Le Parti Ecologique Ivoirien



Côte d’Ivoire - élection : Des indemnités non payées bloquent l’identification, en Côte d’ivoire


lundi 13 octobre 2008 - Par APA
 


Abidjan - L’opération d’identification et du recensement électoral des populations ivoiriennes a été bloquée dimanche par une grève des agents recrutés par la société française, SAGEM sécurité, a constaté APAà Abidjan.

Les agents, qui jouent un rôle clé dans le processus, exigent qu’on leur paie « simplement quelque chose », faisant remarquer que depuis le début des opérations d’identification et du recensement électoral, ils se déplacent et mangent à leurs frais, deux semaines après le lancement des opérations.

Cette situation est devenue intenable, a confié un des agents, sans donner d’indication sur le montant de la prime .

Des quartiers d’Abobo à Koumassi, en passant par Adjamé, les centres d’enrôlement fonctionnaient au ralenti dimanche, certains étant même carrément fermés.

Contactée par APA, une source proche de la commission électorale indépendante (CEI) a par ailleurs révélé que « ces agents réclament 90 000 FCFA par mois, et 25 000 FCFA comme prime de transport ».

D’autres agents du processus d’identification, notamment ceux recrutés par la CEI, menacent eux aussi, de rejoindre le mouvement, pour les mêmes raisons, que celles avancées par les travailleurs recrutés par la SAGEM.

Outre les moyens financiers, l’opération d’identification des populations, qui permettra de mettre à jour le fichier électoral, est confrontée à un problème de sécurité sur les sites d’enrôlement.

Des valises de la SAGEM ont été emportées ce week-end dans les communes d’Adjamé et de Yopougon, par des hommes se réclamant de la « puissante » fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), proche du Front Populaire Ivoirien (FPI, au pouvoir).

Le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire se heurte de façon globale à un manque de moyen financier, alors que les autorités avaient annoncé en juillet dernier, à Séguéla (Centre Ouest) la « disponibilité de la totalité des fonds » nécessaires à l’organisation des élections.

Les bailleurs de fonds hésitent encore à mettre la main à la poche, en dépit de leur promesse de financer à hauteur d’environ 100 milliards de FCFA la sortie de crise ivoirienne.

Les ex-rebelles ivoiriens des Forces nouvelles (FN), ont recommandé samedi depuis leur quartier général de Bouaké (379 km au nord d’Abidjan), le report de la présidentielle dont le premier tour reste officiellement fixé au 30 novembre malgré les nombreux retards constatés dans le processus d’identification des populations.

LS/ib/APA

Source : abidjan.net

Les Verts D'Europe  verts au parlement europeen       Le logo des verts de France  Ecolo   FéPEV-RAO     

Reproduction interdite du site

haut de page haut de page