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Nicolas Sarkozy lance à l'ONU un appel à un New Deal planétaire


Par Emmanuel Jarry Reuters - Mardi 25 septembre, 18h24

NEW YORK (Reuters) - Nicolas Sarkozy a lancé mardi de la tribune de l'ONU un appel à l'avènement d'un "New Deal écologique et économique" à l'échelle planétaire pour remédier aux injustices qui nourrissent l'instabilité du monde.

"Je veux dire au nom de la France, je veux le dire solennellement et avec gravité : il y a trop d'injustices dans le monde pour que le monde puisse espérer vivre en paix", a déclaré le président français, dont c'était le premier discours devant l'Assemblée général de l'ONU.

"Je veux m'adresser à la conscience de tous ceux qui ont une responsabilité dans la conduite des affaires du monde", a-t-il poursuivi. "C'est d'un nouvel état d'esprit dont le monde a besoin, c'est un véritable New Deal à l'échelle planétaire qui est nécessaire, un New Deal écologique et économique."

Il faisait référence au train de mesures économiques et sociales lancé au début des années 1930 par le président américain Franklin Delano Roosevelt et resté sous ce nom de "Nouvelle Donne" pour sortir les Etats-Unis de la crise de 1929.

"Au nom de la France, j'appelle tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du XXIe siècle sur cette idée forte que les biens communs de l'humanité doivent être placés sous la responsabilité de l'humanité toute entière", a poursuivi le chef de l'Etat français.

Il a lancé un "appel solennel" aux Nations unies pour qu'elles "se donnent les moyens d'assurer à tous les hommes l'accès aux ressources vitales, à l'eau, à l'énergie, à l'alimentation, aux médicaments, à la connaissance" et "prennent en main la question d'une plus juste répartition des profits, de la rente des matières premières" et des "rentes technologiques".

Il a également souhaité que la communauté internationale aille "plus loin" dans la lutte contre la corruption, "dont les plus pauvres sont les principales victimes".

"Il faut que les choses changent, il faut que les mentalités changent, il faut que les comportements changent (...) C'est notre responsabilité maintenant parce que demain il sera trop tard. Sinon, nous verrons ressurgir toutes les menaces que les hommes de l'après-guerre croyaient avoir conjurées", a-t-il ajouté. "Ne prenons pas ce risque à la légère."

ODE AU MULTILATERALISME

"La France pense que nous n'avons plus le temps d'attendre, la France demande l'action, la France encourage l'action, la France sera au rendez-vous de l'action au service de la paix dans le monde", a lancé Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat, qui s'exprimait quelques heures après le président américain George Bush, a fait ainsi de sa première intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU une véritable ode au "multilatéralisme".

La "cohésion" et la "détermination" de la communauté internationale sont pour le monde une "nécessité vitale" et le "seul remède" qui puisse être dresser contre "l'aveuglement et la folie" des hommes, a-t-il dit au début de son discours.

Il a plaidé pour un renforcement de l'ONU, dont la réforme, a-t-il estimé, ne peut plus attendre. Il a ainsi fait écho aux propos introductifs du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, qui avait jugé nécessaire de "transformer" la façon dont l'ONU travaille pour "relever les défis de l'avenir".

"La pendule de l'histoire est avec nous. Le multilatéralisme est de retour", avait lancé Ban Ki-Moon.

Nicolas Sarkozy a également fait allusion aux relations entre la France et les Etats-Unis, qui se sont réchauffées considérablement depuis son arrivée à l'Elysée en mai.

"La France est fidèle à ses amis et aux valeurs qu'elle partage avec eux. Mais cette fidélité n'est pas une soumission, cette fidélité n'est pas un enfermement. Cette fidélité, la France veut la mettre au service de l'ouverture des autres."

"L'ouverture n'est pas la démission" et "la compréhension n'est pas la faiblesse", a-t-il cependant ajouté. "Il n'y aura pas de paix dans le monde si la communauté internationale transige avec le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et avec les droits de l'homme, si elle n'est pas "soudée par une même volonté" de lutter contre le terrorisme et d'en finir avec les crises du Moyen-Orient et d'Afrique.

George Bush, qui devait participer plus tard à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Afrique présidée par Nicolas Sarkozy, avait rendu hommage au efforts du président français dans la recherche d'une solution à la crise du Darfour.

"J'apprécie le leadership de la France dans les efforts visant à stabiliser les voisins du Soudan", avait-il dit.

Source : news.yahoo.com



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