Le Parti Ecologique Ivoirien


Rapport sur le 11ème Conseil du Parti Vert Européen (PVE) Malmö, 16/18 octobre 2009


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jeudi 29 octobre 2009 - Par Les Verts.fr


Le 11ème Conseil du Parti Vert Européen s'est réuni à l'université de Malmö (Suède) du vendredi 16 au dimanche 18 octobre 2009. Ce Conseil était important à double titre :

C'était le premier après les élections européennes du début juin, qui ont vu une hausse des résultats globaux des Verts européens, dont le groupe des élus au Parlement européen est passé de 42 à 55  membres, et qui a préservé sa position de 4ème groupe politique de cette institution. Pour autant, ce succès, avec des pics dans certains pays (Luxembourg Belgique, France, Suède, AllemagneŠ), s'est accompagné d'une faiblesse lancinante, à savoir l'absence d'élus dans 15 des 27 pays membres, essentiellement ceux de l'ancien bloc soviétique ainsi que ceux du Sud de l'Europe (à l'exception des Verts grecs qui ont obtenu pour la première fois un élu). Ce succès teinté d'ombre a ainsi été au c¦ur de tous les débats : comment faire pour non seulement améliorer ce résultat mais aussi l'étendre à l'ensemble de l'UE et de l'Europe en 2014 ? Quel peut être le rôle du PVE et de ses partis membres dans cette perspective ?

Ce Conseil était aussi important car il voyait le renouvellement (qui intervient tous les trois ans) du Comité exécutif du PVE, composé de 9 membres auxquels s'ajoutent deux représentants de la FYEG (Fédération des jeunes Verts européens). C'est une instance décisive qui a vocation à mettre en ¦uvre au quotidien les orientations définies par le Conseil (qui se réunit deux fois l'an, au printemps et à l'automne) et le Congrès (qui se réunit tous les deux ans et demi, avant les élections européennes et à mi-mandat, le dernier ayant eu lieu à Bruxelles en mars 2009). L'enjeu était important, particulièrement pour les Verts français qui n'étaient plus représentés au Comité depuis trois ans, et qui présentaient un candidat, Stéphane Sitbon-Gomez, lequel a été élu.

Enfin ce Conseil a effectué son travail politique ordinaire : réunions des groupes de travail thématiques, vote des résolutions, du rapport financier, du plan d'action pour 2010, admission de nouveaux partis observateurs et vote de résolutions, dont une très importante sur la constitution d'un groupe de travail sur le futur de l'Europe, composé de délégués des différents partis membres, qui aura la charge d'épauler le nouveau Comité pour délivrer au plus tard fin 2010 des propositions sur le rôle futur du PVE. Le Conseil de Malmö ouvrait ainsi un nouveau cycle afin de renforcer d'ici 2014 le poids politique des Verts en Europe.


LA DÉLÉGATION FRANÇAISE :

La délégation française au Conseil du PVE avait vu son poids politique renforcé suite à l'excellent résultat d'Europe-Ecologie aux élections européennes de juin. L'allocation des droits de vote au PVE est en effet fonction d'une série de critères, dont les résultats aux différentes élections. La délégation française était ainsi passée de 6 droits de vote répartis sur 4 délégués à 8 droits de vote répartis sur 6 délégués, auxquels venait s'ajouter le droit de vote de Catherine Grèze, choisie par le groupe des Verts-ALE comme l'une de ses quatre représentantes au sein du PVE (sur un total de 109 droits de vote répartis sur 80 délégués). Suite à l'élection de Stéphane Sitbon au comité exécutif alors qu'il était délégué suppléant, et au passage de 6 à 8 délégués, il conviendra au prochain CNIR de remanier notre délégation. La délégation française était ainsi composée de : Cécile Duflot, secrétaire nationale ; Alexis Braud, délégué à l'international à l'Outre-mer et à l'Europe ; Danielle Auroi, Brigitte Brozio, Didier-Claude Rod, Pierre Serne, tous quatre délégués titulaires au PVE ; Stéphane Sitbon-Gomez, l'un de nos 4 délégués suppléants au PVE ; Pierre Minnaert, animateur de la Commission Europe ; Jocelyne le Boulicault, membre de la commission Europe et participante active au groupe de travail sur les genres ; Constantin Fedorovsky, assistant aux relations internationales ; Catherine Grèze, représentante du groupe des Verts-ALE au sein du PVE (et seule député-e d'Europe-Ecologie présente) ; Marie Toussaint, collaboratrice de Catherine Grèze. (Mickaël Marie, trésorier national, avait dû annuler son déplacement au dernier moment).

La délégation française était l'une des plus importantes, dans le droit fil d'un investissement accru au sein du PVE où elle intervient activement depuis quelques années, ce qui lui vaut une meilleure reconnaissance politique et des réseaux personnels significatifs. Elle s'est réunie tous les jours pour se coordonner, définir sa position sur l'élection du nouveau Comité, sur les différentes résolutions et sur les amendements proposés, et, bien sûr pour promouvoir la candidature et faciliter l'élection de Stéphane Sitbon-Gomez, par des négociations avec les délégations des autres partis. Ce travail effectué en toute convivialité, de surcroît  couronné de succès,  laissera le souvenir d'une belle réussite collective.

ÉTAT DES LIEUX APRES LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES :

Ulrike Lunacek (Die Grünen, Autriche) et Philippe Lamberts (Ecolo, Belgique), les 2 porte-parole sortants, ont dressé le constat essentiel suivant : une belle campagne commune (la seconde après celle de 2004), axée autour du concept de Green New Deal, a conduit à des succès importants, tempérés par la quasi absence d'élus dans les pays de l'Est et du Sud. A noter que cette campagne commune n'a que très peu été utilisée en France compte tenu du caractère particulier de l'organisation de sa campagne.

Pour mémoire, 7 résultats au dessus de 10 % (Luxembourg 16,82 %), France, 16,2 %, Danemark 15,9 %, Belgique 13,56 % (moyenne nationale répartie entre Ecolo  8,65 % (mais 18,54 % dans la partie francophone !)  et Groen ! 4,91 % (mais 7,90 % dans la partie néerlandophone), Finlande 12,4 %, Allemagne 12,1 %, Suède 11,02 %) ; 3 très bons scores, non loin des 10 % (Autriche 9,7 %, Pays-Bas 9,06 % (répartis entre Groen Links 8,87 % et Groenen 0,19 %), Angleterre et Pays de Galles 8,6 %). Un succès important en Grèce (3,49 %), avec pour la première fois l'élection d'un euro-député Vert, le seuil d'éligibilité étant de 3 %), un faible résultat en Espagne (3,88 % répartis entre Iniciativa per Catalunya-Els Verds (alliés au parti communiste Izquierda Unida) 3,73 % et 1 élu et Los Verdes 0,15 %. Mais de faibles résultats et pas d'élus dans les autres pays du Sud  (Chypre 1,5 %, Italie 3,12 %, Malte 2,34 %, sans parler du Portugal où comme d'habitude les Verts se présentaient en alliance avec le parti communiste, sans score quantifiable et sans élu). Et encore de faibles résultats et aucun élu dans les ex-pays de l'Est (Bulgarie 0,72 %, République Tchèque 2,06 %, Estonie 2,73 %, Hongrie 2,6 %, Pologne 2,43 %, Slovaquie 2,11 %, Slovénie 1,9 %.)

POINTS DE VUE SUR LES ELECTIONS EUROPÉENNES ET DÉBAT SUR LES ALLIANCES ET SUR LA CROISSANCE :

En ouverture du Conseil le vendredi soir, Maria Wettestrand, porte-parole des Verts suédois, a exposé le grand succès des Verts suédois qui est intervenu après un référendum interne risqué par lequel ils ont décidé de militer dorénavant pour le maintien de la Suède dans l'Union européenne (le travail de leurs euro-députés, dont le très populaire Karl Schlyter les a convaincus de la possibilité d'améliorer les législations et les politiques de l'UE). Rébecca Harms, co-présidente allemande (avec Dany Cohn-Bendit) du groupe des Verts-ALE, s'est félicitée des bons résultats dus à une attitude pro-européenne et à une campagne autour du Green New Deal préparée depuis deux ans, et a fait part de sa joie de faire partie d'un groupe Verts-ALE avec un bon panachage entre nouveaux et anciens, entre Verts et des personnalités comme José Bové ou Eva Joly. Pierre Jonckheer (Ecolo, Belgique) a tempéré en rappelant que les Verts n'étaient passé que de 5 % à 7,5 % des sièges du Parlement européen.

Puis un premier plateau a réuni Cécile Duflot et Rébecca Harms autour d'un journaliste suédois (Per Ohlsson) en Monsieur Loyal. Il a donné lieu à des exposés et à des débats très intéressants : Cécile Duflot a remporté  un grand succès en exposant d'une façon à la fois légère dans le ton et argumentée sur le fond, les conditions du succès d'Europe-Ecologie Cette approche d'ouverture aux associations et aux acteurs sociaux est une  source d'intérêt et d'envie chez nos partenaires. Elle a formulé le souhait que les Verts soient au c¦ur de la rénovation de la gauche. Rebecca Harms a exposé que les succès des Verts allemands sont plus constants et plus mesurés qu'en France car l'histoire et l'environnement sont différents : Angela Merkel est plus crédible que Sarkozy en matière d'environnement, les Verts allemands sont installés depuis les années 80, et surtout les électeurs ne veulent pas « perdre » leur voix, ils demandent aux Verts d'être clairs sur leur programme et la manière dont ils entendent le mettre en oeuvre.

DÉBAT SUR LES ALLIANCES ET SUR LA CROISSANCE :

Rebecca Harms a exposé comment ce pragmatisme vient de conduire les Verts de Sarre à privilégier une alliance régionale avec les conservateurs de la CDU et les Libéraux  plutôt qu'avec le SPD, comme les Verts de Hambourg l'ont déjà fait, car, selon elle, il est parfois plus facile d'obtenir des avancées avec les conservateurs qu'avec les sociaux-démocrates. Quant au journaliste suédois, il s'est déclaré de façon volontairement provocatrice écologiste mais non-Vert et en faveur d'une croissance soutenable. Mandatée par la délégation française, Catherine Grèze s'est inquiétée du choix des Verts de Sarre et de la tentation d'un « capitalisme vert » dont elle a rappelé que Ralph Fuchs, le président de la fondation Heinrich Böll liée aux Verts allemands, le défendait récemment. Rébecca Harms répondit que 66 % des Verts de Sarre avaient voté pour des négociations en premier lieu avec les conservateurs, que l'expérience de Hambourg avait été plutôt concluante en matière de politiques environnementale et éducative et que sans être une fan des alliances avec les conservateurs elle souhaitait bonne chance aux Verts de Sarre. Sur la question de la « croissance soutenable » Pierre Jonckheer (Ecolo, Belgique) intervint dans le même sens que Catherine Grèze, rappelant que la politique économique ne saurait être dissociée de la question de la redistribution et des droits fondamentaux. Sur la question des alliances, une Verte finlandaise rappela que les Verts finlandais gouvernaient avec le centre-droit, qu 'elle « croyait toujours à cette coalition, et que les Verts finlandais sont indépendants politiquement pour atteindre leur buts Verts ».

EXPÉRIENCES NATIONALES DE LA CAMPAGNE DES EUROPÉENNES :

Le samedi matin une intéressante tribune a permis de partager des expériences nationales de la campagne européenne, de petits partis (Hongrie, Grèce) comme de partis plus installés (Belgique (Ecolo), Suède, Danemark).
Timea Szabo, représentante du nouveau petit parti écologiste hongrois LMP a expliqué qu'il obtenu 2,6 % des voix malgré son impréparation et ses faibles moyens, ce qui est un début encourageant. La visite de Dany Cohn-Bendit les a aidés, tout comme leur volonté de présenter positivement l'Europe dans un langage simple, de peur d'être « trop intellectuels ».
Michalis Tremopoulos a exposé l'émergence des Verts grecs, avec son élection comme premier euro-député Vert grec et le fait d'avoir frôlé en août aux élections législatives le seuil d'éligibilité de 3 % dans un contexte bipolaire où beaucoup d'électeurs susceptibles de voter Vert ont préféré voter pour le PASOK social-démocrate pour mieux chasser le gouvernement conservateur. Il a demandé une coordination constante avec le PVE.
Jean-Michel Javaux (Ecolo, Belgique ) a rappelé qu'après sa défaite électorale de 2003 Ecolo s'est reconstruit avec une volonté de pragmatisme, avec une volonté positive de s'adresser et de dialoguer avec tous (syndicats, partis politiques de la gauche à la droite, public grâce à des Etats généraux, des forums, du porte-à-porte) et que cette stratégie constructive leur a valu un bon succès, dépassant même 20 % à Bruxelles, en partenariat avec le parti Vert néerlandophone Groen ! avec lequel Ecolo siège dans le même groupe parlementaire. Un sondage récent indique que 50 % des électeurs sont prêts à voter Vert un jour ou l'autre.
Agneta Borgesson, secrétaire générale des Verts suédois a rappelé le score national de 11,2 %  (13,8 % à Stockholm) et le fait que les Verts ont atteint 22 % dans la tranche d'âge des 22/30 ans. Le nouveau positionnement des Verts suédois pour l'appartenance à l'UE a correspondu à l'évolution du public. Le concept du Green NewDeal a «été un bon outil », avec « une belle histoire à raconter ». La campagne a été active avec des événements dans  les lieux publics, une forte utilisation d'Internet, et un dialogue fructueux avec des secteurs traditionnellement hostiles aux Verts (travailleurs du nucléaire, pêcheursŠ)  dont beaucoup se sont dit « on peu voter pour eux malgré notre point de désaccord ».

ACTION CLIMATE FLAG A COPENHAGUE :

A l'heure du déjeuner, le samedi, les Verts suédois et danois ont affrété quatre bus pour un aller-retour express de tous les participants à Copenhague (une demi-heure par la route au dessus du détroit de l'Oresund), où ils ont organisé une spectaculaire manifestation en affublant la célèbre statue de la petite Sirène d'une bouée de sauvetage et du maintenant fameux Climate Flag (www.climateflag.com) afin de signifier l'importance de la menace du réchauffement climatique et de la montée du niveau des mers dans la ville où aura lieu en décembre le sommet mondial sur le réchauffement climatique.

ÉLECTION DU NOUVEAU COMITÉ :

Le temps fort du Conseil a eu lieu le samedi après-midi avec l'élection du nouveau Comité exécutif, qui est ressorti renouvelé féminisé et  rajeuni, ainsi probablement qu'un peu plus proche des positions vertes françaises. Les critères essentiels étaient bien sûr la qualité des candidats mais aussi l'obligation de la parité (il fallait 5 femmes et 4 hommes ou vice-versa) et la représentativité géographique du Comité.  Pour la première fois, le PVE aura pour secrétaire générale une femme, la néerlandaise Jacqueline Cremers qui a été élue assez largement face au finlandais Ari Heikkinen, le troisième candidat, Juan Behrend, secrétaire général sortant, ayant finalement retiré sa candidature. Philippe Lamberts (Ecolo, Belgique, porte-parole sortant et nouveau député européen) et Monica Frassoni (ex co-présidente du groupe Verts/ALE) étaient les seuls candidats en lice pour les poste de porte-parole masculin et féminin et ont très largement été élus. La suédoise Lena Lindstrom, trésorière des Verts suédois et .de la fondation suédoise Green Forum a été élue trésorière du PVE de peu face au britannique Steve Emmott. Stéphane Sitbon-Gomez a été le premier des 5 membres du Comité sans attribution spécifique à être élu, et ceci a résulté de la volonté largement partagée de voir les Verts français représentés suite au succès d'Europe-Ecologie, ainsi que de l'intense travail en amont de l'ensemble de la délégation afin de trouver un accord avec de nombreux autres partis. Le jeune russe Alexei Kozlov, qui était accompagné et bénéficiait du soutien d'Alexandre Nikitine (le célèbre prisonnier politique des années 1990 accusé d'avoir divulgué des secrets sur la contamination radio-active de la flotte russe), a ensuite été élu, comme signe de la volonté du PVE de représenter et de promouvoir les Verts des pays de l'Est, particulièrement dans un pays non-membre de l'Union européenne où la sécurité des farouches opposants au régime de Poutine, comme le sont les Verts russes, est rien moins qu'assurée. La jeune allemande Annalena Bärbock a été facilement élue, tant il paraissait impensable que les Verts allemands soient absents du Comité, du fait de leurs poids historique et de leurs succès récents. Puis le britannique Steve Emmott, qui venait d'échouer au poste de trésorier et se représentait comme membre du Comité sans attribution spécifique a été à son tour élu. Enfin, la dynamique Autrichienne Monika Vana, animatrice du groupe de travail sur les genres et dans l'organisation du réseau des élus locaux a complété le Comité, devançant largement l'ex-secrétaire général du PVE, le Maltais Arnold Cassola et les autres candidat-e-s restant-e-s. Pour la première fois, le Comité comporte plus de femmes (5) que d'hommes.

TÂCHES PRIORITAIRES DU NOUVEAU COMITÉ :

Tous l'ont dit et redit, tant cela est une évidence, le souci premier du nouveau Comité doit être de travailler au renforcement des Verts des pays de l'Est et du Sud, tout en s'efforçant d'aider à la progression des partis Verts mieux implantés. Car, comme l'avaient indiqué à l'ouverture du Conseil Philippe Lamberts ou Cécile Duflot,  les Verts doivent et peuvent être au c¦ur des politiques progressistes du 21ème siècle. Ce qui passe notamment par un gros travail de réflexion sur l'avenir et l'organisation du PVE

Dans cette optique, le nouveau Comité s'est réuni dès le dimanche après-midi pour entamer son travail. Il pourra s'appuyer sur un assez volumineux rapport du Comité sortant, présenté à Malmö mais non soumis au vote, concernant le futur du PVE et proposant des pistes pour l'amélioration de son fonctionnement, en relation avec le groupe des Verts au Parlement européen, la nouvelle fondation européenne des Verts (Green European Foundation), la Fédération des jeunes Verts européens (FYEG), le réseau des Verts âgés (European Network of Green Seniors), et le réseau des supporters individuels. Le nouveau Comité pourra aussi s'appuyer aussi sur un document d'évaluation de la campagne commune (aspects positifs et négatifs) présenté à Malmö par Juan Behrend. Il bénéficiera aussi de la réflexion d'un groupe de travail ad-hoc, dont la constitution a fait l'objet d'une des principales résolutions votées au Conseil de Malmö. Ce groupe doit être constitué par un représentant de chacun des partis membres (que ceux-ci doivent désigner d'ici novembre 2009), de représentants des entités ci-dessus et des partis observateurs qui le souhaitent. Travaillant sous l'autorité du Comité, ce groupe est chargé de faire des propositions d'ici la fin 2010 au plus tard.

LE TRAVAIL POLITIQUE ORDINAIRE DU CONSEIL :

Comme d'habitude, le Conseil a débuté le vendredi par des rencontres des nombreux groupes de travail thématiques (« fringe meetings ») : Dialogue Est-Ouest , élus locaux, chargés de campagnes et de communication, groupe de travail sur les Genres, changement climatique, groupe de réflexion sur la Fondation européenne Verte, Fédération des jeunes Verts européens, réseau des Verts de la Méditerranée, réseau des Verts de la Baltique, réseau des Verts âgés, groupe de travail sur les sympathisants individuels (« Individual supporters »), réseau LGBT, réunion des trésoriers.

Cécile Duflot a représenté les Verts français à la rencontre désormais traditionnelle des « leaders Verts » dont le sujet était la situation suite aux européennes et la manière dont le PVE peut aider les partis membres et réciproquement.

Comme à l'accoutumée Catherine Grèze a animé la réunion sur les Verts mondiaux, avec les deux autres représentants des Verts européens à la coordination des Verts mondiaux, Johan Hamels et Juan Behrend. Trois thèmes furent particulièrement abordés : le premier source d'espoir avec l'adhésion au Parti Vert Brésilien de la très populaire ex-ministre de l'environnement Marina Silva, qui obtient plus de 20 % dans les sondages pour la présidentielle où elle devrait représenter les Verts en 2010. Un motif de préoccupation avec le fonctionnement des Verts d'Afrique dont deux des trois représentants à la Coordination des Verts mondiaux ont été en avril 2009 soutenir en Tunisie le parti  Vert fantoche créé par la dictature de Ben Ali, au détriment du véritable parti Vert, soutenu par le parti Vert européen et que la dictature refuse de légaliser. Autre motif d'inquiétude avec le cas des Verts mexicains qui font campagne pour la réintroduction de la peine de mort au Mexique, et qui se sont par là même placés en dehors de la famille mondiale des Verts aux yeux du PVE (Juan Behrend a remercié publiquement lors du rapport de ce groupe en plénière Constantin Fedorovsky pour avoir introduit dans la Charte des Verts mondiaux en 2001 l'article 6,10 stipulant que les Verts mondiaux « exigent que la peine de mort soit abolie partout dans le monde », article qui place formellement les Verts mexicains en contravention avec la Charte). La Fédération des Verts des Amériques, dont sont membres les Verts mexicains, se réunira fin octobre à Santiago du Chili. Quelle attitude adoptera-t-elle envers les Verts mexicains ? D'une façon générale, les doutes quant à la fiabilité politique de quelques membres du Comité de coordination des Verts mondiaux (où siègent un Mexicain et les deux Africains cités ci-dessus) incite pour l'heure les Verts européens à la retenue quant à la constitution d'un secrétariat des Verts mondiaux. Une réunion des Verts mondiaux abordera ces thèmes en marge de la Conférence des Nations-Unis sur le Changement climatique à Copenhague en décembre.

Le Conseil du PVE a procédé comme de coutume à l'adoption, avec amendements ou non,  d'une vingtaine de résolutions sur des thèmes divers, au premier rang desquelles celle sur la constitution d'un groupe de travail sur le futur du PVE. Les Verts français ont présenté deux résolutions, l'une sur le trafic de déchets, l'autre sur la pandémie HINI, qui ont adoptées. Les autres résolutions adoptées portent sur une politique de l'immigration fondée sur les droits fondamentaux ; sur la création d'une Communauté européenne des énergies renouvelables ; sur la politique de pêche ; sur le 2ème round de négociations à Chypre et la protection de l'environnement de l'île ; sur les assassinats de défenseurs de droits de l'Homme en Russie ;  sur le partenariat avec les pays de l'Est de l'Europe ; sur l'opposition à une nouvelle centrale nucléaire en Belarus ; sur la crise du lait ;  sur la libéralisation des visas pour les pays des Balkans occidentaux ; sur l'accord international sur le climat nécessaire à Copenhague ; sur les attaques contre l'ONG des Amis de la Terre en, Croatie ; sur la situation en Bosnie-Herzégovine ; sur une politique commune de l'UE en matière de migrations et de droit d'asile ; sur les dangers de la centrale nucléaire de Mochovce en Slovaquie ; sur les élections non démocratiques en Tunisie ; sur la situation à Madagascar ; sur la construction d'une centrale nucléaire près de Kaliningrad ; sur le financement par la Banque europénne pour la reconstruction et le développement de l'autoroute Moscou-St Petersbourg ; sur la répression des Verts de Krasnodar en Russie ; sur les violations des droits de l'Homme en Roumanie.

Le Conseil a voté l'octroi du statut d'observateurs à deux nouveaux partis, l'un hongrois, le LMP, et l'autre bulgare « Zelenite ». Ces deux jeunes partis offrent beaucoup de points communs et sont porteurs d'espérance : ils sont tous deux très jeunes (le LMP (« une autre politique est possible » n'a qu'un an et demi, Zelenite (« Les Verts » n'a été légalisé que début 2009) ; ils sont tous deux essentiellement composés de jeunes venant des associations écologistes et de la société civile ; nonobstant leur jeunesse ils ont tout de suite rempli les conditions de récolte de signatures et d'argent nécessaires pour  participer aux élections européennes (le LMP a obtenu 2,6 %, ce qui est encourageant, Zelenite 0,72 % ce qui est honorable vu le manque de moyens et l'inexpérience (dans la foulée Zelenite a même participé en juillet aux législatives, avec encore un score modeste, en-dessous de 1 % ) ; le LMP comme Zelenite ont réussi à participer à ces élections, alors que les parti hongrois et bulgare de longue date membres du PVE n'ont pu ni l'un ni l'autre y participer et n'ont jamais obtenu de résultats significatifs ; dans ce contexte le LMP et Zelenite apportent du sang frais et l'avis du PVE, suite à plusieurs missions d'information en, Hongrie et en Bulgarie était favorable à l'octroi du statut d'observateur, qui leur a donc été aisément accordé.

Le Conseil a adopté le rapport financier 2009 et le budget pour 2010. Les Verts français ayant obtenu un nombre accru de députés européens, et en fonction des nouveaux critères déterminant le montant des cotisations des partis membres (critères que venait d'adopter la réunion des trésoriers du vendredi), la cotisation des Verts français s 'élèvera en 2010 à 39600 Euros (contre 21500  en 2009). Tout comme les Verts allemands, dont la cotisation passe brusquement de 26500 à 50600 Euros, les Verts français ont demandé un échelonnement du paiement de ce montant.

Le Conseil a adopté le plan d'action pour 2010 ;

Enfin, et ce n'est pas le moins important, ce Conseil a comme toujours été l'occasion d'un très grand brassage, de retrouvailles et de rencontres nouvelles, de nombreux échanges politiques et interpersonnels entre délégués d'une trentaine de pays représentant toute la diversité culturelle et politique de l'Europe. Ces échanges renforcent à chaque fois le niveau d'information et de compréhension communes, forgent progressivement une identité commune et permettent dans une grande convivialité de travailler toujours mieux ensemble.

Alexis Braud
Délégué à l'international, à l'Outremer et à l'Europe
et
Constantin Fedorovsky
Assistant aux relations internationales

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Constantin Fedorovsky - Les Verts
Assistant relations internationales
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Source : http://fr.mc260.mail.yahoo.com/mc/

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