Le Parti Ecologique Ivoirien



Demande de demission du Premier ministre du Gouvernement - A quel jeu jouent les Forces nouvelles ?




  jeudi 16 avril 2009 - Par Le Temps



ça peut fairre désordre. mais c'est plus une intrigue politicienne. L'appel à démission de la Primature lancé par les Délégués des Forces nouvelles à leur Secrétaire général doit être compris comme un mauvais signe qui annonce des lendemains brumeux.
C’est un gros problème d'ordre communicationnel et d'ordre structurel. Le maelstrom politique ivoirien a été réveillé par l'affaire ''Délégués des Forces nouvelles''. Ces derniers dont la nature reste à être déterminée, ont tenu un conclave au siège du Secrétariat général des Forces nouvelles, à Bouaké, à l'issue duquel ils ont non seulement rué le Fpi dans les brancards, mais aussi revendiqué une position qui commence à faire tilt. Après ce qu'ils ont appelé " analyse de la situation sociopolitique du pays ", les Délégués des Forces nouvelles disent " s'expliquer difficilement les attaques irresponsables " faites contre le Premier responsable des Forces nouvelles le Premier ministre Guillaume Soro. A qui ils ont demandé " sa démission en qualité de Premier ministre ; qu'il revienne à Bouaké pour se mettre à l'avant-garde de la lutte ". Pour ont-ils argumenté, ne pas qu'il (Guillaume Soro, ndlr) soit comptable de cette manœuvre machiavélique ". Le premier concerné a réagi en prenant le contre-pied des Délégués des Forces nouvelles. " Le Premier ministre est à la tâche. Des positions peuvent s'exprimer. Ce n'est pas la position du directoire politique ni de l'état-major des Forces nouvelles". A indiqué son porte-parole Méité Sindou.
Et du coup, l'opinion se trouve dans une situation d'imbroglio qui amène bien des interrogations. Premièrement, le Secrétaire général des Forces nouvelles savait-il qu'un conclave de ses Délégués devait se tenir au siège de son mouvement et en connaissait-il la teneur ?
Première hypothèse : si non, l'on est alors en droit de se demander comment est-ce possible qu'une réunion qui prend des décisions d'une telle gravité puisse-t-elle se tenir dans ses locaux sans que le Secrétaire général des Fn n'en soit prévenu ? ça fait désordre. Deuxième hypothèse : si oui, soit Soro sait ce qui va être décidé et il laisse faire pour tenter une sorte de baromètre. Soit il ne sait rien des décisions et tombe des nues quand il les apprend. La aussi ça fait désordre. Tout compte fait, les deux hypothèses sont difficiles à comprendre. Tant elles laissent planer un vent d'improvisation et de désordre sur l'ex-rébellion des Forces nouvelles. Mais en même temps sur sa manière de gérer les affaires d'Etat. Et qui n'excluent pas le doute sur sa capacité à maitriser son monde, comme aiment à dire ses détracteurs. Si la sortie des Délégués est comme le dit Soro, " l'expression d'une position ", nous disons que le cadre de l'expression de cette position, pose problème. Le Secrétariat général des Fn étant le siège de tous les pouvoirs de l'ex-rébellion. C'est un peu comme si un groupe de militants Fpi tient un conclave au Palais de la Présidence de Côte d'Ivoire à l'issue duquel il pond un communiqué dans lequel il demande au Président Laurent Gbagbo candidat élu du Fpi à la présidentielle d'octobre 2000, de démissionner de la Présidence pour… ne pas se faire comptable des agissements de l'opposition. Et que le lendemain, le Président Gbagbo envoie son Porte-parole Gervais Coulibaly pour dire tout de go : " le Président est à la tâche. Ce matin même, il a eu de nombreuses séances de travail et des audiences ". Ce serait trop facile et ce n'est pas ce que l'on demande. Voilà pourquoi, nous nous interrogeons sur la nature de l'intrigue que l'on prépare à la Côte d'Ivoire.

S. Allard


Source : abidjan.net

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