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Attentat contre le Premier ministre à Bouaké

Accusé, le commandant de la Licorne répond à Wattao


mercredi 4 juillet 2007 par Blaise Bonsié 


Outre le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, M. Désiré Tagro et les hautes hiérarchies de toutes les composantes des Forces de défense et de sécurité ivoirienne, l’ambassadeur André Janier était à Bouaké pour porter la voie des plus hautes autorités françaises. Si pour ce dernier, cette visite se situait donc dans un cadre purement affectif, il n’en devrait pas être de même pour le patron de l’armée française en Côte d’Ivoire (la force licorne) qui lui tenait compagnie. Eu égard à ce qu’il a donné de voir, le général Antoine Lecerf semblait trouver en ce voyage, l’occasion toute donnée de demander des explications aux responsables des Forces nouvelles. Dès son entrée dans la cour du Premier ministre, interpellant le ministre Konaté Sidiki, le patron de la licorne demandera à comprendre pourquoi les Forces nouvelles se sont étalées à leur encontre dans les journaux avec en plus sa photo comme illustration dans la presse. Mais le sentiment qui l’animait ce jour, le général français l’exprimera le plus au commandant Ouattara Idrissa dit Wattao. « C’est vous qui avez eu, à vous en prendre à nous dans la presse ? » demandera-t-il à Wattao en sortant de la cour. « Mon général, je n’ai fait que donner mon opinion » lui a répondu le commandant des Forces nouvelles qui visiblement ne voulait pas créer de polémique avec l’officier français à qui il accordait tout le respect dû à son rang. « Si c’est comme ça que vous donnez vos opinions, ah là ! » rétorquera le général au chef d’état major adjoint des Forces nouvelles qui s’était déjà éloigné. L’amertume de Lecerf, il le fera aussi savoir à la presse présente. A la question de savoir pourquoi l’armée française présente au moment des faits n’a nullement réagi, voici ce que le patron de l’armée française a exactement répondu : « Je vais vous dire deux choses. La première, c’est qu’il faut distribuer les besoins économiques car il y a beaucoup de nécessiteux. La seconde, je vous demande d’aller voir le blessé qui est toujours vivant. Et demandez lui qui l’a gardé dans cet état ? Qui lui permet d’être aujourd’hui en vie ? Après ça, ce sera le vrai discours ». Un véritable coq à l’âne qui a irrité les journalistes présents. En fait, depuis le jour de l’attentat, certaines autorités des Forces nouvelles n’ont cessé de s’interroger sur le rôle ambiguë des forces impartiales présentes à l’aéroport au moment des faits. Recevant le samedi dernier les jeunes patriotes venus d’Abidjan, le chef d’état major adjoint des Forces nouvelles a pointé un doigt accusateur sur l’armée française présente à l’aéroport ce 29 juin 2007. Il a justifier ses propos par des faits qu’il a observés : un débarquement impressionnant de soldats français à l’aéroport quelque temps avant l’attentat, l’immobilisme des militaires français pendant les faits et le blocage ce jour, de la piste de sauvetage de l’aéroport de Bouaké par un engin de l’armée française. Le Premier ministre Guillaume Soro recevant l’ensemble des militaires ivoiriens peu avant la visite de la délégation française, avait invité l’ensemble des ivoiriens et particulièrement les Forces nouvelles à n’accuser personne et à ne pas créer de polémique avec les forces françaises. « Seule une enquête devra dire ce qui a été » avait conclu le Premier ministre de Côte d’Ivoire.



Source : linter-ci.com



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