Le parti Ecologique Ivoirien






Commission internationale d’enquête sur l’attentat de Bouaké :
 “LES PISTES MÈNENT VERS CERTAINS MEMBRES”


Dernière mise à jour : 02 Aug 2007 - 00:00 GMT


Ouvrant une petite brèche sur l’attentat dont a été victime le Premier ministre le 29 juin dernier à Bouaké, le commissaire du gouvernement a fait savoir que “les choses avancent”. De nouveaux éléments recueillis auprès des habitants d’un petit village qui ont relaté ce qui s’est passé chez eux quelques heures avant le coup, permettent d’en savoir un peu plus, a-t-il fait savoir. L’enquête ne sera toutefois pas facile, a-t-il indiqué, car les pistes mènent vers certains membres de la commission internationale d’enquête mise sur pied.
Le commissaire du gouvernement devrait se rendre incessamment à l’étranger (dans un pays qu’il n’a pas indiqué) pour faire procéder à une analyse balistique des balles et autres éléments trouvés sur les lieux de l’attentat.

Lutte contre le racket : “L’ère des militaires est finie”

L’ère des militaires est finie. Pendant cinq ans, ils ont été choyés en raison de la situation sociopolitique parce qu’ils étaient à l’avant-garde du combat pour la sauvegarde des institutions de la République. Maintenant que les hommes politiques ont fait l’effort de nous donner la paix, nous ne pouvons plus continuer de souffrir leurs caprices et déviations. La nouvelle ère qui s’ouvre depuis le 30 juillet est celle des opérateurs économiques, car ce sont eux qui doivent faire revenir la croissance économique, le développement”. L’auteur de ces propos, le commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel Ange Kessi Kouamé, hier face au président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, M. Jean-louis Billon, en ses bureaux sis au 17è étage de la Tour A au plateau, est resté égal à lui-même : franc-parler, détermination sans faille à débarrasser les Forces de défense et de sécurité (FDS) de cette plaie (le racket à tous vents) qui leur colle à la peau.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie, accompagné du président de la Coordination nationale des gares routières de Côte d’Ivoire, M. Touré Adama, était allé, du reste, lui dire le désarroi et l’exaspération des opérateurs économiques face à ce fléau avilissant qui “touche le cœur des affaires économiques jusqu’à faire perdre des emplois”. M. Billon qui revient d’une tournée de plusieurs semaines dans les 19 régions du pays n’a pas manqué d’exemples, à la fois tristes et tragicomiques, pour étayer ses propos. Les transporteurs, principales victimes de ce fléau matérialisé par des barrages “illégaux” qui essaiment les routes, entendent entrer en jeu si les dysfonctionnements à l’origine des libertés des hommes en tenue vis-à-vis des lois et autres directives émanant souvent de leur hiérarchie, ne sont pas corrigés, prévenait d’emblée le président de la Chambre de commerce et d’industrie.

Le gardien des lois et règlements militaires, très en phase avec son interlocuteur, a indiqué que le Tribunal militaire est conscient de ce problème qu’on a parfois laissé prospérer du fait de la guerre. “Nombreux sont les éléments des Forces de défense et de sécurité qui ont profité de cette guerre”, confiera-t-il. Avec le “Bûcher de la paix”, le 30 juillet dernier, la preuve de la paix ne saura être palpable pour les usagers de la route que par la différence qu’ils percevront dans les comportements des Forces de défense et de sécurité chargées, rappellera-t-il non sans insistance, de la protection des biens et des personnes. Le commissaire du gouvernement compte, à cet effet, donner un signal fort. Il a pris vendredi dernier, 27 juillet, une réquisition relative au nombre de barrages routiers et entame dans une dizaine de jours (le 12 août) une tournée sur l’ensemble du territoire national. Les agents pris sur le fait seront sévèrement punis, prévient-il, en même temps que leurs chefs. Comme il l’a fait relativement au contrôle des pièces d’identité des passagers aux corridors, le commissaire du gouvernement n’entend pas se contenter du petit poisson. “Nous ne punirons pas que les petits, leurs chefs aussi seront entendus », soulignera-t-il.

« Finis les bandages de muscles… On doit être détendu dans les corridors, rire avec les passagers”, prône-t-il, et que les opérateurs économiques (boulanger, charbonnier, transporteur…) puissent aller et venir sans entrave pour développer le pays. Le changement de mentalité qu’appelle la donne nouvelle de paix doit venir en premier lieu des Forces de défense et de sécurité, de par leur courtoisie, leur disponibilité, leur correction vestimentaire et langagière, pense le lieutenant-colonel Ange Kessi Kouamé. Malgré la modicité des moyens dont dispose le Tribunal militaire, il compte insuffler cet esprit nouveau aux FDS.

Elvis Kodjo


Source : fratmat.info


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