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Changements climatiques et Parlement européen: Rapport accablant révélant les dommages environnementaux causés par les déplacements du PE


logoUne nouvelle étude indépendante présentée aujourd'hui au Parlement européen met en lumière les dommages causés à  l'environnement  par les navettes du Parlement européen entre ses deux sièges de Bruxelles et Strasbourg. L'étude réalisée à la demande de deux eurodéputées vertes du Royaume-Uni, Caroline Lucas et Jean Lambert est la première étude jamais réalisée  relative à l'impact sur le climat du maintien de deux sièges par le Parlement européen. Elle démontre preuves  à l'appui que ces seuls déplacements engendrent une quantité excédentaire importante d'émissions de CO2 - d'environ 20 000 tonnes par an (1). Cette étude se place dans le droit fil d'un rapport intitulé "pour un Parlement européen (énergétiquement) plus efficace" qui faisait partie des propositions présentées  par Monica Frassoni au cours de sa campagne à la Présidence du Parlement européen (2).

Lors du lancement de cette étude, Caroline Lucas a déclaré :

"Nous  savons déjà que la multiplicité des sièges du Parlement européen coûte plus de 200 millions d'Euros aux contribuables européens, mais nous avons maintenant la preuve des dommages causés au climat par ce cirque ambulant que représentent  les nombreux déplacements du Parlement européen. Un excédent d'au moins 20 000 tonnes de CO2 est dégagé dans l'atmosphère chaque année. C'est l'équivalent des émissions générées par 13  000allers-retour s de passagers volant entre Londres et  New York! (3)".

"Maintenir deux assemblées parlementaires assorties de leurs bureaux et  obliger 3000 fonctionnaires et journalistes à faire la navette entre les différents sièges a clairement un impact négatif sur l'environnement. Cet arrangement anachronique est devenu obsolète et mine la crédibilité de l'UE qui se positionne comme le garant de la lutte contre les changements climatiques."

Pour sa part Jean Lambert a ajouté :

"Strasbourg est une ville historique qui a symbolisé la réconciliation d'après guerre, mais le siège du Parlement européen à Strasbourg représente à l'heure actuelle toutes les dérives de l'UE. Nous avons à présent  la preuve des dommages causés à l'environnement par le maintien de ce siège.  Pendant combien de temps les chefs d'états et de gouvernements de l'UE vont-ils encore jouer à l'autruche et refuser de mettre fin à ce manège ridicule qu'une majorité claire de citoyens et de députés européens réprouve ?"

A cette occasion, le Groupe des Verts/Ale a également présenté un document (2) comportant un éventail de mesures concrètes que le PE pourrait prendre pour diminuer l'impact de son fonctionnement sur l'environnement. Ces mesures comprennent le remplacement du parc automobiles des voitures de fonction par des véhicules moins polluants et la nécessité de trouver des alternatives aux voyages annuels des délégations interparlementaires - en faisant par exemple un usage plus conséquent de vidéo-conférences. Monica Frassoni, Coprésidente des Verts/ALE et Claude Turmes,  porte-parole du Groupe des Verts/Ale pour l'énergie ont déclaré : 

"Le Parlement européen va se prononcer aujourd'hui sur l'éventuelle constitution d'une commission temporaire sur les changements climatiques. Avant de jeter la pierre aux autres, nous devrions d'abord balayer devant notre porte. La crédibilité du Parlement européen est minée par le paradoxe de conserver un parc de voitures polluantes alors que les parlementaires ont pour tâche d'élaborer une législation ayant pour but de fixer des plafonds d'émissions de CO2 pour les  véhicules, ou  bien  qu 'ils  débattent des objectifs européens pour les énergies renouvelables alors que le Parlement européen n'a recours à aucune énergie renouvelable pour sa propre consommation. Notre tâche est aussi de réduire l'impact négatif du PE sur le climat.

Il y  a plusieurs manières d'atteindre ce but, certaines pourraient d'ailleurs être appliquées assez rapidement - telles  des mesures simples d'économie d'énergie, l'usage plus fréquent de vidéo-conférences - et d'autres mesures impliquant des changements plus en profondeur, comme le remplacement du parc automobile du PE par des véhicules plus respectueux de l'environnement ou l'appel à un opérateur d'énergie verte. On peut espérer que le Président du Parlement européen prendra en compte ces suggestions." 

Notes du rédacteur :

(1) L'étude réalisée par le Professeur John Whitelegg, chargé du transport durable au "Stockholm Environment Institute" de l'Université de York a totalisé l'excédent d'émissions de CO2 produit tous les  mois par  les voyages de Bruxelles à Strasbourg effectués par des députés européens, leurs invité(e)s, leur staff et les journalistes, par le transport des marchandises entre les deux sites et par la consommation de l'énergie nécessaire au maintien des deux bâtiments du PE.

Vous pouvez trouver le document via le lien suivant

:  http://www.greens-efa.org/cms/topics/dokbin/180/180441.eu_and_climate_change@en.pdf

Cette étude démontre également qu'au coût financier de 200 millions d'Euros, s'ajoute la production annuelle approximative de 18 901 tonnes de dioxyde de carbone engendrée par les déplacements entre les 2 sièges, une production supérieure à celle de certains pays. Ces chiffres conservatoires sont basés sur les données et estimations fournies par l'administration communautaire. Ils n'incluent que les transports et la consommation d'énergie mais n'en examinent pas les autres impacts. En tenant compte de tous les facteurs, les émissions réelles sont vraisemblablement plus élevées, probablement de l'ordre de 30 000 tonnes par an. L'auteur a pris une approche délibérément conservatoire pour accroître l'acceptabilité de ce qui est la première étude sérieuse et bien documentée de l'impact environnemental et climatique que pourrait avoir un Parlement européen n'ayant plus qu'un seul siège, basé à Bruxelles.

L'étude signale qu'en mettant fin aux sessions parlementaires de Strasbourg cela éliminerait d'un seul coup le besoin de 2650 bureaux, d'un hémicycle et d'une cinquantaine de salles de conférence, dotées pour la plupart d'entre elles de cabines d'interprétation. Cela permettrait une réduction pour le PE de 3928 tonnes de CO2 rien qu'en électricité et gaz. De même cela permettrait d'économiser le coût du voyage mensuel de 2000 fonctionnaires et interprètes, de presque 1000 assistants, de journalistes et de lobbyistes, de 785 députés européens, d'une quinzaine de camions chargés de cantines contenant les documents nécessaires au bon déroulement des sessions.

 (2) Le rapport publié en janvier est disponible via l'adresse internet suivante : http://www.greens-efa.org/cms/topics/dokbin/164/164428.for_a_more_energy_efficient_parliament@en.pdf
(3) Chiffres représentant les améliorations apportées au climat  - www.climatecare.org
(4) Le document intitulé "Verdir le Parlement européen" est disponible via l'adresse internet suivante : http://www.greens-efa.org/cms/topics/dokbin/180/180437.eu_and_the_environment@en.pdf

 


Plus d'information:

Isabelle Zerrouk
Bureau de Presse
Les Verts/ALE au Parlement européen
izerrouk@europarl.eu.int
Tel: (Bxl) (+32) 02 284 2742
Mobile: +32 0477 319 474



Source : greens-efa.org


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