Le Parti Ecologique Ivoirien



  Anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire Un cinquantenaire pour un pays coupé en deux


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mardi 03 aout 2010 - Par Le Mandat


    La Côte d’Ivoire s’apprête à célébrer les cinquante ans de son indépendance dans une situation aussi incongrue que fâcheuse.

A l’instar d’autres pays africains, la Côte d’ivoire s’apprête à fêter les cinquante ans de son indépendance. Il y a déjà 50 ans, les Etats africains dépendants, dans leur majorité obtenaient, après le référendum de 1958, leur indépendance. Cette année 2010, ces mêmes états entendent le commémorer depuis quelques jours. La Côte d’Ivoire leur emboîtera le pas le 7 août prochain. Mais déjà, la ville natale du père de l’indépendance ivoirienne abrite un colloque autour de cette cérémonie. Pour les besoins de la cause, l’ambassadeur Pierre Kipré n’aura pas trouvé mieux que d’abandonner ses bureaux de Paris. Président du comité d’organisation du cinquantenaire, Pierre Kipré nourri à la sève du Pdci, entend réussir le pari. Même s’il peine à trouver pour l’heure, les moyens indispensables. Le cinquantenaire, il faut le dire, est une tribune de bilan autour de trois moments. Hier, aujourd’hui et demain. De la servitude à l’indépendance et de l’indépendance à l’avenir des pays africains, à l’époque, colonies françaises. Tel est du moins le canevas dans lequel vont s’inscrire les thèmes à développer. C’est dans ce contexte qu’il faut comparer la Côte d’Ivoire de 1960 à celle de 2010.

Contexte de 1960
L’indépendance, acquise pour les uns et octroyée pour les autres, est intervenue avec l’accession de Félix Houphouët-Boigny au pouvoir d’Etat. Celle-ci va engendrer la limitation des territoires qui elle-même, fixera les règles de l’intangibilité des territoires. De là, part la naissance officielle des Etats. De 1960 au 18 septembre 2002, le chef de l’Etat disposait de tous les moyens en régnant sur l’entièreté du pays. Impôts et autres recettes fiscales sont collectés sur toute l’étendue du territoire national. Toutes les entités régionales agissaient sur ordre du chef de l’Etat à travers ses représentants. L’armée était unique avec un seul chef d’Etat-major.

Le contexte de 2002
Le contexte de 2010 diffère de celui de 1960. Depuis 2002, la Côte d’Ivoire est coupée en deux territoires avec deux dirigeants. Les zones Cno et la zone gouvernementale. Chaque chef de zone perçoit l’impôt à travers ses hommes pour financer les activités de son territoire. Au seuil donc de la célébration du cinquantenaire, certaines préoccupations taraudent l’esprit des Ivoiriens « un cinquantenaire pour un pays coupé en deux, la fête pour quel territoires ? ». Tel est le souci de nombreux ivoiriens sur l’opportunité d’une telle cérémonie en l’etat actuel du pays.

K. Zéguédoua Tano


Source : ivorian.net

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