiriens de l’étranger soumet à la réflexion des organisations ivoiriennes de l’extérieur et à toutes les institutions concernées par le défi du retour au pays de la diaspora ivoirienne.

 

Conclusion générale

Mesdames et Messieurs, chers compatriotes. Que l’on s’en convainque, l’immigration n’est pas par essence un fait positif ou négatif. L’histoire des nations nous enseigne que seuls le moment, les conditions, les nécessités et les ambitions humaines légitiment,  entraînent des déplacements plus ou moins massifs des individus d’une région à une autre et en délimitent l’impact. C’est la clé pour comprendre la toile de fond qui a guidé ce débat initié par la diaspora ivoirienne.

La diaspora ivoirienne est aujourd’hui une réalité à la fois vivante et insaisissable. Insaisissable par le fait d’être généralement vécue de manière passive et peu proactive. Il importe de la considérer en ce début de XXIème siècle comme un fait que doit intégrer la conscience de tous les acteurs et décideurs du devenir politique, économique et social de la Côte d’Ivoire post-conflit.

Pour cela il faut assainir et évacuer l’univers actuel des ivoiriens qui vivent dans un environnement qui n’élève plus l’homme, où toute réussite sociale nécessite généralement un fort degrés de compromission,  où trouver un emploi comme porte d’accès à la liberté de conscience est un phénomène aléatoire et rare. Univers de crainte, de corruption, de courtisanerie, de gabegie, de tribalisme de méfiance et d’insécurité.

 Un univers dans lequel la justice obéi aux puissants, laissant les faibles dans l’amertume sur le  bas côté de la route, un univers où la combine prend le pas sur la transparence dans les affaires économiques, sociales et financières,  tout cela fait fuir tous engagements et projets à long terme.

La Côte d’Ivoire est aujourd’hui un pays où les bandits, les trafiquants et les coupeurs de routes font la loi et célèbrent presque au champagne, l’impunité dont-ils jouissent devant l’affaiblissement de l’état. Un tel pays ne peut pas attirer des investisseurs. Un pays ou le crédit bancaire est aléatoire ou presque inexistant ne peut pas donner aux opérateurs économiques les facilités nécessaires à la prospérité des affaires.

 Un pays dans lequel le braquage et le gangstérisme cohabitent avec le quotidien de la population décourage les investisseurs, car il est incapable assurer leur sécurité.  Ne pas dire ces choses graves qui découlent du constat de tous les ivoiriens, c’est se leurrer. Si beaucoup d’ivoiriens ont exprimé des doutes sur l’opportunité d’un retour au pays, c’est justement à cause de la violence et des incertitudes de la vie quotidienne dans nos grands centres urbains.

L’ensemble de tous ces maux ont provoqué la fuite en avant dans un exil sans fin pour beaucoup de nos compatriotes, les mesures que  le forum propose visent à ramener la confiance, pour que  notre pays se relève, mais aussi d’amener notre diaspora à adopté la figurine du sankofa, dont nous parlait hier encore notre compatriote, feu le Pr. Niangoran Bouah.

Le terme Sankofa est formé de San (retourner), de Ko ( aller) et de Fa ( prendre) ou récupérer. Ce qui veut dire littéralement. Retourner, aller chercher et prendre. Cette figurine est le symbole matérialisé de la quête de connaissance et de retour aux sources. Il est aussi dans l’armée, le symbole de l’arrière-garde.

C’est ce que la diaspora ivoirienne souhaite être dans la nouvelle Côte d’Ivoire, qui ressurgira vivante et libre des épreuves et des errements divers pour mettre l’intelligence de tous ses enfants au centre de notre vie commune.

Mesdames et Messieurs, chers compatriotes et chers amis.

Tels sont les espérances, les doutes et la perplexité de la diaspora ivoirienne,  face à la problématique du retour au pays

 Merci de votre aimable attention.

 

Fait à Lugano en Suisse

le Samedi 17 mai 2008

Pour le Comité scientifique du forum

Son rapporteur général

Dr Serge-Nicolas NZI

Email. nzinicolas@yahoo.fr

 

Annexe 1

 

Comité scientifique  du Mémorandum

 Du débat portant sur :

<< la diaspora ivoirienne face  à la problématique du retour au pays >>

 

Présidente : Dr. Marie Françoise Coulibaly,

 sociologue,  originaire de Tafiéré dans le nord de la Côte d’Ivoire, elle travaille depuis 10 ans au service social du canton de Luzerne en Suisse. Mariée à un suisse, elle est mère de trois enfants. C’est cette femme très ouverte d’esprit qui a conduit les travaux du comité scientifique, qui a pour mission d’examiner toutes les interventions et d’esquisser  des voies de sortie à partir des expériences vécus et de proposer des mesures d’accompagnement et de planification du retour vers notre  pays d’origine la Côte d’Ivoire.

 

Vice président : Mr Jean-Claude Sougnini.

Originaire de Grand-Bassam,  dans le sud de la Côte d’Ivoire,  il est très actif dans la communauté ivoirienne de Turin en Italie et préside avec beaucoup de bonheur l’AIP,  qui est l’association des ivoiriens résidants dans le Piémont et dans la vallée d’Aoste. Homme de modération sa présence nous a  été d’une grande utilité dans le cadre de cette mission morale et sociale qu’il a accepté avec sérieux et spontanéité.

 

Secrétariat Général : Mr. Gaoussou Ouattara,

Originaire de Bondoukou,  dans l’est de la Côte d’Ivoire, ancien gérant du mensuel Africa news internationale de l’italie, il dirige aujourd’hui sa propre PME de télécommunications, Ivoir télécom SRL,  et habite la ville éternelle de Rome en Italie, jusqu’à une époque récente il présidait la fédération des associations ivoiriennes d’Italie la FEASSI,  c’est un homme très méticuleux qui nous a aidé à assurer l’administration de nos travaux.

 

Secrétariat : Mr Amadou Baparapé,

 Originaire de la région de Kuandé,  dans le nord du Bénin et toujours attentif aux grands défi qui assaillent la diaspora africaine, le frère Baparapé nous a rejoints pour apporter son regard neutre et son esprit critique à nos travaux. Administrateur de société, il habite Milan la capitale économique de  l’Italie.

 

Conseiller technique : Mr Paul Ledjou,

 Originaire de Grand-Lahou dans le sud de la Côte d’Ivoire, à l’endroit même ou le Bandaman se jette à la mer, c’est un économiste ivoirien travaillant pour la BCEAO à Abidjan, très attentif aux questions liées à la marche économique et sociale de notre pays, il nous a rejoint pour nous apporter sa connaissance des réalités du terrain afin de ne pas nous éloigner de la vrais dimension de ce qui nous réuni sur ce dossier brûlant du retour au pays.

 

Conseiller Technique : Mlle Flora Tano,

Elle porte en elle l’union inévitable et inéluctable des ivoiriens,  fille d’un baoulé et d’une femme bété elle travaille dans l’administration universitaire, après des études de sciences politiques, très passionnée de son pays d’origine elle regrette profondément la crise qui déchire notre pays et a rejoint notre comité scientifique pour que nous esquissons ensemble des perspectives pour un retour bien préparé de notre diaspora au pays. Elle habite en Georgie dans le sud des  USA.

 

Conseiller Technique : Dr  Louise-Hélène Yapobi,

Originaire de la région d’Agboville, le Dr Yapobi est une juriste qui dirige le service contentieux d’une banque de la région marseillaise,  en France, mariée et mère de deux jumelles de  8 ans elle nous a rejoint pour aider notre comité scientifique a ne pas s’écarter de l’angle du droit dans la conception et l’orientation de nos travaux. Elle n’est plus allée en Côte d’Ivoire depuis le début du conflit et espère retrouver  notre pays dès que la paix y reviendra.

 

Rapporteur général : Dr Serge-Nicolas NZI, 

Originaire de Bongouanou dans la région du NZI-Comoé, en Côte d’Ivoire,  il est chercheur en communication, très passionné de son pays et très sensible aux questions relevant de la liberté et de l’indépendance de l’Afrique, il croit profondément que les problèmes trouvent une solution quand on a le courage de les poser clairement dans leur ampleur et leur complexité. Il a  souhaité un débat ouvert, sans faux-fuyant pour que des propositions concrètes puissent sortir de ce débat, qui peut nous aider à mieux nous armer et nous situer face aux échecs des uns et des autres. Il habite Lugano dans le sud de la suisse.

 

Membres :

 

 Kambiré Hamed Souleymane,

Originaire de Bouna dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire, ce Mécanicien généraliste Habite Berlin où il  travaille dans la maintenance aéronautique, homme de réserve et d’ouverture, il nous a appelés dès le début pour se porter volontaire pour servir notre groupe de travail. Il pense que nous pouvons dépasser nos petits clivages pour développer des synergies malgré l’éloignement et fonder une diaspora solidaire et fraternelle.

 

Mme Fatou Aïcha Keita,

 Originaire d’Odiénné dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire, elle est Biochimiste et travaille dans l’industrie Pharmaceutique, mariée et mère de deux enfants, son intervention sur la problématique du retour au pays montre la complexité et la perplexité des communautés ivoiriennes de l’immigration face à la question du retour. Elle souhaite vivement une implication de l’état ivoirien pour donner du tonus aux initiatives de notre diaspora.

 

Mr Pierre Agboméméwa,

C’est un adjafon, originaire de Porto Novo au Bénin, il est infirmier de profession et travaille à Lugano où il préside l’Association humanitaire MEWA, à ce titre il a dirigé des opérations de formation de cadres pour l’organisation collective du milieu rural et à aussi connu les déchirements du retour au pays et des échecs de projets dans un environnement de corruption, il nous a rejoint pour nous communiquer son expérience dans ce domaine.

 

Contacts :

 

Le vice-président du Comité scientifique.

 Jean-Claude Sougnini de Torino en Italie

 

Email : Sougnini @libero.it

 

Mme Fatou Keita de Milan en Italie

fatakeit@yahoo.fr

 

Serge-Nicolas NZI de Lugano en Suisse

nzinicolas@yahoo.fr

 

Paul Ledjou, à Abidjan

pledjou@yahoo.fr

Annexe 2

 

Liste des intervenants du débat public de la diaspora ivoirienne et du pays

Sur la problématique du retour au pays.

 

1) - Richard YAO KONAN Chicago USA

2) - Dr Serge-Nicolas, Lugano Suisse

3) - Dr Eric AKPA ESSOH  Belgique

4) Paul Ledjou, économiste BCEAO Abidjan Côte d’Ivoire

5)-Dr Aboua Gustave, Université d’Abobo Adjamé,  Côte d’Ivoire

6) - Kouakou Kouadio Edouard,   BAD Tunisie

7) - Kouadio Kouassi USA

8) - K. Mignon Londres,  RU

9) - Dr Marie-Françoise Coulibaly, Lucerne, Suisse

10) - Asseme Martial, Londres  New York USA

11) - Kiniboua Allou , Washington,   USA

12) Kambaré Hamed Souleymane , Berlin  en RFA

13) - Pr Pascal Assa Allou, Faculté de medecine d’Abidjan

14)- Jean-Luc  Djigo Montréal  au Canada

15)- Daniel Arounan Koulibaly,  Turin en  Italie

16) Fatou Keita,  Milan Italie

17)Mariam Cissé,  Trechville Côte d’Ivoire

18) -Aboulaye Kamagaté,  Dabou, Côte d’Ivoire

19) Tanoh Koffi, Mbahiakro Côte d’Ivoire

20) - David Gnaoré, Daloa Côte d’Ivoire

21) - Réné Titilo Goli,  de Belgique

22) - Jean-Claude Sougnini, de Turin en Italie

23)- Emmanuel Tano Ezagla,  de Padova Italie

24) Appoloa Dan Thé, de Londre RU

25) - Nangoulo Siaka,  Namur Belgique

26) - Kassi Aka Félix, de Turin en Italie

 27) - Constant Nguessan,

28) - Abdoulaye Touré, Lyon France

29) Mme Binaté Salimata,  de Barcelone en Espagne

30) Kouassi Ablé, medecin dentiste, président de la communauté ivoirienne au Portugal

31) - Jean Paul Ouraga, Président de la COGID, Paris France

32  Monou Kokora Jonas, président de l’AAM, Clichy France

 

Annexe 3

Remerciements

 

Le Forum des Ivoiriens de l’étranger ( Ivoriandiaspora)

Adresse les remerciements et la reconnaissance sincère des communautés ivoiriennes de la diaspora à tous les médias, journaux et sites internets qui ont soutenus le débat sur le thème : les ivoiriens face à  la problématique du  retour au pays.

 

Radio Nostalgie à Abidjan

Le site Abidjan. Net

Connectionivoirienne.net

Les ivoiriens. Dk

Les ivoirien.net

Le réseau  ANI

Le réseau Africa Agora

Le centre culturel africain de Lugano

La COGID

Le Forum Africain de Neuchâtel

Le réseau Afrique Progrès,

Le journal migration

Le Forum africain de Rome

100langues de bois

L’association Sénégalaise de Lyon

Le président des ivoiriens  de Liège

La Fraternité ivoirienne de Londres

L’Association des ivoiriens de Piémont

Ivoirtech, l’Association ivoirienne de technologie

La communauté ivoirienne de Berlin

L’association des Béninois de Milan

Aux participants, aux intervenants, au Modérateur, Richard Konan,

 au Pr Pascal Assa Allou,   Et à tous ceux qui en observateurs attentifs ont suivi avec intérêt, ce dialogue utile entre ivoiriens.

 

Le troisième grand débat de société de la diaspora ivoirienne sur la problématique du retour des ivoiriens dans leur pays.

 

Le forum salue, la franchise, la modération des interventions et la grande maturité d’esprit qui a caractérisé ce débat ouvert et libre, porteur de certitude pour l’avenir.

 

Fait à Lugano le 17.05.2008

Le Forum ivoiriandiaspora

Source :

Les Verts D'Europe  verts au parlement europeen       Le logo des verts de France    FéPEV-RAO  

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