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9 juillet, 2007

N°1151:Attentat contre l’avion du premier ministre Un proche du Cema des Forces nouvelles arrêté

L Intelligent d Abidjan - Publie a 5:57 am

Le temps de l’émoi et de l’indignation passé, l’attentat contre le Premier ministre Guillaume Soro dévoile lentement ses secrets. Des indices qui intriguent plus d’un. Révélations !

Le 29 juin dernier, l’avion présidentiel le Fokker 100 conduisant le premier ministre Soro Guillaume à Bouaké pour l’installation des magistrats et l’ouverture des audiences foraines a été attaqué à l’arme lourde par des individus. L’indignation et la consternation passées, en attendant les résultats des enquêtes diligentées par les services spéciaux, des indices assez révélateurs font état de ce qu’il s’agissait bel et bien d’un assassinat qui a heureusement échoué.

Des énigmes à élucider

Remontant l’histoire de cet attentat, des investigations permettent de faire ressortir que le ver était dans le fruit depuis l’aéroport d’Abidjan. La tentative d’assassinat du premier ministre Soro Guillaume aurait été planifiée depuis la capitale économique et ce sur plusieurs semaines. Deux semaines avant le 29 juin, cinq pilotes russes logés dans un hôtel huppé de la place et convoyés par le marchand d’armes Robert Montoya, seraient arrivés à Abidjan. A quelle fin ces russes étaient-ils nourris et blanchis et par qui ? Quiz !

La présence suspecte d’un ministre FPI en zone FN Selon des investigations à Bouaké, la présence une semaine durant du ministre Amani Michel dans la capitale des FN continue d’intriguer alors que la cérémonie de la mise en place du CCI pour laquelle il était venu avait pris fin depuis belle lurette. Et fait beaucoup plus curieux, le ministre n’a quitté la ville que le jeudi 28 juin, veille de l’attentat de l’aéroport de Bouaké. Même si cela s’apparente à une simple coïncidence, les forces nouvelles s’interrogent sur cette présence.

L’énigme de l’avion
de Soro

Autre fait troublant qui conforte Guillaume Soro dans la thèse d’un attentat planifié, c’est ce qui s’est passé à l’aéroport d’Abidjan, peu avant le décollage du Fokker 100. Selon des témoignages, outre le changement brusque de l’équipage dudit avion et l’absence des ministres Tagro et Dano qui devaient également embarquer dans le même avion, l’on se demande qui a informé les tireurs de ce que le Premier ministre Soro avait pris place dans une cabine inhabituelle c’est-à-dire dans le 2ème salon. Car au départ du vol, le chef du gouvernement qui devait prendre place dans sa loge (1er salon) s’est plutôt assis dans le second qui a été visé par les tirs d’obus et de rafales de kalach. C’est seulement pendant le vol que le Premier ministre s’est ravisé pour rejoindre son salon habituel, une information qui ne pouvait être communiquée pour la simple raison que le réseau GSM (cellulaire) n’était plus disponible. Une analyse des lieux du crime permet de découvrir que, vu l’emplacement des terroristes, il aurait été plus aisé d’atteindre l’avion par l’avant car en tournant, celui-ci offrait un bon champ de tir pour faire mouche surtout que la distance entre le premier tireur et l’avion n’excédait pas 60 mètres. Alors questions à Bouaké : pourquoi n’avoir pas tiré sur la partie avant c’est-à-dire la cabine de l’équipage qui donnait directement sur les assaillants et le 1er salon ? Pourquoi avoir attendu que l’avion donne son flanc et le second salon où le Premier ministre Soro était supposé se trouver au départ d’Abidjan pour y faire feu ? Voulait-on protéger l’équipage ? L’informateur des commanditaires se trouvait-il dans l’avion ?

Voici l’identité des enquêteurs

Les enquêteurs commis à la tâche par les hommes de Soro que sont le commissaire divisionnaire Koné Namabassé de la Dgpg des FN, le Capitaine Chérif, Commandant supérieur de la gendarmerie travaillent avec des éléments de la police judiciaire aguerris aux enquêtes, et tentent de dévoiler tous les mystères. La sécurité militaire n’est pas en reste des investigations, avec la coordination du directeur qu’est Diomandé Yacouba. Une enquête qui, de source bien introduite, fait ressortir des complicités incroyables.

De la complicité
au sein des Forces nouvelles

Les personnes arrêtées et déférées à la prison civile ont commencé à parler. Elles sont au nombre de trois : Koné Issa, travaillant à l’Etat major des FAFN, agent de renseignement connu comme un irréductible du sergent chef IB mais à qui avait été confiées certaines responsabilités afin de l’amener à se raviser. Le second se nomme Sevedé, il est de la 3ème région militaire appelée 3ème Bataillon. Quant au troisième qui est le chef de poste du corridor “avant” de l’aéroport, il aurait affirmé avoir vu des personnes s’enfuir après les coups d’obus sans qu’il n’ameute ses responsables hiérarchiques et ses éléments commis à la sécurité de l’aéroport.

Toujours selon notre source, ces soldats arrêtés ont fait la révélation selon laquelle les domiciles et bureaux de tous les chefs de guerre avaient été répertoriés. Leurs occupants devaient être mis aux arrêts dès que le premier ministre tombait à l’aéroport. Toute chose qui implique que la complicité dans l’attentat contre Guillaume Soro se trouvait au sein de quelques petits soldats qui seraient manipulés par des mains obscures.

La Force licorne est-elle complice ?

Nombreux ont été ceux qui, dès l’annonce de la tentative d’assassinat du premier ministre Soro ont pointé un doigt accusateur sur les forces impartiales et principalement la Force Licorne dont l’avion arrivé 10 minutes avant l’arrivée du Fokker 100 était stationné sur la piste de dégagement pour le cas où il y aurait une urgence. En réalité il n’en serait rien et selon certaines indiscrétions, la présence de cet avion en ces lieux et en ce moment précis était pour parer à certaines choses. La Force Licorne en positionnant à cet endroit précis un avion duquel personne n’est descendu ni monté, a sauvé la situation en ce sens que le pire serait arrivé si le pilote avait redecollé. Vrai ou faux ? Personne ne peut le confirmer. Toujours est-il que la présence quelques minutes avant l’incident, de cet avion duquel personne n’est descendu ni embarqué, paraît révélatrice en raison des moyens d’écoute et d’espionnage très sophistiqués dont disposent les forces françaises.

Travailler ensemble pour la vérité

Cela dit, une coopération et une coordination entre toutes les enquêtes devraient permettre de mieux avancer. Par exemple, pour mettre fin aux soupçons et fausses allégations, il est possible et essentiel de repérer tous les appels téléphoniques passés entre Abidjan et Bouaké, une semaine avant et quelques heures après l’attentat. Il faut un travail scientifique et surtout arrêter de raconter des contre vérités, d’accuser ou de soupçonner trop facilement telle partie ou telle autre sans aucune raison, ni la moindre preuve. A bon entendeur…

Ismaël Dembélé



Source : lintelligentdabidjan.org

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