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Soro dit connaître les auteurs de l'attentat qui l'a visé
CÔTE D'IVOIRE - 4 juillet 2007 - AFP
Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro dit connaître les auteurs de l'attentat qui a visé son avion vendredi et écarte la piste d'un complot de chefs militaires de sa rébellion des Forces nouvelles (FN), dans une déclaration publiée mercredi par le presse locale.

La victoire aux mains nues "C'est un attentat et nous savons qui l'a fait. Il y a des pistes, mais je ne vais pas devancer les enquêtes", a affirmé M. Soro, également secrétaire général des FN, lors d'une réunion avec ses chefs militaires mardi à Bouaké (centre), fief des FN où a eu lieu l'attentat.

Il n'en a pas dit plus sur les auteurs ou commanditaires de l'attentat, mais a disculpé les chefs militaires rebelles, en accusant ceux qui les mettent en cause de vouloir "brouiller les pistes" et l'éloigner de la vérité.

"J'ai lu dans les journaux que ce sont mes chefs militaires. Ce ne sont pas mes chefs militaires, parce que je connais (leur) méthode", a-t-il souligné.

M. Soro a confirmé que plusieurs personnes avaient été arrêtées par les FN à la suite de l'attaque, sans en préciser le nombre ou l'identité, et si leur lien avec l'attaque est avéré.

L'avion de M. Soro a été attaqué à l'arme lourde vendredi matin à l'aéroport de Bouaké, fief des FN. Le Premier ministre a été épargné mais l'attaque a fait au moins quatre morts dans sa délégation.

Aucune information n'a été donnée sur les auteurs ou les commanditaires de cette attaque depuis vendredi, laissant toutes les hypothèses ouvertes.

"Je sais qu'ils ont été envoyés, qu'ils ont fait un repérage, qu'ils ont campé dans la brousse pendant deux ou trois jours avec nourriture assistance et tout", a indiqué M. Soro.

Le Premier ministre a annoncé son retour "dès la semaine prochaine à Abidjan" et sa volonté d'y tenir un "conseil des ministres spécial".

Lundi, il avait réclamé "une enquête internationale" sur cet attentat, en jugeant cet affaire "très grave" pour la sécurité du pays.

Il a également appelé à la fin des polémiques apparues après cet attentat.

Plusieurs responsables des FN ont mis en cause l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) en affirmant qu'elle avait failli à sa mission de protéger l'aéroport de Bouaké, et souligné également que des soldats de la force française Licorne présents sur les lieux n'avaient pas réagi.

L'Onuci comme Licorne ont répondu qu'elles étaient responsables de leurs seules opérations, pas de la sécurité des aéroports ivoiriens.

La polémique se poursuivait mercredi dans les médias ivoiriens.



Source : jeuneafrique.com



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