Le Parti Ecologique Ivoirien



Procès de la mutinerie de Daoukro et Yakro Un prévenu mis en liberté provisoire




mercredi 03 décembre 2008 - Par L'Inter
 


Le procès de la mutinerie de Daoukro et Yamoussoukro n’a pas fini de livrer ses secrets. En effet, après que les soldats dans leur audition ont révélé l’implication de certains sous-officiers dans cette affaire, l’innocence du soldat de 1ère classe, Zouamé Zié Camus Alfred, a été prouvée à l’audience d’hier mardi 2 décembre. Chose qui lui a valu sa mise en liberté provisoire, avant même de connaître la fin du procès. Liberté qui fait suite à une innocence de l’inculpé qui malencontrement a vu son nom figurer sur la liste des inculpés. Aussi, après vérification par le tribunal avec des documents à l’appui, le soldat Zouamé Zié Camus Alfred a vu sa liberté provisoire prononcée par le juge Coulibaly Ahmed, du tribunal militaire au camp Gallienie dans la matinée d’hier. Faut-il le souligner, dans son audition d’hier, le soldat de 1ère classe a clamé son innocence " 18 septembre 2008 j’étais chez moi suite un test de dépistage au Vih-Sida qui s’est révélé positif. Je n’ai pas participé au mouvement, m’appitoyant tranquillement sur mon sors chez moi. Quatre (4) jours après les événements, je suis allé voir le col-médecin, Légré par qui je dois recevoir les médicaments (ARV). Une fois à son bureau, il m’apprend que mon nom figure sur la liste des 104 prévenus mis aux arrêts après le soulèvement pour la revendication du payement de la prime alimentaire. Le col-médecin m’a dit qu’il ne pouvait plus rien faire pour moi. Il m’a pris et nous sommes allés voir le commandant Mambo Kouao Hervé. (...), à l’Etat-major, précisément à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama). Le régisseur a vérifié mes papiers et il m’a été demandé d’aller voir le procureur militaire, Ange Kessi, qui a fait mon ordonnance de mise en liberté provisoire. C’était le 13 octobre dernier.", a relaté le soldat. Mais les choses vont se passer autrement pour Zouané Zié Camus Alfred. Il explique les circonstances dans lesquelles il s’est retrouvé à la Mama. "A la date du 15 octobre où je suis retourné à Daoukro. Une fois là-bas, l’adjoint au commandant, le capitaine Yao Jacques, m’a reversé dans mon corps de régime. Le vendredi 24 octobre, le poste de commandement (Pc) me fait appelle. Là-bas, le lieutenant Brice de la gendarmerie, m’a demandé qu’on se croise à l’Etat-Major parce que le commissaire du gouvernement veut me croiser. A la tour A au 17 étage, c’est son substitut, Koffi Roger qui m’a reçu , sans autre forme de procès, il m’a envoyé en prison à la Mama sous prétexte que ma mise en détention va durer seulement quelques jours, puis qu’on va être jugé sous peu. J’ai été privé abusivement de ma liberté pendant un mois et quelques jours, avant de recouvre la liberté provisoire aujourd’hui (Ndlr hier ). " Aussi le tribunal dans son souci de dire la justice dans cette affaire, s’est voulu donc méticuleux dans le traitement de ce dossier. Ce qui explique sans doute que cette liberté provisoire ait été vite prononcée pour éviter de garder dans les rangs des inculpés un innocent. Dans le cadre des auditions, un soldat du nom du Mdl Dion du sous-groupement de Yamoussoukro a été aussi entendu ; il a plaidé non coupable. Mais contrairement à son collègue, lui n’a pas été relaxé.. Le tribunal a jugé opportun de se donner le temps de vérifier certaines informations. Les auditions se poursuivent.

Marcelle AKA



Source : connectionivoirienne.net

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