Parti Ecologique Ivoirien





Après la “ flamme de la paix ”
Le coup de fil de Sarkozy à Gbagbo

Les dessous d’un entretien téléphonique
vendredi 3 août 2007 par Alain BOUABRE



 
Hier, jeudi 2 août, dans la matinée, le président de la République de France, Nicolas Sarkozy, a joint au téléphone son homologue ivoirien Laurent Gbagbo. L’entretien téléphonique, qui a duré, selon nos sources, plusieurs minutes, entre les deux chefs d’Etat, a porté, ainsi que l’indique un communiqué produit par la présidence de la République, “ sur la sortie de crise à propos de laquelle, le président de la République française a exprimé toute sa satisfaction après la cérémonie de la “ flamme de la paix ” du 30 juillet 2007 (...), a encouragé son homologue ivoirien à la mise en œuvre complète de l’accord politique de Ouagadougou et à la prise d’initiatives nouvelles conduisant à des élections libres et transparentes ”. Le chef de l’Etat ivoirien, selon un membre de son entourage, a apprécié ce coup de fil du président Nicolas Sarkozy à sa juste valeur. C’est d’ailleurs pourquoi, il a tenu, rapporte notre interlocuteur, qu’un communiqué soit diffusé dans ce sens afin d’informer toutes les populations ivoiriennes sur les sentiments de satisfaction de la France de voir la Côte d’Ivoire aller à la paix. Si l’on en croit les confidences que nous a faites un ministre du gouvernement ivoirien actuel, Nicolas Sarkozy a surtout apprécié dans le discours de Gbagbo du 30 juillet au stade de Bouaké, le fait que son homologue ivoirien ait clairement affiché son intention d’aller vite aux élections. “ Sarkozy avait jusque-là cru que Gbagbo ne voulait pas d’élections en Côte d’Ivoire comme le lui ont fait croire les adversaires politiques de Gbagbo. Sarkozy a été donc surpris du contraire quand à Bouaké, Gbagbo a dit qu’il faut vite aller aux élections. Le président français n’a pu donc s’empêcher d’appeler son homologue ivoirien pour le féliciter ”, nous a laissé entendre le ministre, notre informateur. Cela est d’autant plus vrai qu’avant son élection à la magistrature suprême de la France, Nicolas Sarkozy avait affirmé sur une chaîne de télévision de son pays que Gbagbo était contre les élections. Ainsi, le discours de Gbagbo retentit-il comme un démenti à tous ces préjugés distillés sur la Côte d’Ivoire et son président. En prenant alors l’initiative d’appeler Gbagbo au téléphone, le président français semble avouer s’être trompé sur le compte du chef de l’Etat ivoirien. A la vérité, ce coup de fil de Sarkozy à Gbagbo vient détendre les relations entre les deux pays au plus haut niveau. Mais avant cela, Gbagbo avait déjà lancé la première balle de la décrispation en adressant à Sarkozy, quelques jours après son élection, un télégramme de félicitations. Il faut rappeler que les rapports entre la Côte d’Ivoire et la France avaient pris un sérieux coup de froid quelques mois après le déclenchement de la rébellion armée en Côte d’Ivoire. Ne partageant pas la même opinion sur la gestion de la crise ivoirienne, Laurent Gbagbo et Jacques Chirac, ancien président français, s’étaient livrés à un pugilat verbal, au point où les deux hommes ne se parlaient presque plus. Aujourd’hui, avec l’avènement de Sarkozy à la tête de l’Etat français, le ciel des relations entre les deux nations semble s’éclaircir. Et c’est tant mieux !


Source : soirinfo.com


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