Le Parti Ecologique Ivoirien



Des Institutions inutilement budgétivores



mardi 22 juillet 2008 - Par L'Inter
 


En effet, il en existe parmi ces structures républicaines qui devraient bénéficier d’un régime spécial, ou être simplement supprimées le temps de la fin de la crise ivoirienne. Le Conseil Economique et Social, l’Inspection générale de l’Etat, la Grande médiature, la Grande chancellerie, pour ne citer que ces institutions-là, semblent avoir perdu de leur superbe dans la période de crise. Pour tout dire, le rôle de ces institutions n’a pas été bien perçu, et n’est pas encore bien perçu. Elles sont, pour ainsi dire, restées inactives, consacrant ainsi leur inutilité pendant la période de crise. Dans le même temps, faut-il le noter, chacune de ces institutions est dotée de budget de souveraineté et de budget de fonctionnement. Elles engloutissent ainsi plusieurs milliards de fcfa, sans pour autant que leur rôle sur la vie de l’Etat ne soit réellement défini. Encore moins que le citoyen lambda ne sache exactement à quoi servent ces structures. Plus grave, c’est que dans cette période de sortie de crise, ces Institutions inutilement budgétivores, n’ont pas leur place. Leur fonctionnement ou non n’a eu aucune incidence sur la marche de l’Etat, pas plus que sur le programme de sortie de crise qui retient en ce moment toutes les attentions. On le sait, l’Etat doit son équilibre à la solidité des institutions comme l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, la Présidence de la République. Faut-il par ailleurs le rappeler, ce sont ces structures de l’Etat qui se sont retrouvées sous les feux de la rampe pendant la guerre en Côte d’Ivoire. Ces structures, piliers de l’Etat, ont été l’objet de bataille politico-diplomatique, parfois à coup de soulèvement populaire dans la rue, consacrant leur importance pour un Etat fort. En clair, l’Etat peut survivre et sortir de la crise, sans les institutions comme le CES, l’Inspection générale de l’Etat, la Grande médiature, la Grande chancellerie, qui alourdissent inutilement son budget. Au moment où il est question de la réduction du train de vie de l’Etat, ces structures devraient faire leur part de sacrifice. Elles pourraient par exemple voir une réduction de leur budget, à défaut d’être simplement supprimées, juste le temps de la sortie de crise. L’Etat pourrait ainsi économiser quelques milliards de fcfa à redistribuer à d’autres secteurs.


par Hamadou ZIAO


Source : linter-ci.com

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