Le Parti Ecologique Ivoirien



Nicolas Sarkozy veut refonder la politique française en Afrique


 Reuters - Jeudi 28 février, 17h33 Par Emmanuel Jarry
 

LE CAP (Reuters) - Nicolas Sarkozy a l'intention de renégocier tous les accords de défense de la France en Afrique, dans le cadre d'une "refondation" plus générale de la politique française sur ce continent.

"Aujourd'hui, l'ancien modèle de relations entre la France et l'Afrique n'est plus compris par les nouvelles générations d'Africains, comme d'ailleurs par l'opinion publique française", a dit le président français devant le Parlement sud-africain.

"Il faut changer le modèle des relations entre la France et l'Afrique si on veut regarder l'avenir ensemble."

Nicolas Sarkozy a pris l'exemple de la présence militaire française au Tchad, où il avait fait escale la veille, moins de quatre semaines après l'attaque avortée de rebelles venus du Soudan contre le régime du président Idriss Déby.

La France "s'est interdit de s'immiscer dans les combats" et de tirer sur des Africains", a déclaré le chef de l'État. En vertu d'un accord de coopération militaire, les troupes françaises basées à N'Djamena avaient cependant fourni aux forces armées tchadiennes un appui logistique et en matière de renseignements.

"La présence militaire française en Afrique repose toujours sur des accords conclus au lendemain de la décolonisation, il y a 50 ans (...) La rédaction de ces accords est obsolète et il n'est plus concevable par exemple que l'armée française soit entraînée dans des conflits internes", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a dit vouloir faire quatre propositions aux partenaires africains de la France, déjà informés de ses intentions.

La première est la renégociation de tous les accords de défense pour les "adapter aux réalités du temps présent".

Il souhaite ensuite "refonder" les relations franco-africaines sur "le principe de la transparence" qui est "le meilleur antidote aux fantasmes et aux incompréhensions".

Ainsi, "contrairement à la pratique passée", il a annoncé que tous les accords de défense entre la France et des pays africains "seront intégralement publiés" et que le Parlement serait "étroitement associé".

"UN CHANTIER ÉNORME"

Troisièmement, la présence militaire française sur le continent servira "en priorité" à aider l'Afrique à bâtir son propre dispositif de sécurité collective, car "la France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique".

"Il ne s'agit nullement d'un désengagement militaire de la France en Afrique", a assuré Nicolas Sarkozy, dont la quatrième proposition est de faire de l'Europe un "partenaire majeur" de ce continent en matière de paix et de sécurité.

Depuis le fiasco de l'opération Turquoise au Rwanda, en 1994, Paris cherche à tout prix à "sortir de ses têtes-à-têtes" militaires avec les pays africains, explique Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions militaires.

"L'idée c'est de s'en aller sur la pointe des pieds en mettant en avant le fait qu'on africanise, européanise ou internationalise les opérations sur le sol africain", ajoute-t-il.

Lors d'une conférence de presse commune avec le président sud-africain, Thabo Mbeki a donné sa bénédiction à Nicolas Sarkozy. "Cela fait partie de la suite du processus de décolonisation en Afrique", a-t-il estimé.

La France est liée à une vingtaine de pays en Afrique par des accords militaires de deux types: coopération militaire, comme au Tchad, et accords de défense stricto sensu, notamment avec le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou le Gabon. Ces ententes permettent une intervention des forces françaises en cas d'attaque contre le pouvoir en place.

Environ 9.500 soldats français sont déployés sur le sol africain, dont 2.900 à Djibouti.

"C'est une remise à plat, on remet tout sur la table", commente l'entourage du ministre de la Défense, Hervé Morin, en Suisse après avoir accompagné Nicolas Sarkozy au Tchad.

Renégocier ces accords constitue "un chantier énorme", estime-t-on à l'état major des armées, où la déclaration présidentielle a créé la surprise. Selon l'Élysée, huit pays sont concernés par les annonces présidentielles de jeudi.

Les déclarations du Cap représentent une inflexion de l'ampleur du discours de François Mitterrand en juin 1990, au 16e sommet franco-africain, souligne-t-on de source militaire.

Le président socialiste avait alors conditionné l'aide de la France aux progrès démocratiques effectués par les pays bénéficiaires.

Avec Laure Bretton à Paris

p d’autres pays’’, a-t-il souligné. Et de conclure en ces termes : tous les demandeurs de visas, qu’ils soient détenteurs de passeports diplomatiques ou non vont tous subir la même rigueur. Ils doivent tous se présenter au Consulat pour subir les mêmes démarches exigées pour obtenir le visa biométrique’’. A la suite de l’intervention de SEM André Janier, une démonstration de la confection de ce nouveau visa a été fait.



Source : fr.news.yahoo.com

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