Le Parti Ecologique Ivoirien



Après 25 ans d’exil Bernard Doza arrêté en France




mardi 16 sept 2008  par l'Intelligent d'Abidjan
 

Le journaliste écrivain Bernard Doza a fait les frais d’une arrestation la semaine dernière à Paris. L’homme qui avait annoncé son retour à Abidjan patientera peut-être quelques jours avant de fouler le sol ivoirien. En tout cas tout dépend désormais des derniers rebondissements de ce qui peut être considéré comme ” L’Affaire Doza”.

« J’avais des réticences mais le président Laurent Gbagbo m’a exigé que je vienne en Côte d’Ivoire avant les élections présidentielles… Je quitte Paris le mardi 16 septembre à 10h et j’arrive à l’aéroport d’Abidjan à 15h55, à bord d’un vol Air Ivoire. » Ces paroles sont du journaliste écrivain, Bernard Doza. C’était dans une interview accordée au quotidien l’Intelligent d’Abidjan dans sa parution du lundi 1er septembre dernier. Mais que non.. Doza ne foulera pas le sol ivoirien. Du moins pas aujourd’hui mardi 16 septembre comme annoncé. Depuis le jeudi 11 septembre 2008, l’auteur du brûlot « Liberté confisquée » est dans les geôles de la police française. Après avoir maintes fois mis en cause les autorités françaises dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002, avec une récente sortie bien plus musclée dans l’Intelligent d’Abidjan, il pensait quitter Paris sans être inquiété . Or depuis belle lurette Paris et Abidjan semblent avoir abandonné la logique d’affrontement car avec l’Accord de Ouaga, beaucoup d’eau ont coulé sous le pont. « Le Premier ministre Soro n’est pas allé passer les vacances à Paris pour rien » murmure-t-on dans les milieux avertis. Cependant l’on a appris qu’après avoir épuisé ses 48 heures de garde à vue, Bernard Doza a été finalement libéré le samedi 13 septembre vers 21h. Une libération assortie d’une interdiction de sortie du territoire français « pour des besoins d’enquêtes » dit-on du côté français. Contacté par e-mail, l’intéressé raconte : « J’ai été interpellé à mon domicile sis au 100 boulevard Massena dans le 13e arrondissement de Paris. Il était 1h. J’ai été ensuite conduit au poste de police du 13e arrondissement. C’est une fois là-bas que les fonctionnaires de la police m’ont demandé si j’avais des informations sur les tirs devant l’hôtel Ivoire. Le lendemain, comme j’avais ma tension qui est montée à plus de 18°C, j’ai été conduit dans un commissariat du 16e arrondissement mieux équipé médicalement. J’ai été relâché à la fin du délai raisonnable de la garde à vue qui ne doit pas excéder 48h, pour être entendu le jeudi 18 septembre prochain. Vous comprendrez qu’avec cette nouvelle affaire, je ne puisse pas venir demain mardi en Côte d’Ivoire, bien que mes valises étaient faites.» Et Doza d’ajouter : « mon cellulaire et ma puce téléphonique ont été confisqués. Pour des besoins d’enquête, ont-t-ils dit. Je ne suis plus joignable donc au 00336 21 39 32 18; néanmoins je reste confiant, car aucune intimidation ne peut briser ma volonté de me battre pour l’indépendance véritable des peuples africains ». Aux dernières nouvelles, l’homme aurait recouvré sa liberté plus tôt que prévu. Les autorités françaises lui auraient refusé une conférence de presse . Donc Doza pourrait rejoindre Abidjan incessamment.

P.K.

Source : intelligentdabidjan.org

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