Le Parti Ecologique Ivoirien



Déclaration des Verts sur l’agression militaire israélienne à Gaza et sur le conflit israélo-palestinien




mercredi 14 janvier 2009 - Par catherine.greze@lesverts.fr


Les Verts expriment leur horreur et leur indignation face à l’agression militaire israélienne déclenchée le 27 décembre 2008 à Gaza par des bombardements aériens massifs suivis d’une offensive terrestre. Les dirigeants israéliens ont voulu justifier cette attaque comme une réaction à des tirs de roquettes sur Israël que le Hamas a repris après plus de 6 mois d’une trêve rompue par les Israéliens eux-mêmes le 4 novembre. Cette offensive, pratiquée en toute connaissance de cause dans un territoire surpeuplé et exiguë (environ 1,5 millions sur un territoire d’environ 40 km de long sur 10 de large) à peine grand comme un département français, ne pouvait qu’amener d’innombrables « bavures ». Des écoles, des universités, des bâtiments officiels, des mosquées, des habitations ont été bombardés, y compris l’école de l’ONU de Fakhura dans le camp de réfugiés de Jabaliya. En moins de trois semaines, le bilan des victimes dont la plupart sont des civils, est terrifiant : plus d'un millier de morts dont près de 300 enfants et plus de 4000 blessés. La population, désarmée, soumise depuis des années à un blocus impitoyable, enfermée dans une prison à ciel ouvert, subit un châtiment collectif. Elle est dans l’incapacité de fuir les bombardements et les combats, manque d’eau, d’électricité, de nourriture, les hôpitaux encombrés n’arrivent plus à soigner les blessés… Le carnage de Gaza constitue une nouvelle tâche de sang sur l’histoire d’Israël, après Deir Yassine, Sabra et Chatila, Jénine.
 
Les Verts considèrent que cette agression israélienne viole gravement les Conventions de Genève et le droit humanitaire international, qu’elle est constitutive de crimes de guerre, et que les dirigeants politiques qui l’ont décidée devront en rendre compte devant la Cour pénale Internationale.
 
Les Verts prennent part au vaste mouvement de protestation et de solidarité avec le peuple palestinien qui s’est développé à travers le monde. Ils se sont joint aux centaines de milliers de personnes qui  ont manifesté samedi dernier en France pour demander le cessez le feu, le retrait des troupes israéliennes, la fin du blocus de Gaza. Hélène Flautre, présidente Verte de la Sous-Commission des droits de l’Homme de l’UE, s’est rendue à Gaza pour évaluer la situation et les besoins humanitaires. Juste avant l’agression, Cynthia Mc Kinney, candidate des Verts des Etats-Unis à la récente élection présidentielle américaine, était sur un bateau qui tentait d’apporter de l’aide humanitaire à Gaza, qui a été endommagé dans les eaux internationales par un navire militaire israélien et a dû se réfugier au Liban.
 
Les Verts regrettent que la forte mobilisation des opinions publiques n’ait pas été relayée par la communauté internationale qui, au delà d’appels au cessez-le-feu convenus et au delà des condamnations de principe n’a pas su montrer la fermeté nécessaire ni brandir la menace de sanctions pour obtenir la cessation de l’agression israélienne. Au contraire la décision de l’UE, en décembre, sous la présidence française, de renforcer (« rehausser ») la coopération économique et politique avec Israël sans aucune condition a donné un signal favorable à l’agression israélienne.
 
Les Verts rappellent qu’ils ont toujours pris en compte les légitimes aspirations des peuples israélien et palestinien dans la recherche d’une solution négociée au conflit, et qu’entre autres initiatives, ils furent les premiers, le 10 octobre 1993, à la suite de la signature des accords d’Oslo le 13 septembre, à recevoir à l’Assemblée nationale dans le cadre de leur Conseil National Inter-régional (Cnir), le ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Israël, Itzhak Eldan, et la déléguée générale de la Palestine en France, Leila Chahid. Leur poignée de main fut acclamée debout par les membres du Cnir.
 
Les Verts ne sauraient considérer la dramatique offensive en cours à Gaza hors de son contexte historique, celui d’un conflit vieux de 60 ans, dont les chances de règlement pacifique paraissent plus que jamais éloignées, compte tenu de l’échec des différents processus de paix d’une part, compte tenu de la politique unilatérale d’Israël d’autre part, qui a conduit le peuple palestinien à subir une politique brutale et continue d’expansion des colonies, d’enfermement dans des territoires bouclés (Gaza) ou parcellisés par des centaines de barrages israéliens (Cisjordanie), vivant dans la pauvreté, dans un sentiment d’humiliation et d’absence de perspective politique qui génère désespoir et révolte.
 
Les Verts rappellent que la création de l’Etat d’Israël suite à la dernière guerre mondiale, pour légitime qu’elle ait pu paraître suite à la Shoah, s’est néanmoins faite au détriment de la population palestinienne vivant sur place dont une grande partie (plus de 700 000 personnes) a été contrainte à l’exil suite au conflit israélo-arabe de 1948. Ils rappellent qu’à la suite de ce conflit l’Etat palestinien prévu par le plan de partage de la Palestine de l’ONU de 1947 n’a pu voir le jour, et qu’une partie  des territoires qui lui étaient dévolus a été occupée militairement par Israël en 1948 et une autre à l’issue de la guerre des 6 jours en 1967. Ils rappellent qu’aujourd’hui encore, les questions des réfugiés et de la restitution des terres nécessaires à la création d’un Etat palestinien viable demeurent cruciales pour un règlement politique du conflit.
 
Les Verts rappellent que depuis 40 ans, Israël, grâce, pour l’essentiel, au soutien indéfectible des Etats-Unis, viole en toute impunité le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité (notamment les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) lui enjoignant de respecter les frontières de 1967. Ils considèrent que cette violation permanente, que jamais la communauté internationale n’a osé faire respecter, est à la source de la perpétuation du conflit israélo-palestinien et de tous ses développements dramatiques.
 
Les Verts rappellent que l’objectif des différents pourparlers de paix (Oslo, Camp David, Taba, initiative de Genève, « feuille de route du Quartet » (ONU, UE, Etats-Unis, Russie), initiative d’Annapolis plus récemment) a toujours été de parvenir à un règlement négocié du conflit qui permette de parvenir à la coexistence pacifique de deux Etats, l’un israélien, l’autre palestinien, dans des frontières sûres et reconnues, ce qui passe évidemment par la création d’un Etat palestinien. Or, lsraël tout au long de ces négociations et jusqu’aujourd’hui, n’a jamais cessé sa politique de développement des colonies dans les territoires palestiniens (hormis son démantèlement unilatéral des colonies de Gaza en 2005), qui en réduisant et fragmentant la Cisjordanie, rend chaque jour plus difficile la création d’un Etat palestinien viable, comme plusieurs diplomates l’ont dénoncé depuis des années, tel Alvaro de Soto. Empêcher chaque jour davantage un Etat palestinien dont on négocie la création, voici une étrange manière de procéder, sauf à vouloir créer des « bantoustans » palestiniens.
 
Les Verts, en tant que mouvement pacifiste condamnent  bien sûr comme ils l’ont toujours fait les attentats et les actions militaires contre des victimes civiles, ils défendent comme ils l’ont toujours défendu le droit à la sécurité de la population israélienne aussi bien que de la population palestinienne. Ils condamnent à ce titre les tirs de roquettes du Hamas. Les centaines de morts palestiniens des 2 dernières semaines, comme les 34 morts israéliens victimes de tirs de roquette ces cinq dernières années, ne peuvent que soulever une émotion légitime. Les Verts notent toutefois  que même la communauté internationale, pourtant complaisante vis-à-vis d’Israël, a dénoncé le caractère disproportionné de la riposte israélienne..
 
Les Verts ne partagent pas l’hypocrisie de la communauté internationale, plus particulièrement des Etats-Unis, de l’UE et de la France, qui tendent à placer sur le même plan et à exiger les mêmes garanties de sécurité entre l’oppresseur et l’opprimé, l’occupant et l’occupé, un Etat israélien doté d’une des armées les plus puissantes du monde, lié par des obligations internationales, et un peuple palestinien sans Etat, sans perspective politique, vivant sous domination, dont la frange extrémiste du Hamas se livre à des attentats largement perçus comme des actes de résistance, vecteurs de dignité. Le sentiment existe que c’est grâce la résistance armée du Hezbollah qu’Israël s’est retiré du Liban, et que seule la lutte armée paye face à Israël. Les Verts considèrent que dans un conflit du fort au faible, la part essentielle de responsabilité revient au fort.
 
Les Verts rappellent que les élections législatives tenues en 2006 dans les territoires palestiniens ont été voulues, soutenues et surveillées par la communauté internationale, qu’elles ont été reconnues libres et transparentes, fait rare dans le monde arabe, et qu’elles ont donné la majorité, à Gaza,  au mouvement politico-religieux extrémiste du Hamas, dont l’attitude de résistance armée a été perçue par la population comme son meilleur rempart face à l’unilatéralisme brutal d’Israël et à l’impuissance de l’Autorité palestinienne confronté à cet unilatéralisme. Le fait que la Hamas, soutenu par l’Iran, apportait des services au public, sociaux, éducatifs et médicaux, a également pesé face à la corruption de l’administration du Fatah.
 
Le Hamas par ses attentats meurtriers, par son extrémisme politique, par son fanatisme religieux et son mépris des droits des femmes, ne peut avoir en aucun cas le soutien politique de Verts. Cependant, les Verts reconnaissent qu’il a été élu démocratiquement, et qu’il est un acteur incontournable. C’est pourquoi,  ils ont immédiatement critiqué l’attitude de la communauté internationale, particulièrement des Etats-Unis et de l’UE, qui tout en reconnaissant le caractère démocratique des élections législatives de 2006, n’en ont pas reconnu le résultat et ont suspendu leur aide et leur coopération au gouvernement palestinien, sauf à ce que le Hamas renonce à la violence, reconnaisse le droit à l’existence d’Israël et respecte les engagements antérieurs de l’Autorité palestinienne, c’est-à-dire renonce à son programme et se renie. En ne coopérant pas avec le gouvernement d’union nationale palestinienne constitué quelques mois après par  le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, Israël, les Etats-Unis et l’UE ont favorisé la partition de fait entre Gaza, contrôlée par le Hamas depuis son coup de force  s de 2007 et la Cisjordanie, et, de fait,  renforcé l’influence du Hamas.
 
Les Verts rappellent que les extrémistes des deux camps se renforcent depuis toujours mutuellement, et que les actions violentes des uns alimentent systématiquement les  ripostes des l’autres dans un cercle vicieux sans fin où les populations sont prises en otage et où les perspectives de paix s’éloignent toujours davantage. Il est d’ailleurs à noter qu’Israël a longtemps favorisé le Hamas pour mieux affaiblir son interlocuteur nationaliste laïc du Fatah.
 
Les Verts condamnent les tirs de roquette du Hamas d’abord parce qu’ils  sont cruellement meurtriers, militairement inutiles, mais aussi parce qu’ils étaient conçus comme un moyen de discréditer le président Mahmoud Abbas en démontrant son incapacité à réagir face à une brutale intervention israélienne. Le Hamas a pris la responsabilité de jouer la politique du pire au détriment de son propre peuple, pour le plus grand bénéfice de ses adversaires israéliens, en lui fournissant le prétexte d’une « riposte ».
 
En effet, les Verts observent que l’intervention israélienne intervient selon un agenda précis, à deux mois des élections législatives israéliennes et à quelques jours de l’investiture du nouveau président américain Barack Obama, dont les dirigeants israéliens craignent qu’il ne leur soit moins systématiquement favorable que le président Bush. Cette intervention, voulue par le Premier Ministre Ehud Olmert, le ministre des Affaires étrangères Ehud Barak et la ministre des relations étrangères Tzepi Livni, a pour but d’afficher leur fermeté face au Hamas pour gagner des sièges aux législatives. Des centaines de morts et des milliers de blessés pour gagner quelques milliers de voix, jamais un vote n’aura coûté autant de vies humaines !
 
Mais, par cette agression à courte vue politique, Israël adopte une stratégie meurtrière et suicidaire, un véritable crime contre l’Etat d’Israël pour reprendre l’expression du pacifiste israélien Uri Avnery, du mouvement Gush Shalom (Bloc de la Paix). En effet, l’Etat d’Israël nuit tellement à sa propre image dans le monde qu’il met en péril son propre  avenir dans la communauté mondiale, il est en train de détruire sa propre légitimité aux yeux du monde arabe, de la Mauritanie à l’Irak, aux yeux du monde musulman, du Nigéria à l’Indonésie, et plus largement encore auprès des opinions publiques occidentales qui lui sont plus favorables. Cette légitimité si chèrement acquise, au nom de la Shoah, puis par les négociations de paix et par la reconnaissance mutuelle de l’OLP et de l’Etat d’Israël, cette légitimité et cette reconnaissance mutuelles proposées par la Ligue Arabe, à Beyrouth en 2002, en échange d’un retour aux frontières de 1967, de la création d’un Etat palestinien, et d’une  « solution juste au problème des réfugiés », proposition à laquelle Israël n’a jamais donné suite. Les Etats de la Ligue arabe ne sont pas des philanthropes, ils considèrent que la stabilité de leurs régimes dépend de la résolution du conflit israélo-palestinien qui ne fait qu’attiser l’extrémisme chez eux.
 
Par cette agression, Israël accroît les tensions, risque de générer de nouvelles vagues de terrorisme., il nuit à la paix et à la stabilité régionale et mondiale et ne fait que renforcer les partisans de la guerre de civilisation, du communautarisme, du racisme et de l’antisémitisme, partout dans le monde. Les Verts refusent toute instrumentalisation communautaire et toute importation du conflit israélo-palestinien, qui est un conflit politique sur lequel chaque citoyen doit pouvoir porter son jugement propre indépendamment de toute appartenance communautaire. Les Verts condamnent tout acte ou parole antisémite ou islamophobe. Les Verts condamnent toute assimilation du peuple israélien, qui comporte des mouvements de paix, à la politique des dirigeants israéliens comme ils condamnent toute assimilation du peuple palestrinien, qui comporte des mouvements de paix, à la politique du Hamas.
 
L’agression israélienne est d’autant plus tragique qu’elle est complètement contre-productive. Censée affaiblir militairement durablement le Hamas, elle ne peut que le renforcer politiquement, lui faire gagner sur le terrain politique cette guerre asymétrique qu’il ne peut remporter sur le terrain militaire. Censée garantir la sécurité des citoyens d’Israël, elle ne fait qu’aggraver pour longtemps son insécurité en développant la haine et le ressentiment. Paradoxalement, l’Autorité palestinienne et le Fatah étant davantage encore discrédités, Israël risque de n’avoir d’autre choix que de négocier avec le Hamas.
 
Israël pratique dans les territoires palestiniens une politique colonialiste d’occupation, qui suscite naturellement une résistance, comme celle qu’ont connue la France, l’Angleterre ou l’Espagne, de l’Algérie à l’Inde et de l’Amérique latine à l’Afrique noire.. Israël ne pourra faire la paix qu’avec son ennemi, mais détient dans ses prisons le seul interlocuteur encore un peu crédible, Marwan Barghouti
 
Une solution négociée du conflit est encore possible, mais pour cela il faut que les deux peuples trouvent en eux-mêmes la voie de la paix. Ils ne pourront y parvenir que s’ils cessent d’affirmer leur propre légitimité vécue comme incontestable en niant celle de l’autre, en cessant de justifier la mort des enfants des autres au nom :de la protection des siens. Ils ne pourront le faire que si chacun renonce à ses utopies, celle du Grand-Israël comme celle d’une Grande Palestine, celle du Hamas qui persiste à nier le droit à l’existence d’Israël et celle d’Israël qui continue la colonisation envers et contre tout. Ils ne pourront le faire que s’ils renoncent à une partie de leur rêve, que s’ils renoncent à une partie de leurs revendications territoriales, qui doivent être fondées sur le droit international, c’est à dire le respect des frontières de 1967. C’est le principe de « la terre contre la paix ». Ils ne pourront y parvenir que s’ils bénéficient d’une très forte incitation et d’un très fort appui internationaux.
 
Pour l’ensemble de ces raisons, les Verts :

• Condamnent l’agression militaire israélienne en cours à Gaza : elle est moralement inacceptable et politiquement sans issue
• Demandent un cessez le feu immédiat, le retrait des forces israélienne et le libre accès à Gaza, en particulier pour les organisations médicales et humanitaires ainsi que pour les journalistes.
• Demandent que les responsables israéliens des crimes de guerre commis depuis le 27 décembre soient déférés au Tribunal pénal International.
• Expriment leur solidarité à la population palestinienne et aux courageux mouvements de paix israéliens et palestiniens : les Verts continueront d’agir avec tous les mouvements qui prônent la paix dans la région.
• Condamnent et demandent l’arrêt de toute forme d’action violente contre des civils de part et d’autre, en particulier les tirs de missiles du Hamas sur la population israélienne.

• Demandent à la communauté internationale, plus particulièrement à l’UE et à la France,  une grande fermeté à l’égard d’Israël, et des sanctions si Israël continue d’ignorer les appels au cessez–le-feu de l’ONU, de la Croix Rouge et des institutions internationales.
• Demandent à l’UE de remettre en cause les accords d’association et de coopération avec Israël, conformément aux clauses de défense des droits de l'homme qu'elles contiennent. Ils appuient la décision du Parlement Européen, lors de sa session de novembre 2008, de geler ce rehaussement suite à la rupture de la trêve par Israël le 4 novembre, position qu'il a rappelée unanimement par son vote du 15 janvier 2009, suite à l'offensive israélienne.
• Demandent au nouveau président américain, Barack Obama, de cesser le soutien inconditionnel des Etats-Unis  à Israël : il en va de l’image dans le monde et de l’intérêt aussi bien des Etats-Unis que d’Israël.
• Dénoncent la violation permanente et en toute impunité par Israël du droit international et des résolutions de l’ONU, particulièrement des résolutions 242 (1967) et 338 (1973) demandant le respect des frontières de 1967 ; les Verts demandent le retrait des forces israéliennes des territoires occupés..
• Dénoncent la politique permanente d’extension des colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem, ainsi que sa politique de démolition d’habitations palestiniennes à Jérusalem-Est, dans la vallée du Jourdain et ailleurs ; demandent le démantèlement de ces colonies, comme Israël l’a fait  unilatéralement à Gaza en 2005.
• Dénoncent la construction et demandent le démantèlement du Mur de séparation construit par Israël au mépris de l’avis de la Cour internationale de Justice l’ayant déclaré illégal le 9/7/2004 ; ce mur annexe 30 % de la Cisjordanie.
• Demandent une solution juste du problème des réfugiés : il faut que l’Etat d’Israël reconnaisse le dommage causé aux Palestiniens lors de sa création ; les réfugiés ont droit au retour dans leurs foyers ou conformément aux résolutions de l'ONU à l’octroi par Israël d’indemnités.
• Demandent la libération des prisonniers palestiniens, qui comptent plusieurs dizaines députés du Hamas et Marwan Barghouti qui pourrait jouer un rôle fondamental dans le processus de paix.
• Demandent un règlement équitable de la gestion de l’eau.
• Demandent l’embargo sur les ventes d’armes à destination des pays belligérants.
. Demandent la dénucléarisation du Proche et Moyen Orient, adossé à un traité (comme les traités pour la dénucléarisation de l'Amérique du Sud, l'Antartique, l'océan Pacifique).
. Demandent un désarmement nucléaire et l'arrêt de tout programme d'armes nucléaires conformément aux résolutions de l'ONU tant pour Israël, l'Iran, etc.
• Demandent le déploiement rapide d’une force onusienne de protection des populations civiles de part et d'autre de la frontière de 1967.
• Réitèrent leur position de toujours en faveur d’un règlement politique négocié du conflit permettant la coexistence pacifique de deux Etats viables, l’Etat d’Israël et l’Etat de Palestine, avec Jérusalem-Est comme capitale de ce dernier, et un lien physique entre la Cisjordanie et Gaza, dans des frontières sûres et reconnues ; il ne peut y avoir de paix durable que si elle est fondée sur la justice, la sécurité et la réciprocité.       

• Demandent à l'ONU la Communauté internationale, particulièrement au Quartet ONU, UE, Etats-Unis, Russie, et à la Ligue Arabe de mobiliser tous ses efforts pour mettre en place un processus de médiation afin de sortir de ce conflit qui envenime le monde depuis plus de soixante ans et permettre l'établissement d'une paix juste et durable. relancer sous ses auspices des négociations entre Israël et les autorités palestiniennes afin de résoudre ce conflit qui envenime le monde depuis plus de soixante ans.

Catherine Grèze,
Déléguée à  l’ Europe, l’International et l’Outremer

Constantin Fédorovsky
Collaborateur des Verts aux affaires internationales




Source : catherine.greze@lesverts.fr

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