Le Parti Ecologique Ivoirien



  Des Tentatives de Coups de Force Possibles Pour Certains Pays Africains


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vendredi 27 août 2010 - Par Le Afric53.com


  L’Afrique d´aujourd´hui n’est plus celle des indépendances, de l’enchantement ou de beaucoup des rêves, mais celle du désenchantement dont les discours, les opinions sont pessimistes, voire catastrophiques. D’ailleurs pour la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne, des prévisions catastrophiques vont se réaliser avec une ampleur qui défie tout entendement.
Contrairement à une élite très corrompue qui participe à la face noire du destin des populations africaines, nous estimons impératif de relever les dénominateurs communs qui placent la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne sur la liste des Etats où des tentatives de coups de force sous forme de coups d’état, de rébellions, de soulèvements populaires, de guerres ethnico-religieuses sont possibles.

Il s’agit sur base de notre cartographie des pays suivants : Nigeria, Côte d´Ivoire, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Tchad, Cameroun, Niger, Centre Afrique, Congo Brazzaville, Gabon, RDC, Angola, Rwanda, Burundi, Madagascar, Erythrée, Soudan.

Dans tous ces pays, il existe un Etat Optimum caractérisé par un système de pouvoir et de décision qui est aujourd´hui usé. Il y a une crise à la fois morale parce que le système représentant l’intérêt général donne de plus en plus le sentiment de dissimuler une forêt d’intérêts particuliers, où les pilleurs pèsent plus que les chômeurs, et une crise d’efficacité quand la pauvreté s’aggrave alors que le pouvoir se lance dans la politique de grands chantiers ou d’éléphants blancs pour masquer la prédation et les vrais problèmes sociaux.

Souvent, les inégalités sont devenues aveuglantes au point de provoquer un terrible sentiment d´injustice. Cependant, ces pays sont gérés d’une main de fer par une majorité présidentielle qui se substitue en parti-Etat et recourt à la politique du ventre.

Tous les partis politiques qui forment la galaxie présidentielle ont ce principal dénominateur, le soutien à l’action du président. La trame dans tout cela, c’est la conservation du pouvoir. A fortiori, les discours mettant en exergue la stabilité du pays viennent vendre l’image du président afin de donner un sens à son mandat. C´est comme si tout va bien.

Malheureusement, le pire est devant tous ces régimes liberticides. En somme, la politique du ventre prévaudra aussi longtemps que possible dans la mesure où le scénario repose sur ces ressources : le pétrole, le diamant, l’or, le cacao, la drogue, le bois.

Il est indéniable d’affirmer que dans ces pays, la corruption politico-administrative est générale. Le népotisme, le tribalisme, le clientélisme règnent en maîtres. Les entreprises publiques sont le cadre par excellence de cette corruption de profit, différente de la corruption de survie des peuples. Enfin, il faut souligner que la plupart des pays cités ci-haut sont malades de la démocratie.

Quelle que soit pour certains la délicatesse de la situation post-conflits, il existe une forme de dictature déguisée revêtant un habillage institutionnel dont les méthodes et les pratiques sont celles d’un régime dictatorial.

Très souvent, les postes clés sont détenus par les membres de famille ou les partisans du Chef de l´Etat. Il y a une absence de confrontation des idées et d’alternance politique générationnelle.
Les chefs d’Etat reproduisent des modèles de bonapartisme sous-développés. Somme toute, la question de la consolidation voire de la survie de ces régimes politiques est plus que jamais marquée du sceau de l’incertitude. Il appartient donc aux peuples de prendre conscience que ceux qui sont au pouvoir sont leur misère et il faut les chasser du pouvoir.

Congo-Brazzaville : Cinquante Années de Guerres Financées par l'Or Noir
Par Boniface VIGNON

Pays pétrolier, la République du Congo, ou Congo-Brazzaville, est une illustration du "paradoxe de l’abondance" : les revenus de l’or noir, qui ont financé voire provoqué plusieurs guerres civiles, ont contribué à aggraver la pauvreté de la population au lieu de l’éradiquer.

Le territoire de la République du Congo, État d’Afrique centrale qui doit son nom au fleuve Congo et à l’explorateur SAVORGNAN DE BRAZZA, est délimité à l’ouest par le Gabon avec une étroite façade sur l’océan Atlantique où se trouve la capitale économique, Pointe-Noire, et les plates-formes pétrolières off-shore, au nord par le Cameroun et la République centrafricaine, à l’est et au sud par la République démocratique du Congo, ex-Zaïre, dont le séparent les fleuves Congo et Oubangui. Plus de la moitié de la superficie du pays - 342 000 km2 - est recouverte de forêts.

Le Congo ancien était constitué de plusieurs royaumes, dont l’"empire" du Kongo jusqu’à la fin du XIXe siècle, avant le début de la colonisation française. En 1910, la région alors appelée "Moyen-Congo" devient une colonie de l'Afrique équatoriale française (AEF). C’est alors qu’est entreprise la construction du fameux chemin de fer Congo-océan, au prix de milliers de vies humaines.

L’indépendance est acquise en 1960, dans un climat d’affrontements entre mouvements politiques à base ethnique, avec l’abbé Fulbert YOULOU à la tête de l’Etat.
Depuis son indépendance en 1960, le pays a connu une histoire mouvementée, caractérisée par une instabilité politique presque chronique. Coups d'État militaires, assassinats des présidents et régime autocratique de parti unique ont jalonné le chemin difficile vers la voie du multipartisme, de la démocratie.

Dès l'indépendance, les partisans du Mouvement social africain (MSA) de Jacques OPANGAULT et de l'Union démocratique de défense des intérêts africains (UDDA) de l'abbé Fulbert YOULOU s'affrontent à l'issue d'un scrutin remporté par ce dernier.

En 1963, Alphonse MASSAMBA-Débat renverse Fulbert YOULOU et s'installe à la tête d'une révolution qui donne naissance au Mouvement national de la révolution (MNR) comme seule force politique à l'intérieur d'un système de parti unique. Il est renversé et assassiné en 1966 par un putsch militaire dirigé par le commandant Marien NGOUABI qui créé le parti congolais du Travail (PCT). Il est assassiné à son tour, le 18 mars 1977.

Jacques Joachim YOMBI OPANGO, membre du bureau politique du PCT prend le pouvoir pour deux ans, et est renversé en 1979 par Denis SASSOU NGUESSO, lui aussi membre du bureau politique du PCT. Il est élu en 1984.

En 1990, la dégradation économique du pays, accentuée par la baisse du prix du pétrole, débouche sur l’organisation d’une conférence nationale et l’adoption d’une nouvelle Constitution.

La première élection présidentielle démocratique de 1993 amène le professeur Pascal LISSOUBA, président de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) au pouvoir. Mais en 1993, des troubles éclatent. Ils opposent le pouvoir et l’opposition jusqu’en 1995. Deux ans plus tard, la guerre civile reprend, avec des combats entre l’armée et la milice de l’ancien président Denis SASSOU NGUESSO.

En octobre 1997, victorieux, SASSOU NGUESSO se proclame président. Fin 1998, de violents accrochages opposent de nouveau l'armée congolaise aux "Ninjas", les miliciens de Bernard KOLELAS, ancien Premier ministre de LISSOUBA et maire de Brazzaville. L'armée angolaise aide finalement SASSOU NGUESSO à conserver le pouvoir.

En décembre 1999, un accord de paix est conclu entre toutes les factions armées. En 2002, Denis SASSOU NGUESSO est élu président de la République pour un mandat de sept ans. Il se maintient encore au pouvoir à l'issue du scrutin de juillet 2009
21 mai 2004 Le président Denis SASSOU NGUESSO, au micro de RFI, réfute la disparition des réfugiés Congolais en mai 1999.

Entre avril et juin 1999, des Congolais du Congo-Brazzaville réfugiés du fait de la guerre civile dans la région du Pool ou en République démocratique du Congo (RDC), sont revenus vers Brazzaville par le port fluvial, suite à la signature d’un accord tripartite entre la RDC, la République du Congo et le Haut-Commissariat aux réfugiés, définissant un couloir humanitaire censé garantir leur sécurité.

A leur arrivée à Brazzaville, des centaines de personnes ont été arrêtées par des agents publics pour interrogatoire et ont disparu, sans que l’on sache, encore aujourd’hui, ce qui leur est arrivé.
La normalisation des relations avec le pasteur Ntumi chef d’une milice dans le Pool (une région encore peu représentée au Parlement), de même que la réconciliation avec l’opposition en exil restent parmi les défis à relever pour un régime qui a laissé entrevoir une volonté de libéralisation, une fois la stabilité assurée.

Enjeu des guerres civiles qui ont déchiré le Congo, le pétrole, exploité depuis 1972, représente 60% de son PIB et plus de 85% de ses recettes d'exportation. En perte de vitesse à la fin des années 90, sa production a été relancée en 2004 avec la découverte de nouveaux champs pétrolifères. Avec plus de 100 millions de barils/an en 2009, le pays se place au 39e rang des producteurs mondiaux, 6e rang des pays producteurs d'Afrique centrale, derrière le Nigeria, l'Angola, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République Démocratique du Congo. En 2008, le PIB du Congo était de 10,7 milliards de dollars.

Régulièrement dénoncées pour leur gestion opaque des recettes pétrolières, les autorités congolaises ont annoncé leur adhésion, en 2004, à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI).

Le bois constitue la deuxième ressource naturelle du pays.

La population ne profite pas cependant des revenus générés par les secteurs pétroliers et forestiers : les deux tiers des 4 millions de Congolais vivent toujours en-dessous du seuil de pauvreté.
La dette extérieure du Congo (1,9 milliard de dollars) a été effacée en janvier 2010, après six années de dures négociations dans le cadre de l'initiative PPTE (pays pauvre très endetté).

Source : Par Professeur José KANIKI

Source : afrik53.com

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