Le Parti Ecologique Ivoirien



Golf de Guinée : Quand la France monte les pays les uns contre les autres


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mardi 22 mars 2011 - Par Le Nouveau Courrier


  La France de Nicolas Sarkozy a préparé les conditions d’un génocide en Côte d’Ivoire. Les techniques utilisées sont les mêmes qu’au Rwanda en 1994 pendant «l’opération turquoise» où Nicolas Sarkozy disait avant le massacre programmé des Tutsi que «c’est une opération humanitaire, conduite dans un temps limité avec l’objectif de sauver tous ceux que nous pourrons sauver des massacres». En réalité le même décor de la notion de «guerre révolutionnaire» qui «instrumentalise une partie de la population pour en exterminer une autre» est planté.

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire comme au Rwanda en 1994, nous avons « les groupes d’auto défence, la formation de milices, la guerre médiatique véhiculée par la radio de l’ONU, RFI, France24 etc.., guerre psychologique, quadrillage territoriale – ONU et Licorne sur tout le territoire ivoirien, structure de commandement, hiérarchie parallèle ». Tous les ingrédients sont réunis pour faire exploser la Côte d’Ivoire et tout cela pour un contentieux électoral.

Sans état d’âmes Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères sont encore dans la dance comme au Rwanda en 1994, pour un autre massacre sans précédent. Les français dans leur grande majorité ne le sauront que dans une dizaine d’années quand l’Elysée parlera en ce moment là de réconciliation Franco-Ivoirienne. La réalité des enjeux économiques derrière le massacre à venir ne saurait se justifier car ni le peuple français, ni les ivoiriens n’en percevront aucune miette. Comme d’habitude l’argent des contribuables français et les resserves en devises soutirées aux pays de la zone Franc CFA (a travers le trésor publique français) servent au financement des tueries en Afrique pour les seules intérêts égoïstes d’un petit groupe mafieux. Tous les gouvernements successifs de droite ou de gauche y ont participé activement.

En effet la cote d’Ivoire est une partie du golf de guinée, une région qui regorge de gaz et de pétrole et qui a l’avantage, contrairement au golf persique, d’être loin des champs de groupuscules terroristes. Américain, Russes, Français et chinois pour ne citer que ceux là, sont en course pour cette manne, chacun avec une approche particulière.

La France malgré son avantage socio-économico-politique sur ses concurrents ne semble pas avoir de plan B pour consolider sa position en Côte d’Ivoire. Résultat, une partie du peuple de Côte d’Ivoire est sur le point de vivre les pires atrocités d’un génocide savamment préparé par les forces française (Licorne) et onusienne en Côte d’Ivoire. Abidjan est en ce moment sous les feux d’armes lourdes et légères, la radio onusienne (comme celle des « milles collines » au Rwanda) et certains medias français se font relais de la haine des uns contres les autres. On parle ici de « camp Ouattara et camp Gbagbo », exactement comme au Rwanda en 1994, Sarkozy et Alain Jupe (encore les mêmes) se montrent intraitables, pendant ce temps les organisations humanitaires sont inexistantes. Pire l’Union Européenne impose un embargo sur les médicaments vers la Côte d’Ivoire et jusque là aucune organisation humanitaire ou des droits de l’homme n’est visible sur le sujet. Encore une fois comme au Rwanda en 1994 les Ivoiriens sont trop noirs pour être considérés comme des hommes, au mieux ce sont juste des éléphants comparativement au Rwanda ou les Tutsi étaient considérés comme des insectes; malheureusement Brigitte Bardot n’est plus là pour défendre ce peuple d’éléphants.

Il faut faire quelque chose car d’une part même les armées les mieux équipées ne gagnent toujours pas les guerres exportées. D’autre part même si le décor est planté pour une autre réussite de génocide à la Rwandaise, il faut reconnaitre que la Côte d’Ivoire compte plus de 60 groupes ethniques, une bonne majorité de la jeunesse ivoirienne tous horizons confondues semble déterminée à luter contre la présence franco-onusienne et surtout l’année 2011 ne ressemble pas à 1994 et il faudra bien compter avec la détermination du peuple ivoirien qui est visible dans chaque ruelle. Il se pourrait que les poissons refusent cette fois de manger d’autres poissons puisqu’ils savent que le marigot n’est pas sec.

J’aimerais donc lancer un appel à la fois à Nicolas Sarkozy et à Alain Jupé qu’un plan B est nécessaire et doit être pour une fois à l’ordre du jour. Il faut absolument éviter une autre « action humanitaire » en Côte d’Ivoire car elle a déjà englouti 1 million de morts Tutsi au Rwanda. La Côte d’Ivoire a beaucoup plus besoin de résoudre le problème de sa dette publique, une « dette odieuse » que lui ont consenti les institutions de Bretton Woods et un secteur bancaire privé assez « mafieux» en Europe. La Côte d’Ivoire a besoin de transfert de technologie. La Côte d’Ivoire a besoin d’une souveraineté monétaire qui fera d’elle une nation prospère avec d’énormes opportunités d’investissement et surtout une demande provenant d’une classe moyenne qui ne peut que booster la production et donc la richesse française. La Côte d’Ivoire et la France semblent avoir un destin économique commun (du moins en Afrique de l’Ouest) que les intérêts personnels du président Nicolas Sarkozy devraient respecter. La France devrait pouvoir, avec un autre plan, être capable de relire sa feuille de route pendant qu’il est encore temps afin d’éviter les crimes qu’elle commet en Afrique sans être inquiétée à travers une équipe mafieuse appelée « francafrique ». Les ivoiriens veulent la paix et la vie en bonne entente avec les frères, sœurs, époux (ses) et ami(es) français. Le pays est tellement riche qu’il y’en a pour tous. De toute façon, la finalité des troubles comme ailleurs, selon l’histoire d’Indochine, d’Algérie et même du Rwanda, ne sera pas au profit de la France.

Source: Le Nouveau Courrier

Source : infodabidjan.net

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