Le Parti Ecologique Ivoirien








vendredi 19 sept 2008 par Republicain du Niger
 


    L’année 2009 sera une année essentiellement électorale. Tour à tour, les électeurs seront appelés à choisir leurs conseillers municipaux, et peut-être aussi départementaux et régionaux, probablement en avril. Entre octobre et décembre, ils retourneront aux urnes pour élire les députés nationaux et le président de la République. Mais pour que ces consultations électorales se tiennent dans la transparence, la classe politique a jugé de la nécessité de reprendre le fichier électoral, selon le principe du porte à porte. Le comité national chargé de piloter la reprise du fichier électoral (CNPRFE) a mené cette opération. Face au Conseil national de dialogue politique (CNDP) réuni en session, le mercredi 17 septembre dernier, il a rendu publics les résultats provisoires du recensement électoral. Puis on passera à la phase d’affichage, pour les corrections éventuelles, et la saisie des résultats pour disposer d’un fichier fiable, en février ou mars 2009. C’est pratiquement une course contre la montre qui est ainsi engagée, pour que le fichier soit disponible avant les différents scrutins. Tout retard peut être un bon prétexte pour les acteurs politiques en vue de reporter un scrutin. La grosse inconnue, c’est l’insécurité dans le Nord. Par démission collective, la classe politique, toutes tendances confondues, fait profil bas sur la position de réalisme à adopter pour régler ce pro-blème. On aurait pu s’inspirer de la démarche du Mali, qui est venue à bout de sa rébellion…

Cette fois, c’est la bonne ! Après un report dû aux divergences entre partis de la majorité, le conseil national du dialogue politique (CNDP) s’est réuni, le mercredi 17 septembre dernier, sous la présidence du Premier ministre par in-térim, Albadé Abouba. A l’ordre du jour, l’examen des résultats provisoires du recensement électoral.

Au cours de cette séance, les acteurs politiques ont planché sur l’examen des travaux du comité national chargé du pilotage de la reprise du fichier électoral (CNPRFE), le problème de prise en charge des membres des commissions administratives dans les communes, l’examen des dispositions pratiques en vue du respect de la loi portant classification des hautes fonctions de l’Etat à savoir les emplois politiques, les emplois techniques, les profils et modalités de nomination aux hautes emplois de l’Etat. Ces deux derniers points ont fait l’objet de plusieurs reports lors des sessions du CNDP.

Le président du CNPRFE, Hamidou Moumouni, a présenté les résultats globaux provisoires du recensement élec-toral. Donnant les résultats par région, Hamidou Moumouni a indiqué qu’à Agadez 164. 973 nigériens ont été inscrits contre 163.809 en 2004 ; à Diffa, il a été recensé en 2008, 210.741 nigé-riens en âge de voter contre 189.696 en 2004; à Dosso, 779. 923 sont inscrits contre 698.232 en 2004 ; à Maradi, 1.113.538 inscrits en 2008 contre 952.760 en 2004 ; à Tahoua, 1.277.642 inscrits contre 1.147.011 en 2004 ; à Tillabéri, 1.111.252 contre 1.073.806 en 2004 ; à Zinder, 1.209.622 inscrits contre 1.001.974 en 2004 et à Niamey, 297.518 inscrits contre 230.226 en 2004. Au total, 6.165.219 ont été inscrits en 2008 contre 5.591.214 en 2004. Après la pré-sentation de résultats, les acteurs politiques ont salué la qualité du travail abattu par le comité, qui a procédé au recensement selon le principe de porte-à-porte. Néanmoins, certains ont constaté quelques anomalies. Dans certaines locali-tés, le nombre d’inscrits est plus élevé que la population totale. Les chiffres ont été jugés invraisemblables dans certaines zones nomades. Les acteurs politiques ont aussi demandé de permettre aux citoyens non inscrits sur le fichier de l’être. Pour le secrétaire général du parti ORDN Tarmmuwa, Maman Sani Adamou, même si les résultats de ce recensement sont acceptables, ils ne donnent pas une idée précise des doublons et ne résol-vent pas le problème le plus important qui a rendu le dernier fichier électoral obsolète et qui oblige toujours le Niger à reprendre un nouveau fichier électoral. Du coup, selon lui, il ne permettra pas de mettre fin à la fraude. A toutes ces préoccupations, Hamidou Moumouni a répondu que ces résultats ne sont que provisoires et qu’il est très tôt de juger définitivement de leur pertinence.

Mahamadou Diallo

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