Le Parti Ecologique Ivoirien



Fespaco 2009 Vols et prostitution à gogo




 mercredi 11 mars 2009 - Par linter-ci



   Les festivaliers venus du monde entier ont encore eu droit à un grand Fespaco. Salles de cinéma bondées de monde. Après 40 ans d’existence, le Fespaco continue d’écrire les lettres de noblesse du cinéma africain voire du monde entier. Il est compté parmi les cinq plus grands festivals de cinéma dans le monde. Mais certaines choses tendent à ternir l’image de ce festival panafricain. En effet, le samedi 07 mars dernier , après la clôture officielle du Festival, nous avons été témoin d’un vol rocambolesque. Une festivalière d’origine anglaise, du nom de Janie Butler, s’est vu traîner par terre avant de se voir voler son sac à main par un bandit. Malgré la course poursuite qui s’est engagée entre lui et nous, le ripou n’a pu être rattrapé. Selon la festivalière anglaise, son sac contenait son passeport, une forte somme d’argent, sa carte de crédit, sa caméra et bien d’autres affaires importantes. Les larmes aux yeux, elle a dit ne pas comprendre que ce soit à quelques mètres de l’hôtel ‘’Pacific’’ qu’elle a pu subir cette lâche agression. Les policiers appelés en renfort n’ont pas daigné faire le déplacement de l’hôtel ‘’Pacific’’. Le plus ahurissant, c’est la désinvolture avec laquelle nous avons été reçus au commissariat central. Pour attester de la véracité de la perte de ses documents, la pauvre anglaise a demandé qu’on lui fasse une déclaration de perte. Elle s’est entendu dire qu’il n’y avait pas de signataire, c’est-à-dire qu’il n’y avait aucun responsable pour lui délivrer cette déclaration qu’elle devait présenter à son ambassade sise à Accra au Ghana. Surtout que l’ambassade anglaise n’avait aucune représentation au Burkina. Bien avant l’anglaise, le vendredi 07 mars, une festivalière française s’est fait défigurer. Roulant sur un engin à deux roues, elle s’est fait projeter au sol. Les malfrats en ont profité pour lui arracher son sac à main. Selon des personnes rencontrées, les prostituées ouagalaises sont de mèche avec les voleurs dans leurs agissements. A ce propos, un de nos amis finlandais du nom de Tomy, nous a dit qu’il a été pourchassé du boulevard ‘’Kwame N’Krumah’’ à son hôtel, par des prostituées et leurs acolytes. Si vous allez à Ouaga, la zone de prédilection des prostituées est le boulevard ‘’Kwame N’Krumah’’ avec ‘’Taxi Brousse’’, son maquis en plein air. C’est là que les princesses des nuits noires ouagalaises opèrent. Ne vous fiez pas à leurs motos pour les suivre. Ce n’est qu’un appât pour aller vous faire les poches avec l’aide de ripoux tapis dans la zone du projet ‘’Zarkat’’ avec ses profonds tunnels. Quand les prostituées et leurs acolytes vous font les poches, ils s’engouffrent dans les tunnels. Vous n’avez que vos yeux pour pleurer. Beaucoup de festivaliers en ont fait les frais. C’est pourquoi, ici et maintenant, nous attirons l’attention des autorités burkinabé sur la question de la sécurité des biens et des personnes au Fespaco. A ce niveau, les burkinabés doivent prendre l’exemple des autorités égyptiennes. Lors de la 32è édition du festival du film du Caire à laquelle nous avons assisté, une police spéciale pour les festivaliers veillait au grain. Les hôtels et les lieux de projections étaient sous haute surveillance. Naïvement, nous avions cru que ce dispositif fonctionnait au Faso. Que non. Il faut que le Président du Faso, Blaise Compaoré s’investisse personnellement dans le rétablissement de cet ordre. Les ambassades européennes ont commencé à s’inquiéter sérieusement de cet état de fait, nous a-t-on dit.


Thibault R. GBEI
Envoyé spécial à Ouaga au Burkina Faso


Source : linter-ci

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