Le Parti Ecologique Ivoirien



Fin de l’enrôlement et de l’identification : Le 28 février, C’est impossible!




samedi 24 janvier 2009 - Par Fraternité Matin
 


La Commission électorale indépendante a fait le bilan de l’opération d’identification de la population et de recensement électoral.
La Commission nationale de supervision de l’identification (Cnsi) ne croit pas en la fin de l’opération d’identification de la population et de recensement électoral le 28 février, comme le prévoit la Commission électorale indépendante (Cei). Les raisons de sa réserve ont été exprimées dans un communiqué publié hier au terme de sa réunion tenue à son siège à la Riviera III. Elles sont liées pour l’essentiel au «non respect du mode opératoire» par les structures techniques partenaires. La Cnsi estime que seulement le tiers des centres de collecte prévus sont fonctionnels, plus de quatre mois après le lancement officiel de l’opération à Yamoussoukro le 15 septembre par le Chef de l’Etat. «La Cnsi a relevé qu’à ce jour, 3395 centres de collectes fonctionnent sur un total de 11009 prévus, avec 3 663 853 personnes enrôlées sur une population cible estimée à 8 663 149». «Pour la Cnsi, ces dysfonctionnements menacent gravement l’important processus d’identification et de recensement électoral, et rendent aléatoire la date du 28 février 2009 annoncée par la Cei pour la fin de l’enrôlement». Partant de ce constat, la Commission nationale de supervision de l’identification présidée par le magistrat hors hiérarchie, Yua Koffi craint que de nombreux Ivoiriens soient laissés pour compte. Surtout que l’opération de reconstitution des registres de l’état civil attendue par de nombreux Ivoiriens avant de se enrôler n’a pas encore été lancée au plan national. En dépit de la fin de l’inventaire des registres détruits ou perdus. Dès lors, il y a de fortes chances que le processus soit prolongé. Le Président de la République avait d’ailleurs laissé entrevoir cette possibilité, dès lors que toutes les parties ivoiriennes engagées dans le processus de paix et la communauté internationale qui les appuie considèrent l’identification comme le préalable à des élections réussies. «Selon le rythme de travail, le président de la Cei pense que l’identification va s’achever le 28 février. Si ce n’est pas fini, on continuera», a déclaré jeudi le Chef de l’Etat, dans l’entretien qui a sanctionné les deux jours de présentation de vœux des couches socio-professionnelles du pays.
Ces difficultés, doublées de la polémique sur les fraudes devraient nécessiter d’autres rencontres d’explication sous la supervision du chef du gouvernement Guillaume Soro afin d’amener les parties à appliquer «le mode opératoire».

Paulin N. Zobo


•Déclaration de la Cnsi

La Commission nationale de supervision de l’identification (Cnsi), structure chargée de la supervision et du contrôle du processus d’identification des populations, s’est réunie le 23 janvier 2009 à Abidjan pour analyser le déroulement du processus d’identification et de recensement électoral lancé le 15 septembre 2008 à Yamoussoukro. La Cnsi a relevé qu’à ce jour, 3395 centres de collecte fonctionnent sur un total de 11009 prévus, avec 3 663 853 personnes enrôlées sur une population cible estimée à 8 663 149. Si, la Cnsi s’est félicitée du lancement de l’opération d’identification en cours, certains dysfonctionnements liés au non respect du mode opératoire, en entravent le bon fonctionnement. Il s’agit, entre autres, de :
L’absence sur le terrain de la totalité des valises de Sagem et des ordinateurs de l’Ins ;
Les pannes récurrentes des valises de Sagem et des ordinateurs de l’Ins ;
La non ouverture de la majorité des centres de collecte pourtant programmés.
Le non déchargement des valises de Sagem dans les centres de coordination ;
Le non traitement quotidien des données recueillies ;
Le non fonctionnement des sites secondaires ;
Le non fonctionnement du site de back-up, destiné à recevoir au quotidien, par voie satellitaire, les données recueillies et traitées sur le site central de l’opération par Sagem. Cette situation ne permet pas à la Cnsi de procéder au contrôle et vérification de certaines données, conformément au mode opératoire ;
La perturbation de nombreux centres de collecte par des personnes se réclamant des partis politiques ;
La difficile collaboration constatée dans certains centres de collecte entre les agents superviseurs de la Cnsi et les agents de la Cei ;
L’accès difficile des populations aux pièces requises pour l’enrôlement ;
L’absence ou l’insuffisance de la sensibilisation des populations ;
Les nombreuses perturbations liées aux revendications des personnels employés pour l’opération.
Par ailleurs, la fin des opérations d’enrôlement telle que prévue par la Cei, coïncidant avec celle de la reconstitution des registres de l’état-civil annoncée par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, amène la Cnsi à constater qu’une partie importante des populations risque d’être exclue du processus d’identification et de recensement électoral.
Pour la Cnsi, ces dysfonctionnements menacent gravement l’important processus d’identification et de recensement électoral, et rendent aléatoire la date du 28 février 2009 annoncée par la Cei pour la fin de l’enrôlement.
C’est pourquoi, soucieuse du déroulement harmonieux et réglementaire du processus d’identification des populations, la Cnsi recommande :
d’ouvrir l’ensemble des centres de collecte prévus à cet effet conformément au cahier des charges, au mode opératoire et à la Convention ;
de rendre opérationnel l’ensemble des sites de coordination ;
de démarrer sans délai le traitement des données recueillies pour éviter des pertes ;
de rendre opérationnel le fonctionnement des sites de traitement quotidien des données recueillies. A cet effet, la Cnsi demande l’ouverture sans délai du site de back-up conformément au cahier des charges, au mode opératoire et à la Convention pour permettre la gestion immédiate des réclamations.
Afin de garantir le succès du processus d’identification des populations et de recensement électoral, la Cnsi invite tous les acteurs impliqués dans ce processus au respect scrupuleux des dispositions réglementaires.
Fait à Abidjan le 23 janvier 2009
pour la Cnsi Le Président
YUA Koffi Magistrat hors hiérarchie, Avocat général près la Cour Suprême



• Douati sensibilise les pétitionnaires

Le voudrais rappeler à tous, que l’enrôlement est un acte majeur aujourd’hui en Côte d’Ivoire parce que c’est un acte qui donne droit aux élections. Or, nous avons besoin de ces élections pour sortir la Côte d’Ivoire de la crise. Je lance un appel aux populations de Biankouma, afin qu’elle se fassent enrôler massivement. Je demande également à ceux qui ne sont pas concernés par cette opération de s’abstenir. En vue de ne pas inutilement perturber une opération qui, ici à Biankouma, se déroule dans de bonnes conditions», a déclaré M. Alphonse Douati, ministre de la Production animale et des Ressources halieutiques, à sa sortie de la salle d’identification. Il exhortait ainsi les pétitionnaires présents au centre de collecte de l’Epp Vesoul, dans la commune de Biankouma où il s’est fait enrôler récemment. Un acte qu’il a posé en présence des autorités administrative dont M. Baotto Louis Gustave, sous-préfet central de la localité. L’opération d’identification et d’enrôlement est effective depuis le 3 décembre 2008.
Ont pris part à la cérémonie de lancement, M. Aonon Pierre Evariste, préfet du département de Biankouma, l’ensemble des sous-préfets de Gbonné, Sipilou et Biankouma, les élus, la chefferie traditionnelle et M. Jacob Anaky, superviseur de la Commission électorale indépendante (Cei) pour la région des Montagnes.

HonorÉ Droh
Correspondant régional

Source : abidjan.net

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