Le Parti Ecologique Ivoirien



Le MIDH exige une justice pour les crimes depuis 2002




mardi 12 août par Nord Sud
 


C'est un leurre de croire que les élections constituent une panacée pour ramener la paix en Côte d'Ivoire et réconcilier les Ivoiriens. C'est la thèse défendue par le président du Mouvement ivoirien pour les droits humains (Midh) devant la presse nationale et internationale conviée à un  déjeuner samedi dans un restaurant des II Plateaux de Cocody. Pour Me Traoré Drissa, outre les élections, il faut mettre en place une justice transitionnelle pour établir les responsabilités sur les crimes commis pendant les 6 années de conflit qui ont défiguré la Côte d'Ivoire. Les lois d'amnistie, la faiblesse du système judiciaire, la paix encore fragile ne doivent pas constituer un frein à la recherche de la vérité et de la justice, a-t-il soutenu. Pour le défenseur des droits de l'Homme, il faut mettre en place les jalons de cette justice maintenant pour ne pas que le président élu soit taxé de vouloir faire une chasse aux sorcières s'il engage le processus après les élections. Il explique que 4 mécanismes constituent le fondement de la justice transitionnelle. La poursuite des auteurs des crimes par le Tribunal pénale internationale (Tpi) ou des tribunaux hybrides, les enquêtes visant à établir la vérité sur les crimes commis, la réparation des victimes innocentes et enfin les reformes institutionnelles a détaillé Me Traoré. C'est le peuple ivoirien dans son ensemble qui doit décider de la forme de cette justice transitionnelle, a-t-il précisé. Mais en aucun cas, l'on ne doit sacrifier les violations des droits de l'Homme sur l'autel de la réconciliation. « On ne peut pas faire l'économie de la justice transitionnelle » a insisté le président du Midh. Il a rassuré qu'elle n'a pas pour objectif de trainer des individus devant les tribunaux pour qu'ils soient condamnés systématiquement. « Il ne faut pas avoir peur car le but n'est pas d'emprisonner les gens. Les Ivoiriens peuvent décider qu'il n'y ait pas de poursuite pénale contre les auteurs des crimes », se défend-il. Le Midh organisera ce mois d'août un colloque international sur la question avec la participation des autorités ivoiriennes, les experts d'Amnesty international, de la Fédération internationale des droits de l'Homme (Fidh), a annoncé Me Traoré Drissa. Les résolutions de cette rencontre peuvent servir de base de travail pour la mise en place d'une justice transitionnelle en Côte d'Ivoire, est-il convaincu. Le président du Centre pour la promotion de la non-violence et de la culture démocratique (Cndv) a  dressé le bilan de sa structure, création du Midh. Diaby Baba, s'appuyant sur l'ensemble des activités menées de novembre 2007 à août 2008, dit avoir atteint les objectifs concernant la vulgarisation de la culture de la non-violence. La prochaine bataille vise à étendre les séances de formation à l'ensemble des jeunes et des femmes du pays.

 

Nomel Essis

Source : abidjan.net

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