Le Parti Ecologique Ivoirien



REVISION DE L’ACCORD DE OUAGA La Primature répond à Simone Gbagbo




merc 17 sept 2008  par Soir Info
 

Réponse du berger à la bergère. La primature n’a pas attendu longtemps pour apporter une réplique aux propositions de Simone Gbagbo relatives à un recadrage de l’accord politique de Ouagadougou. L’épouse du chef de l’Etat a même envisagé d’en discuter avec le Premier ministre Guillaume Soro. Mais la primature n’entend pas débattre de cette question avec la Première dame. En tout cas, c’est ce que Méité Sindou, porte-parole du chef du gouvernement, a laissé entendre, hier mardi, sur les antennes de la radio française RFI. « Pour le débat de fond sur l’Accord politique de Ouagadougou, le Premier ministre souhaite surtout l’avoir principalement avec le Président de la République, Laurent Gbagbo, qui est signataire de l’APO et le deuxième interlocuteur, qui est le président Blaise Compaoré du Burkina Faso, donc le Facilitateur du dialogue direct. Donc, ce sont ces trois acteurs qui sont habilités à ouvrir un débat de fond éventuellement sur une revue du contenu de l’accord politique de Ouagadougou », a dit le porte-parole de Soro. Dimanche 14 septembre dernier, au meeting de clôture de sa tournée dans les zones Forces nouvelles, Simone Gbagbo a estimé qu’il fallait ‘’revisiter l’Accord de Ouagadougou pour trouver des solutions qui soient plus à la dimension de nos poches, de notre budget’’. Lundi, la vice-présidente du FPI est revenue sur les mêmes propositions dans un entretien à RFI. « Les solutions qui ont été trouvées dans les accords de Ouagadougou sont des solutions qui sont onéreuses. Il faut que nous acceptions de revisiter ces accords. Si nous acceptons dès maintenant de nous asseoir pour revenir à des considérations plus réalistes en tenant compte des capacités réelles de notre état et en comptant d’abord sur nous mêmes à ce moment-là, nous allons trouver des solutions et avec ces solutions, nous allons pouvoir aller aux élections », avait-elle soutenu. L’épouse du Président a indiqué qu’il était nécessaire de revisiter tout ce qui concerne les conditions du désarmement, de la réinsertion des ex-combattants, du rapatriement des mercenaires étrangers et de toute la classification financière qui en a été faite. « Tout ça, c’est assez de difficultés. Ce n’est pas très réaliste , ce n’est pas très réaliste quand on regarde le budget de la Côte d’Ivoire. Il faut revoir tout cela à la baisse », a insisté Simone Gbagbo. Hier mardi, Méité Sindou s’est voulu tout aussi direct sur les antennes de RFI pour répondre à la Première dame. « Mais, l’accord de Ouaga s’est déjà auto-revisité à plusieurs reprises avec la mise en place d’un cadre institutionnel de transition, avec l’opération d’identification et puis la résolution des questions militaires. Donc, ce travail a été déjà fait. Et aujourd’hui, la bonne preuve que l’accord marche et fonctionne, a encore été donnée au cours de cette journée du lundi 15 septembre avec le lancement officiel du démarrage de l’opération d’identification des populations et de recensement électoral. Eh bien cet accord est en passe d’aboutir, c’est-à-dire la pacification de la Côte d’ivoire et l’organisation d’élections démocratiques », a indiqué le porte-parole de la Primature. Il faut le dire tout net. La passe d’armes entre Simone Gbagbo (camp présidentiel) et Méité Sindou (camp Soro), à propos de l’accord de Ouaga, en ajoute aux sons discordants qui menacent la sortie de crise en Côte d’Ivoire.

par Charles TRA BI

Source : soirinfo.com

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