Le Parti Ecologique Ivoirien


DESARMEMENT, SOULEVEMENTS CHEZ LES FN...
Soro dans ses états


lundi 03 mars 2008 - Par L'inter
 

(...) Au-delà des questions sécuritaires, il y avait des questions de logistique pour ces autorités afin qu’ils viennent travailler. Ils ont accepté de venir dans ces régions quelquefois sans le minimum. Mais ils sont venus parce qu’ils aiment leur pays, parce qu’ils sont conscients qu’il faut qu’on sorte la Côte d’Ivoire de la situation de guerre. Je sais aussi que la nation ne manquera pas d’être reconnaissante à ces pionniers. Je sais qu’ils ont des problèmes..., mais je leur demande de tenir le coup et de maintenir le cap. Je sais que ce n’est pas facile parce qu’ils n’ont pas la plénitude de leur autorité, mais je leur demande d’être des pédagogues, des hommes d’expérience pour travailler. Les choses vont aller, évoluant jusqu’à ce qu’on arrive à la normalisation complète. Il faut qu’ils sachent que nous les soutenons, que le gouvernement est avec eux. En ma qualité de Premier ministre et aussi de Secrétaire général des Forces nouvelles, je peux encore parler aux autorités des Forces nouvelles pour que leurs rapports avec les Préfets, Sous-préfets et Secrétaires généraux de Préfecture soient des rapports emprunts de cordialité (...) Et je suis convaincu que nous allons y arriver, mais je demande aussi aux populations de s’impliquer, aux élus et cadres de ces régions de s’impliquer pour que l’Etat continue de s’installer, de se renforcer. C’est bon pour nous-mêmes, c’est bon pour les populations, c’est surtout la base du développement (...) Mais je voudrais parler de l’ambiance générale dans le pays. Bientôt ça fera un an que j’ai été désigné Premier Ministre, mais plus tôt le 04 mars cela fera un an que nous avons signé un accord politique à Ouagadougou. Je vois tout ce qui se dit dans la presse, mais je veux être serein et regarder avec beaucoup de lucidité les actions que nous avons menées à la tête du gouvernement depuis un an. Et je veux pouvoir le dire aux Ivoiriens, sans prétention ni vanité.

LE BILAN DE SORO JUGE PAR SORO

Quand j’ai été nommé Premier Ministre, certains doutaient de mes capacités à gérer un gouvernement. Beaucoup avaient parié que quelques mois après ma prise de fonction, mon incompétence notoire allait faire disjoncter le gouvernement. J’ai entendu beaucoup de méchancetés et de dénigrements, mais il me fallait tenir le coup parce que je savais où j’allais. Déjà, avoir un bilan à présenter un an après à la tête du gouvernement, je ne dis pas que c’est une satisfaction triomphaliste, mais je suis satisfait que des choses soient faites. On ne peut pas dire qu’on n’a rien fait. On ne peut pas dire que rien ne s’est passé après un an. Il suffit d’interroger les opérateurs économiques pour voir le frémissement qu’il y a, pour voir l’apaisement général qu’il y a dans le pays, pour voir aussi les investissements que l’Etat a faits et pour voir les réalisations que nous sommes en train de mener. Nous avons travaillé. Nous avons travaillé des nuits et des nuits d’insomnie pour rendre en réalité concrète un accord que nous avons signé. L’année 2007 a été une année difficile sur le plan personnel. J’avais des décisions importantes à prendre avec tout ce que cela comporte comme risque de se tromper gravement. Mais aussi le risque de ne pas décider et de rester dans l’immobilisme qui tue. Nous avons décidé de nous assumer. Nous avons pris nos responsabilités, pas à la légère parce que 2007 a été une année éprouvante. Nous avons failli laisser notre peau dedans. Quelqu’un me disait une fois, que celui qui a vu le lion rugir et celui qui l’a entendu rugir, n’ont la même réaction. Malgré l’attentat du 29 juin, nous avons continué de travailler. C’est pour cela que je demande aussi aux Préfets de continuer, de prendre courage. Nous avons tout entendu. D’abord, quand j’ai été nommé, des esprits malins, passés dans l’art de diviser et de détruire, ont approché des chefs militaires et leur dire que j’ai trahi la lutte. Simplement parce que j’ai accepté d’être Premier ministre. Mais je pense que mon avènement à la primature est un peu tardif. A titre de rappel, je voudrais dire qu’à Marcoussis, nous étions cinq à décider du gouvernement de transition. Il y avait le Président Jacques Chirac de la France, Koffi Annan, Secrétaire général de l’Onu, Omar Bongo président du Gabon, Laurent Gbagbo lui-même et moi. Le principe était que je propose un Premier ministre. J’ai proposé Dacoury Tabley. C’est quand son nom a été rejeté que je me suis proposé comme candidat pour être Premier ministre. Mais ma candidature a été refusée. Je suis présentement Premier ministre de Côte d’Ivoire à la suite de négociations. Ensuite quand en 2005, on a voulu nommer un Premier ministre, suite au départ de Seydou Diarra, nous avons estimé à l’époque que pour aller vite, il fallait un partage équilibré du pouvoir entre les ex-belligérants. Et pour ce faire, il fallait que le Secrétaire général des Forces Nouvelles soit le Premier ministre. Je l’ai expliqué, mais je n’ai pas été entendu. Mais ce n’est pas un tort de ne pas avoir été entendu. Et l’Union Africaine nous a proposé de choisir un Premier Ministre par loterie. Il y avait une liste de Premier ministres et les formations politiques devraient choisir le Premier ministre. J’étais le seul à être le premier voté par trois partis politiques. Obasanjo, en sa qualité de Président de l’Union Africaine m’a déconseillé ce poste. Je lui ai répondu que si c’est pour l’intérêt de la Côte d’Ivoire, je suis d’accord. Donc je ne vois pas la primature en termes de promotion personnelle. Il m’a remercié et c’est à la suite des discussions à Lagos et à Port Harcourt que Charles Konan Banny a été désigné Premier Ministre. Que ceux qui veulent nous diviser arrêtent. J’ai trahi quoi et qui ? Qu’on me le dise. J’assume ma responsabilité. Comment, moi, je suis suffisamment grand et bon pour aller devant le TPI si les choses dérapent ; et je ne suis pas suffisamment grand et bon pour être Premier ministre de Côte d’Ivoire ? Quand le Président Laurent Gbagbo est allé voir le président Compaoré pour le dialogue direct, j’ai consulté tout le monde et puis j’ai accepté. Nous avons eu un accord qui est disponible sur Internet. Lisez-le et dites moi si l’accord politique de Ouagadougou est bon pour la Côte d’Ivoire ou pas. Je suis là pour appliquer un accord, je vais l’appliquer et les choses vont avancer. Et depuis que nous avons signé l’accord, des choses se font. Ne sommes nous pas en train de délivrer des jugements supplétifs dans les campagnes, les villages et villes ? Aujourd’hui, plus de 300000 jugements supplétifs ont été délivrés. Les Préfets sont avec vous mais nous ne nous sommes pas contentés de cela seulement. Sur le plan militaire, les choses avancent et de plus en plus, nous voyons le général Bakayoko et le Général Mangou ensemble. Mais la preuve qu’il y a un rapprochement entre les forces militaires, c’est la visite du Chef de l’Etat à Korhogo, Ferkessédougou, Boundiali et Tengréla. Qui pouvait l’imaginer ? Allons donc à la Paix. Il y a des gens qui aiment le jeu de massacre. Ils veulent créer des tensions. Nous sommes allés à Ouagadougou parce que nous avons tout essayé auparavant. Nous avons essayé la guerre, les bombardements, des tentatives d’assassinat de part et d’autre. C’est parce que personne n’a réussi à assassiner l’autre que nous sommes assis là. Et c’est pour cela que nous sommes partis à Ouagadougou. Arrêtons cela. Allons doucement. Que chacun s’engage dans le sens de la paix.

LE DESRAMEMENT, GBAQGBO ET MOI

Que les journalistes nous aident à aller à la paix. Nous aimons les faux débats. Je trouve la question du désarmement avant les élections ou les élections avant le désarmement suffisamment idiote. Lisez l’accord de Ouagadougou. Personne n’a dit qu’il ne voulait pas de désarmement. Ces faux sujets sont de nature à créer des tensions inutiles. La vraie question est de savoir, quelles sont les dispositions qui seront prises pour assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire et donner la confiance à l’ensemble des ivoiriens au point d’aller aux élections. Nous tous, voulons que le désarmement se fasse et nous travaillons à cela. Qu’on prépare les élections et qu’on prépare le désarmement. Et que ces processus avancent. Je ne suis pas là pour commenter les propos des leaders politiques parce que ce débat n’est pas juste. Il faut sortir de la logique des préalables parce que l’accord de Ouagadougou ne met aucun préalable. L’accord que j’ai signé parle de confiance. Parce que tout est possible quand il y a la confiance. Les mêmes qui viennent dire ici que Soro a trahi, iront dire à Gbagbo que Soro est en train de l’endormir. Gbagbo et moi, nous nous connaissons avant tout ça. Arrêtons ces jeux de couloir et allons aux élections. Allez convaincre les populations dans les campements, dans les villages pour voter pour vous et laissez nous travailler pour ramener la paix (...) il faut qu’il y ait cette sérénité et moi je veux qu’on aille à des élections. A des élections irréprochables (...) Le groupe Sagem a été désigné et nous lui avons transmis le cahier de charge. La convention va être signée avec Sagem et nous allons commencer les opérations d’identification et d’enrôlement pour aller aux élections. Donc il faut nous encourager à faire ça. On a le sentiment que des personnes ne veulent pas qu’on sorte de cette situation. Les populations souffrent, il n’y a plus d’eau. A Korhogo, à Bouaké, à Abidjan même il n’y a plus d’eau. Il ne faut pas qu’on se perde dans les débats politiques et laisser les populations mourir de soif et de faim ; ce n’est pas ça la responsabilité. En définitive, on se demande si c’est la population qu’on aime ou si son pouvoir qu’on aime (...) Je suis un homme de conviction et ce n’est pas 2002 qui m’a révélé aux Ivoiriens. Avant cela, on me connaît déjà pour mes prises de positions. Ma position est très claire, ferme. Je suis venu pour appliquer un accord, faire des élections démocratiques, transparentes irréprochables. Celui qui gagne dirigera le pays et nous, on s’en va. Sur cela, je ne tergiverse pas, je n’aime pas être à gauche ni à droite, je préfère être moi-même. Des problèmes de racket ont été posés ici. C’est juste parce que ce n’est pas ici seulement qu’on me le dit. Je suis informé et nous allons agir là-dessus. Nous avons eu au niveau du gouvernement un problème de moyens, mais nous allons améliorer cela. La sécurité ira en s’améliorant quand le contexte lui-même va évoluer positivement. Mais en mars et avril, nous allons agir là-dessus. J’ai demandé au Ministre Dosso de passer pour sensibiliser les gens. Il y aura la phase de la sanction. Il y a des moments, lorsque voulez prendre des décisions, on vous dit qu’il y aura des tirs çà et là, mais nous ne pouvons pas accepter non plus de nous laisser prendre en otage. Quand pendant le mois de décembre il y a eu quelques poussées de fièvres à Bouaké et que quelqu’un m’a appelé pour m’en informer, je lui ai répondu qu’il fallait s’attendre à ces genres de situations. Parce que plus on avancera, plus on aura à faire à des révoltes. Le tout n’est pas de faire face à ces révoltes, mais le tout est de se demander si l’on s’est préparé pour faire face à ces révoltes. Nous allons avancer et vous entendrez encore des tirs. Mais j’ai dit quelque part que quand c’est dur, seuls les durs avancent. Nous allons avancer parce que nous voulons qu’il y ait la paix. Donc nous allons agir sur le racket (...)

Source : linter-ci

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